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Acceptation de soi

Ôde à la gentillesse, ou comment enfin accepter d'être "trop gentille"

Assumer sa gentillesse

La gentillesse a pour vertu d’améliorer la santé de ceux qui en font preuve et de ceux qui en profitent : diminution du stress, amélioration de la santé cardiovasculaire, prévention de la dépression et augmentation de la longévité.

Anna Tarazevich/Pexels

Pour beaucoup, être gentil.le est une faiblesse à surmonter pour qui veut réussir dans la vie. En explorant le sujet dans différents domaines – la vie de tous les jours, le monde du travail, mais aussi la littérature, le cinéma ou encore la psychologie, nos autrices Aurélie Pennel et Delphine Luginbuhl, coachs en épanouissement personnel, nous invitent à revoir la définition de la gentillesse.


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Pierre Mortez déclame, à propos de Zézette (épouseX) dans le film culte Le père Noël est une ordure, «Écoutez Thérèse, je n’aime pas dire du mal des gens, mais effectivement, elle est gentille». Cette phrase, couramment employée sous couvert d’humour, illustre à quel point notre sentiment à l’égard de la gentillesse est ambivalent : nombre de personnes la citent comme une belle qualité et en même temps, estiment qu’elle serait une faiblesse à surmonter pour qui veut réussir sa vie !

Delphine Luginbuhl et Aurélie Pennel, dans leur ouvrage Trop bon, trop con? (paru le 1er avril 2021 aux Editions Eyrolles) démontrent la puissance de la gentillesse dès lors qu’elle demeure justement dosée.

Les mille vertus de la gentillesse

Dans les cercles proches (famille, amis), s’entourer de personnes gentilles est une merveilleuse façon de générer des émotions positives pour tous : l’empathie et l’entraide donnent envie à chacun de rendre la pareille, créant ainsi de véritables spirales relationnelles positives. Au sein du couple également, la gentillesse fait des merveilles : lorsque l’on interroge les femmes sur ce qu’elles aiment chez leur partenaire, elles répondent en priorité la gentillesse, la tendresse et les attentions. Et si l’on étudie de plus près ce qui suscite l’excitation sexuelle, bingo, ce sont les mêmes qualités qui ressortent !

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Dans le monde professionnel, de nombreuses études démontrent l’impact positif de la gentillesse sur la performance : citons à titre d’exemple le «Projet Aristote» mené par les équipes de Google en 2012. Des ingénieurs, des statisticiens, des sociologues et des psychologues ont établi, après une étude de grande ampleur auprès de 180 équipes, que la gentillesse est corrélée à la performance et fait des miracles au travail, via le socle de confiance qu’elle induit au sein des collectifs.

Enfin, la gentillesse a pour vertu d’améliorer la santé de ceux qui en font preuve et de ceux qui en profitent : diminution du stress, amélioration de la santé cardiovasculaire, prévention de la dépression et augmentation de la longévité, sont autant de bénéfices à en retirer !

Rendons aux gentil.les leur juste place !

Nous vous enjoignons à grossir les rangs des gentils révoltés, pour que « Elle est bien gentille celle-là » devienne un vrai compliment et que les gentil.les retrouvent leur juste place. Il existe moult fausses croyances qui enferment les gentil.les dans une image qui ne leur correspond pas et contre lesquelles il convient de lutter tous ensemble, pour que la gentillesse retrouve ses lettres de noblesses : est-ce que les gentil.les manquent toujours de confiance en eux ? Sont-ils forcément de mauvais managers ? La réponse est évidemment NON !

Attention cependant à bien prendre les précautions qui vous permettront de transformer certains défauts liés à la gentillesse en bienfaits, pour vous assumer tel.le que vous êtes : être gentil.le est un don et on ne l’est « trop » que lorsque l’on bascule dans le sacrifice de soi.

Gentillesse bien ordonnée commence par soi-même

Être gentil.le ne signifie pas de se faire marcher sur les pieds sans rien dire. Un.e gentil.le sait dire « non » et est capable d’exprimer ses besoins tout en respectant ceux des autres. Dans la sphère professionnelle comme dans la sphère privée, il est important de respecter certaines limites, car comment répondre aux besoins affectifs et émotionnels des autres si l’on est soi-même exsangue ?

Si vous avez l’impression de tomber parfois dans ce piège, un premier exercice peut-être de vous entraîner à dire «non» à une demande qui vous paraît contraignante, sans chercher à vous justifier !

Pour aller plus loin

Delphine Luginbuhl et Aurélie Pennel
(©Joachim Beauvilain)

Un accompagnement peut s’avérer nécessaire pour les «trop gentils» qui en souffriraient : en coaching, Delphine et Aurélie accompagnent des personnes qui souhaitent évoluer vers une posture plus respectueuse d’elles-mêmes et développer leur confiance en elles. Si tel est votre cas, retrouvez-les sur www.positiel.com

Delphine Luginbuhl est ingénieure de l’École Centrale Paris et diplômée de psychologie à l’Université Paris 8.

Aurélie Pennel est diplômée de l’École de Management de Grenoble et dispose d’une expérience de quinze ans de management.

Elles interviennent en entreprise en tant que coachs et conférencières, et accompagnent également des particuliers en quête d’épanouissement professionnel et personnel. Ensemble, elles ont écrit Cultiver l’optimisme, J’arrête de renoncer à mes rêves ! et Trop bon, trop con ?.

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