Régime bien-être

10 questions que vous vous posez sur le régime Hildegarde de Bingen

Publié le 1 avril 2020
Mélody Molins est conférencière, professeure et auteure du livre "Hildegarde pour les débutants" paru aux éditions IH, et partage son enthousiasme pour cette approche bien-être inédite et fascinante en parcourant l’Europe.
Selon Hildegarde de Bingen, il est préférable d ’éviter le jus de fruits, car on sait aujourd ’hui que c’est particulièrement acidifiant.
Selon Hildegarde de Bingen, il est préférable d ’éviter le jus de fruits, car on sait aujourd ’hui que c’est particulièrement acidifiant.
© brookelark

La méthode Hildegarde, pourquoi, pour qui ? Inspiré des théories d'une naturopathe du XIIe siècle, ce régime bio, local, de saison et végétarien promet un regain d'énergie et une santé physique et mentale exemplaire. Comment savoir s'il vous correspond ? Découvrez le régime Hildegarde en 10 questions.

Hildegarde de Bingen était une naturopathe du XIIe siècle et a laissé dans ses écrits les astuces pour adopter un mode de vie sain, dans le respect de soi et de l'environnement. Sa médecine douce a fait l'objet de nombreuses études et a été remis au goût du jour par des médecins allemands dans les années 1950.

Elle prône l'usage des plantes pour soigner les maux du quotidien et une alimentation saine pour retrouver une harmonie avec son corps. La méditation, le repos et le contact avec la nature sont essentiels pour le bien du corps mais aussi de l'âme.

1. Quel choix pour faire les courses ?

Tous les aliments importés sont soumis à une ionisation (traduisez irradiation nucléaire) = radioactif. A éviter au maximum ! Le label bio européen quant à lui est t rop laxiste. Il faut choisir des produits locaux et bio, ce qui est très facile aujourd ’ hui avec les marchés et les magasins de producteurs. On peut même se faire livrer chez soi...

Acheter un maximum de fruits et légumes frais chaque semaine et un peu de dé pannage (en surgelés), pour les jours où l ’on manque de temps. Et pourquoi pas, se lancer dans un potager en choisissant des variétés anciennes, pour être sûr(e) d ’ allier qualité gustative et qualité nutritive !

>> A lire sur FemninBio Méthode Hildegarde : 5 conseils pour s'y mettre
 

2. Faut-il manger impérativement bio ?

Indispensable pour éviter un maximum de pesticides et d'OGM, mais il faut distinguer le bio local, issu principalement de graines anciennes, du bio issu du supermarché, issu de graines transformées et sans OGM à 0.9 %.

3. Puis-je manger des fruits crus ?

Oui et non. Si l’on veut être puriste, il ne faudrait manger que de la pomme ridée (qui a été cueillie il y a plusieurs mois) ou des fruits cuits ou secs. On préférera  les fruits suivants : pommes, poires (toujours cuites, jeter l'eau de cuisson), coings, cerises, groseilles, cassis, framboises, mûres, dattes, amandes, noix, citrons et oranges.

Pour les fruits atypiques recommandés par Hildegarde de Bingen, on a les nèfles, les cynorrhodons et les cornouilles. Cependant, si l’on n’a pas de problème de santé​ particulier, on peut manger de temps en temps un fruit cru, une orange ou quelques cerises ou framboises, pour se faire plaisir...

4. Faut-il boire du jus de fruits ?

Selon Hildegarde de Bingen, il est préférable d ’éviter le jus de fruits, car on sait aujourd ’hui que c’est particulièrement acidifiant. Selon le mensuel américain « Consumer Reports » de janvier 2019, le constat est carrément accablant.

Certains jus de fruits ont des teneurs très élevées en métaux lourds (arsenic inorganique, cadmium, mercure et plomb). 45 jus de fruits testés au total con tenaient au moins un de ces composants. Parmi ceux à éviter, les jus de raisin et les mélanges de fruits industriels. Les jus biologiques n’étaient pas moins contaminés... On peut se presser soi - même une orange bio de temps en temps, c'est plus sûr...

5. Faut-il éliminer totalement les crudités ?

On peut consommer de la salade verte additionnée de sauce salade, pour une meilleure digestion, et du fenouil cru (une exception chez Hildegarde - il est digeste, et riche en vitamine C. Hildegarde de Bingen préconise de plutôt cuire les aliments...

Une étude française NUTRINET–SANTE, réalisée sur plus de 40 000 personnes ayant une alimentation végétarienne exclusive, montre que le mélange de céréales complètes, légumineuses, fruits et légumes crus en grande quantité favorise grandement l’apparition du syndrome du côlon irritable. A méditer...

>> A lire sur FemininBio Hildegarde de Bingen et ses indémodables secrets de bien-être
 

6. Puis-je boire l’eau du robinet ?

Non, elle doit être impérativement filtrée au charbon car elle contient des hormones, des résidus de médicaments, des pesticides etc... On peut trouver ce type de filtre en magasin bio (Hydropure, par exemple). D’autres marques commercialisent des filtres qui peuvent s'installer en dessous du robinet...

7. Le plastique alimentaire, on garde ou on jette ?

On garde pour les plats froids uniquement. Si l’on met un aliment chaud au contact du plastique, il y a une "migration d’éléments chimiques". Attention aux assiettes, bols, égouttoirs à pâte, louches, saladiers, barquettes, plats, coupelles, couverts en plastique...).

Il est préférable de prendre l’habitude de ne pas utiliser ce petit matériel de cuisine. Tous les plastiques dit « alimentaires » contiennent des phtalates, bisphénol A ou autres substances chimiques qui favorisent le déclenchement de problèmes hormonaux.

8. Comment conserver un plat plusieurs jours ?

Mettre la préparation très chaude dans un bocal (garnir au ras du couvercle), fermer aussitôt. Une fois refroidi, mettre au réfrigérateur. Se conserve une semaine, sans problème. Peut aussi se conserver quelques jours à température ambiante à l’abri de la lumière, à voir selon les préparations.

Très pratique, pour emmener au bureau, le bocal se conserve sans problème jusqu’au midi... En plus, il est à température ambiante, parfait pour la digestion.

9. Pourquoi Hildegarde ne conseille pas le porc ?

Elle nous enseigne que cette viande n'est pas saine et favorise l’apparition des troubles de la santé. En effet, en 2015, une étude réalisée par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer), prévient que « manger 50 g de charcuterie chaque jour fait bondir de 18% le risque d’être atteint d ’ un cancer colorectal ».

En cause principalement, les additifs utilisés comme des conservateurs. De plus, la plupart des charcuteries renferment des sucres cachés (dextrose, glucose ou encore sirop de glucose et lactose = le sucre du lait) et pour finir, on ytrouve même du gluten... La note est déjà salée, mais ce jeu de mot tient à préciser que justement la teneur en sel est souvent de 6 g pour 100 g...

Un autre problème aujourd’hui, c est la présence d’OGM : 75% des cochons français sont nourris ainsi selon les chiffres du site www.infogm.org.

10. Produits fumés, bons ou mauvais ?

Le poisson et le jambon sont souvent fumés pour en améliorer le goût et la conservation. Ils contiennent des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques). Hors,​ dans les pays adeptent de ce mode de nourriture, les cancers digestifs sont très fréquents...
 

Notre experte

Mélody Molins est la fondatrice et directrice de l’Institut Hildegardien, 1er centre francophone. Elle est également l'auteure de l'ouvrage Hildegarde pour les débutants, paru aux éditions IH.

Le Facebook de l'Institut

Pour trouver toutes les bonnes adresses : Annuaire Hildegarde et la page Facebook de l'annuaire.

 

 

 

Abonnez-vous à FemininBio en version papier ou pdf ou achetez notre dernier numéro en kiosque ou en magasin bio !

Articles du dossier Dans l'assiette
Envie de réagir ? Je prends la parole
Déjà membre? Je me connecte ou Créer mon compte