Cuisine

La marmite norvégienne, pour une cuisson douce et alternative

Publié le 20 janvier 2017
Adoptez la marmite norvégienne
Adoptez la marmite norvégienne
© Editions Alternatives

Dans son livre "Cuissons alternatives, 40 recettes véganes et sans gluten pour cuire autrement", Sarah Bienaimé nous fait découvrir une drôle de manière de cuisiner : la marmite norvégienne.

La marmite norvégienne n’est pas une énième invention farfelue destinée à encombrer votre cuisine. C’est en fait une idée toute simple qui a pour principal intérêt de « diviser par deux la dépense énergétique en préservant la chaleur emmagasinée au démarrage de la cuisson » explique Sarah Bienaimé dans son livre "Cuissons alternatives, 40 recettes véganes et sans gluten pour cuire autrement" publié aux éditions Alternatives

Qu’est ce qu’une marmite norvégienne ?
Concrètement, la marmite norvégienne est une boite bien isolée, reprenant l’idée d’un thermos « fabrication maison ». L’auteur conseille d’ailleurs de la construire soi-même, à partir d’une vieille glacière, dans laquelle on aurait glissé un duvet. Pour les plus motivées, vous pouvez aussi coudre un tissu isolant autour d’une marmite. Pour les plus organisées, transformez un des tiroirs de votre cuisine en glissant votre cocotte et votre couette isolante à l’intérieur. Enfin, si le coté artisanal ne vous botte pas, le tissu isolant peut s'acheter tout prêt. Quant à la cocotte, des marques comme Le Creuset représentent un bon investissement. 

Un mode de cuisson sain et écolo
Cuisiner ne doit pas forcément rimer avec gâchis d’énergie. La marmite norvégienne, avec son système isolant, est très économe. Vos recettes n’ont pas besoin d’être réadaptées, vos plats préférés vont simplement cuire à l’étouffée. Par exemple, cuire du riz prendra 40 minutes à 1h, au lieu de 10 minutes en cuisson active. Pour les têtes en l’air, la marmite norvégienne ne demande aucune surveillance. Il n’y a aucun risque que le plat brûle ! Vous pouvez donc vaquer à vos occupations sans rester coincée dans la cuisine. 

Sarah Bienaimé nous donne quelques conseils : 

Choisir la « casserole » 
- Trouvez une casserole adaptée à la taille et à la forme de la boite thermos.
- Elle doit être constituée d’un matériau capable d’accumuler de la chaleur : inox, fonte ou terre cuite.
- Il est important que la casserole soit munie d’un couvercle qui s’ajuste parfaitement. Cela évite les déperditions de chaleur et la cuisson est plus efficace. 
- Dans la mesure du possible optez pour une casserole sans manche : c’est plus pratique pour insérer dans la marmite et cela permet une meilleure isolation.

Comment procéder ?
- Préparez votre plat comme d’habitude et portez-le à ébullition. Quand celle-ci est au maximum, ajustez le couvercle, éteignez le feu et placez immédiatement la casserole dans la boite « thermos ». 
- Si vous utilisez une couverture ou des vieux pulls, assurez-vous que l’isolant enveloppe complètement la casserole.
- Refermez immédiatement la boite thermos et laissez cuire.

Lancez vous et testez votre marmite norvégienne avec la recette de soupe de poireaux avocat-gingembre de Sarah Bienaimé.  

Ce texte est tiré du livre Cuissons alternatives, Sarah Bienaimé, Editions Alternatives

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