Nutrition

Soja, amandes, noisettes... Comment réutiliser l'okara en cuisine ?

Publié le 7 avril 2019 - Mis à jour le 8 avril 2019
Riche en protéines, en fibres et en vitamine E, l'okara s'invite dans tous les plats... Et aussi dans nos cosmétiques.
Riche en protéines, en fibres et en vitamine E, l'okara s'invite dans tous les plats... Et aussi dans nos cosmétiques.
© Big Fat Cat / pixabay

C'est aux Japonais que nous empruntons le terme d'okara, une pulpe de graines récupérée lors de la fabrication du lait de soja, d'amandes ou de noix. Plutôt que de la jeter directement, nos lointains voisins du Soleil-Levant ont eu l'idée de la valoriser... en la cuisinant à nouveau.

A l'origine, nous appelons "okara" la purée issue de la fabrication du lait de soja. Ce terme a, par extension, été également attribué à la pulpe des oléagineux obtenue lors des préparations des laits végétaux que nous consommons régulièrement, comme l'amande, la noisette, ou encore la noix de cajou. Incontournable en Asie, cet ingrédient commence à connaître son heure de gloire en Europe. On le retrouve en effet depuis peu dans les rayons frais des magasins bio en France.

Une bonne alternative au sans gluten

Dans le régime du sans gluten, l'okara de soja est un excellent substitut puisqu'il peut remplacer une farine classique dans des aliments interdits aux intolérants et aux personnes atteintes de la maladie de coeliaque. On retrouvera alors l'okara dans les recettes de pâtes à pizza et à pâtes, les brioches et toutes les préparations à base de farine. Sec, on l'utilise comme une farine, mais aussi comme une chapelure sur les gratins de légumes, ou dans les pâtés végétaux pour donner de la consistance.

Un profil nutritionnel intéressant

L'okara de soja ne contient aucun sel, et est également faible en sucre et en acides gras saturés, ce qui en fait un excellent substitut pour rééquilibrer son alimentation sans pour autant se priver. On peut également l'utiliser pour enrichir ses préparations en fibres, en calcium et en fer. Bonne nouvelle également pour les végétariens, puisque ce dernier apporte les protéines nécessaires pour un plat sans viande et sans produits d'origine animale.

Pour celles et ceux qui préfèrent la noisette, son okara est riche en cuivre, en vitamine E, en magnésium, et contient énormément de manganèse, un oligo-élément qui participe à la production d’insuline, et convient donc aux diabétiques. On peut alors l'utiliser pour remplacer les corps gras en pâtisserie, et réaliser des pâtes à tartiner, des cookies, des crèmes desserts, là où l'okara aura la capacité de remplacer les oeufs. Coté salé, l'okara peut être incorporé dans les soupes, ou les sauces, ainsi que dans les substituts de viandes comme les steaks, nuggets et saucisses végétaux.

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Grâce à son goût neutre, et à sa texture qui donne du liant, l'okara s'adapte à tous les types de recettes à ceux qui souhaitent rééquilibrer leur alimentation en faveur du végétal.

Un ingrédient naturel pour la cosmétique

Riche en fibres, l'okara de soja est un excellent exfoliant, et s'adapte aux peaux les plus sensibles grâce à sa douceur et à son hydratation garanties par les acides gras, les minéraux et la vitamine E.

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Mélangé à de l'huile d'amande douce ou de l'huile d'argan et un peu de sucre pour renforcer la fonction de gommage, la pulpe d'oléagineux garantie une peau douce et régénérée, naturellement.

Mode de conservation 

Trouvé en rayon frais, l'okara doit être consommé rapidement après ouverture. Vous pouvez sinon le congeler. Il est également possible de le sécher, tout comme l'okara fabriqué par vos soins. Il suffit :

- D'étaler la pulpe en couche très fine sur une plaque
- La passer au four à 70°C jusqu'à ce qu'il soit sec. En été, on le fera sécher quelques heures à l'abri du soleil.
- Si vous êtes bien équipé.e, passez votre okara au déshydrateur à 40° et laissez sécher le temps nécessaire.
- Une fois votre okara sec, il ne reste plus qu'à l'enfermer dans un récipient en verre à température ambiante et l'utiliser dans les mois qui suivent. A vous de jouer !

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