Développement personnel

Accueillir sa colère et l'accepter pour en faire une force

Publié le 12 décembre 2018
Professeure des Universités en électronique et passionnée parl’énergie et son effet sur le corps, Nathalie Julien est l'auteure de deux ouvrages paru aux éditionsEyrolles, "Le massage" et "Guérir par l’énergie"
 La colère est un moteur, une énergie de transformation qui nous permet d’évoluer, à condition d’apprendre à l’accueillir.
La colère est un moteur, une énergie de transformation qui nous permet d’évoluer, à condition d’apprendre à l’accueillir.
© Jason Rosewell Unsplash

La colère est un fardeau parfois difficile à porter. Elle nous empoisonne l'esprit et nous empêche d'avoir les idées claires. En l'empêchant de s'exprimer, on ne fait que l'aggraver. Alors comment gérer notre colère pour qu'elle fasse le moins de dégât possible ?

La colère est un moteur, une énergie de transformation qui nous permet d’évoluer, à condition d’apprendre à l’accueillir. Pour cela, il est important de comprendre comment nos colères non exprimées s’impriment dans notre corps, peuvent nous rendre malades et agissent sur nos relations.

Nous avons tous de la colère

La colère est une réaction naturelle de notre corps face à ce qui est vécu comme une agression.

Les animaux défendent spontanément leur territoire, souvent en restant au stade de l’intimidation bien que toutes les manifestations extérieures de la colère soient présentes (pelage dressé pour paraître plus imposant, crocs apparents pour être prêt à mordre, cris intimidants…).

Lorsque l’agresseur s’en va, la colère et ses signes n’ont plus lieu d’être.

>> A lire sur FemininBio : Maîtriser sa colère ? Mieux vaut la laisser s'exprimer pour libérer sa créativité 

Vous ne pouvez pas empêcher la colère de venir lorsque votre corps ressent une agression, comme vous ne pouvez pas vous empêcher de sursauter lorsqu’une porte claque ou d’avoir faim en sentant un bon repas ; la colère fait partie du bagage standard de l’être humain, civilisé ou pas.

Tout le monde ressent de la colère, tout le monde a de la colère en lui à un moment ou à un autre ; la différence réside dans la façon que nous avons de la ressentir et de l’exprimer.

Colère chaude ou colère froide ?

Pour la médecine traditionnelle chinoise, la colère est liée à l’élément Bois et son énergie se manifeste de deux façons, l’une extériorisée (dite Yang) que j’appelle colère chaude, l’autre intériorisée (dite Yin) ou colère froide.

La colère chaude s’exprime fortement et peut aller jusqu’à l’explosion où les mots nous dépassent au point que nous ne nous souvenons même plus ce que nous avons dit. Ce type de colère est en lien avec l’énergie du foie et sera amplifiée pour les personnes alcooliques ou sous médicament.

La colère froide est une colère qui s’imprime plus fortement dans le corps puisqu’elle n’est pas exprimée et ne trouve donc pas d’exutoire. La personne ne proteste pas, garde son ressenti pour elle et reste dans la frustration ; elle aura tendance à râler plutôt que d’agir ou à avoir un comportement sarcastique, cynique voire passif/agressif.

 Ce type de colère peut générer des problèmes de vésicule biliaire, des douleurs aux épaules, aux cervicales ou des migraines.

Les femmes n’ont pas le droit d’être en colère, comme les hommes n’ont pas le droit d’être tristes

Les personnes qui sont plutôt en colère chaude ont plus de facilité à reconnaître leur colère puisqu’ils en voient les manifestations physiques ; mais les personnes en colère froide peuvent passer toute leur vie dans le déni.

Or nous vivons dans une société qui, bien que générant beaucoup de colère, n’en tolère pas la saine expression, surtout de la part des femmes.

La colère reste un péché capital, et la femme en colère une hystérique. Mais les personnes en colère froide vont inconsciemment développer des relations avec des personnes en colère chaude qui leur permettront de s’exprimer par procuration.

Observez les couples, il n’est pas rare de voir ce type d’association où l’un des conjoints attise très calmement l’autre qui a la responsabilité de porter non seulement sa colère mais également la culpabilité de l’avoir exprimée…

Reconnaître sa colère

Il est donc impératif pour notre santé et la qualité de nos relations de reconnaître notre colère lorsqu’elle vient, sans culpabilité.

Pour cela, le point d’acupuncture 21 VB (Vésicule Biliaire) peut vous permettre de savoir où vous en êtes.  

Situé sur le trapèze, à mi-chemin entre le cou et l’épaule, il correspond à la partie la plus charnue du muscle ; effectuez des pressions du bout des doigts, s’il est douloureux, c’est que vous stockez de la colère ! Massez-le doucement dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Ce simple exercice, fait régulièrement, aura pour effet de vous faire prendre conscience de vos colères et de vous soulager.

Notre experte :
Nathalie Julien - Energicienne©
Professeur des Universités - Auteur - Conférencière
Le livre "Guérir par l'énergie", éditions Eyrolles 2018

 

 

 

 

 

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Réactions à l'article
Par Diatrima le 13 décembre 2018 à 14h35
Le droit à la colère

Citation "Or nous vivons dans une société qui, bien que générant beaucoup de colère, n’en tolère pas la saine expression, surtout de la part des femmes.
La colère reste un péché capital, et la femme en colère une hystérique."

Bonjour,
Vous avez omis de préciser que le fait d'interdire aux femmes d'être en colère est une injonction sexiste oppressive de notre société patriarcale. De même, le terme "hystérique" est hautement misogyne. Donc, tout ceci n'a pas lieu d'exister, puisque leur existence n'a pour but que de nous contrôler par la répression. (Le ton de l'affirmation dans votre article ne remet pas ouvertement ce sexisme en question, et prête beaucoup à confusion.)
Je pense qu'avant d'apprendre à gérer et contrôler (réprimer? :( ) sa colère, nous devrions tout d'abord accepter de la ressentir, et l’accueillir. La colère des femmes est légitime. Elle est normale. Et nous passons déjà notre vie entière à l'étouffer...
Après tout, la société nous oppresse de toute part, comment ne pas être en colère? Quand un homme nous harcèle dans la rue, comment ne pas être en colère? Quand un autre nous agresse sexuellement dans le métro (ex: main aux fesses), comment ne pas être en colère? Quand on voit que le droit à l'avortement est constamment remis en cause partout dans le monde par les hommes au pouvoir, comment ne pas être en colère? Quand les femmes ne sont toujours pas payées comme les hommes en France en 2018, comment ne pas être en colère?

La première étape pour gérer sa colère est de l'accepter, parce qu'elle est juste, elle a le droit de se manifester...
Nous, les femmes, nous avons le droit d'être en colère.

Par Energicienne le 15 décembre 2018 à 13h53
Pour le droit à la colère dans son expression juste

Bonjour Diatrima et merci pour votre commentaire, Tout mon propos dans mes articles est justement de revendiquer pleinement ce droit à la colère et à son expression juste, surtout pour les femmes. Lorsque je dis "la femme en colère est une hystérique", cette opinion n'est évidemment pas la mienne mais le reflet d'une injonction implicite de la société à l'égard des femmes. Nous nous rejoignons donc dans la nécessité d'accueillir cette colère légitime pour apprendre à l'utiliser afin de changer les choses !

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