Développement personnel

Les recommandations d'une coach pour explorer son monde intérieur

Publié le 30 novembre 2018
Coach, formatrice et conférencière spécialisée dans la communication, l’estime de soi et la joie, Isabelle Calkins est aussi l'auteure du livre La Vie se Voyage, 365 jours pour vivre en joie.
L’école nous désincarne, s’intéressant à notre cerveau au détriment de notre personne tout entière.
L’école nous désincarne, s’intéressant à notre cerveau au détriment de notre personne tout entière.
© Xan Griffin -Unsplash

Et si nous décidions de passer du temps avec nous-mêmes? De plonger dans notre monde intérieur pour le laisser nous éclairer sur nos aspirations profondes?

"J’ai un problème, je n’ai aucun rêve", "Ça ne se fait pas de parler de soi", "Je n’ai rien à dire…"
Depuis dix ans que j’exerce en tant que coach, j’ai entendu bien des fois des phrases de cet acabit.

Pourtant, quand on arrive au monde, notre premier acte fondateur n’est-il pas de crier? De clamer haut et fort que nous embarquons dans cette merveilleuse aventure de la vie? Pourquoi ce cri a-t-il tendance, quand nous grandissons, à s’estomper jusqu’à devenir parfois inaudible?

Notre éducation  nous invite à rentrer dans le rang

L’école, ce fameux mammouth, nous désincarne, s’intéressant principalement à notre cerveau au détriment de notre personne tout entière.

La réprimande l’emporte sur les encouragements. Résultat des courses: on s’oublie, on se recroqueville, on n’ose plus vraiment croire en soi et on ne sait plus vraiment ce que disait ce cri poussé à la naissance.

Connais-toi toi-même

Pourtant, il faut naître à soi pour éclore à la vie. La fameuse inscription gravée sur le fronton du temple de Delphes,"Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux", s’en faisait déjà l’écho. Notre monde intérieur est vaste, complexe et puissant. Il peut nous enfermer ou nous libérer.

Notre culture judéo-chrétienne nous a volontiers détournées de nous-mêmes, craignant que nous ne devenions des Narcisses trop désireux de nous mirer dans notre propre image. Pourtant, comment imaginer vivre, et vivre heureux, alors que nous transportons en nous un monde qui nous échappe?

L'ère de la spiritualité et du sens 

Si, au sortir des deux guerres mondiales, l’être humain s’est concentré à produire des biens, notre époque ouvre une ère nouvelle dédiée à la communication et à l’innovation que d’aucuns qualifient de "spirituelle". Nous ne nous contentons plus de faire, nous voulons aussi du sens. Ainsi, cette quête nous amène à comprendre ce qui nous habite, à cerner nos valeurs, nos envies et nos rêves.

S’autoriser le voyage intérieur

Face à ce questionnement, les craintes fusent. De l’entourage, mais pas que. En nous aussi s’élève une voix à laquelle on ne sait pas toujours quoi répondre: "Dis, tu ne te regarderais pas trop le nombril?"

L’accès à notre monde intérieur est truffé d’embûches et ce ne sont pas les téléphones portables qui vont faire pencher la balance du bon côté. Car oui, se dessiner et vivre une vie choisie demande que nous nous retirions un tant soit peu des idées et injonctions véhiculées par la société.

Pour cela, il va falloir s’autoriser le voyage intérieur. Plonger en nous pour comprendre enfin ce qui vibre et fait sens pour nous.

Le voyage sincère nous guérit

Souvent, nous avons peur de lever l’ancre. "Que vais-je trouver? Et si je ne parvenais pas à solutionner?" Nous renonçons par peur de l’échec ou parce que nous imaginons la tâche trop ardue.

Pourtant, et c’est la beauté de la vie, ce n’est pas l’arrivée au point de destination qui apporte la guérison mais bien le voyage en lui-même. C’est la sincérité et le courage à engager le questionnement intérieur qui nous réconcilient avec nous-mêmes et nous libèrent. Alors, nous nous rencontrons vraiment.

Apprendre à s’accepter

Malheureusement, la société que nous avons construite nous positionne en concurrence les uns par rapport aux autres. De ce fait, nous voyons chez l’autre ce qu’il a de beau et qui parfois nous intimide ou nous agace sans parvenir à voir notre propre génie.

Pourtant, quand nous parvenons à mettre de côté les commentaires peu flatteurs qui ont jalonné notre route et abîmé notre estime de nous-mêmes, nous réalisons que des ressources insoupçonnées sommeillent en nous. Être présente à elles, voilà la clé.

Devenir sa propre amie

Pour ouvrir la porte de ce potentiel infini, il va tout d’abord falloir devenir sa propre amie. Oui, cette bonté et cette générosité que nous offrons volontiers aux autres doivent également imprégner notre relation à nous-mêmes.

C’est ainsi que nous parvenons à accoucher de nous, simplement parce que nous apprenons à nous accueillir sans jugement et dans la gratitude. Et quand nous accueillons la personne que nous sommes, sans peur, sans attente et sans jugement, nous lui donnons l’autorisation, nous la libérons et des talents insoupçonnés se manifestent.

Accepter ses forces

Nous regorgeons de ressources qui ne demandent qu’à être sollicitées. Nous sommes plus grandes que nous le pensons. Et c’est peut-être aussi ce pressentiment qui nous intimide comme l’exprime l'auteure Marianne Williamson : "Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur, notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute mesure, c’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus."

Quand nous déployons une relation bienveillante avec nous-mêmes, alors nous libérons l’accès à ces ressources immenses qui nous habitent.
En travaillant à assainir et à fluidifier notre monde intérieur, c’est notre monde extérieur qui s’agence en cohérence. Ainsi, en partant à notre rencontre, nous nous donnons la chance de construire une vie consciente, épanouie et joyeuse.

Mes conseils de coach

Mes gratitudes : chaque soir, je prends le temps de revenir sur ma journée et je note 3 belles choses, petites ou grandes, que j’ai vécues. Il peut s’agir d’un sourire échangé avec une personne inconnue, de la beauté d’un arbre qui m’a émue, d'une conversation riche ou joyeuse, etc. Notre cerveau a tendance à mémoriser davantage les difficultés. En faisant cet exercice, je l’entraîne à mettre du poids sur les beaux événements qui, alors, me nourrissent.

Je visite mes rêves et joies d’enfant : quand nous sommes jeunes, nous agissons par impulsion et plaisir et nous nous tournons vers des activités qui nous inspirent. En grandissant, nous pouvons être détournées d’elles ou nous les délaissons faute de temps. Pourtant, elles mettaient en mouvement des choses essentielles pour nous (des facilités, une façon de s’exprimer). D’où le besoin de se souvenir de ces activités pour s’y adonner.
Nos rêves d’enfant nous parlent de nous, de nos besoins, de nos valeurs et aspirations. S’en souvenir permet de renouer avec ces éléments qui nous constituent.

Je demande des retours : nous avons besoin de l’autre pour apprendre à nous connaître et grandir. Que ce soit dans notre vie personnelle ou professionnelle, montrons-nous plus proactives en sollicitant des retours tels que, par exemple, "Qu’est-ce que tu aimes chez moi?","Qu’est-ce que tu aimes moins?", "En quoi me fais-tu confiance?" On découvre alors tout un tas de belles choses que l’on ignorait sur soi. On gagne en confiance.

Je sors de ma zone de confort : notre organisme a souvent tendance à choisir les stratégies les moins coûteuses en effort, c’est-à-dire qu’il va reproduire ce qu’il connaît déjà, créant ainsi des automatismes. La chose est naturelle et intelligente… jusqu’à un certain point, car à trop rester dans cette zone dite de confort ce qui se trouve dehors commence à nous effrayer.

D’où la tendance à rester dans ce territoire conquis qui, au final, peut nous scléroser. L’idée est donc de régulièrement se poser des petits challenges pour rester en contact avec les mouvements de la vie. Je fais la liste des situations ou activités qui me mettent mal à l’aise ou me sont difficiles.

Je les ordonne de la moins compliquée à la plus "challengeante" et je pose un acte pour engager la moins compliquée.

Même si j’ai peur, je le fais, car je sais que la peur partira quand j’agirai. Ma victoire, c’est d’avoir agi.
 

Retrouvez les conseils d'Isabelle Calkins sur son site de coaching
 

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