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Syndrome prémenstruel : adapter le traitement naturel en fonction de ses symptômes

Publié le 4 avril 2018
Une approche naturelle adaptée à vos symptômes prémenstruels
Une approche naturelle adaptée à vos symptômes prémenstruels
© Unsplash/Tim Marshall

Comment la plupart des femmes, vous êtes sûrement plus sensible à l'approche de vos règles. Des douleurs légères à la dépression profonde, il existe différents types et degrés de syndrome prémenstruel. En identifier les causes précises permet de les traiter naturellement et efficacement. On fait le point avec le Dr Bérengère Arnal, gynécologue spécialisée, notamment, en phytothérapie.

A défaut de statistiques claires sur le sujet, on peut observer que la plupart des femmes sont capables d’identifier l’arrivée prochaine de leurs règles : douleurs, gonflements, changement d’humeur, fatigue, troubles du sommeil… Les symptômes sont multiples et variables pour chacune d'entre nous et d'une période à l'autre de la vie. Pourtant, « peu de femmes se rendent compte que leurs troubles correspondent à une pathologie. », explique le Dr Bérengère Arnal, gynécologue spécialiste de la phytothérapie et auteure de nombreux ouvrages.

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Le SPM est lié à des facteurs affectifs et environnementaux
Le syndrôme prémenstruel (SPM) peut évoluer au cours de la vie, si bien qu’une jeune femme qui n’en souffrait absolument pas peut devenir une mère à la vie très perturbée à chaque cycle. En cause, des facteurs psycho-émotionnels bien sûr, mais aussi environnementaux  : alimentation, pollution, stress, manque d’activité physique sont des facteurs favorisants le développement et l’installation d’un SPM.

Il existe peu d’ouvrages complets sur le sujet. En France, on peut cependant compter sur celui, très éclairant et toujours d’actualité, du Dr Bérengère Arnal. Publié en avril 2014, « Syndrome prémenstruel : les solutions naturelles » détaille les formes, les origines, et propose de véritables solutions adaptées à chaque femme. Car c’est là la clé du traitement du SPM, nous explique le Dr Arnal : « Là où les allopathes ont tendance à prescrire systématiquement de la progestérone synthétique, nous cherchons à proposer une médecine plus individualisée, notamment en fonction du vécu psychologique et émotionnel des nos patientes. »

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A chaque type de SPM ses causes et son traitement
Pour savoir comment traiter son syndrome prémenstruel, il faut commencer par en identifier le type. Il en existe 4, décrits par le Dr Abraham :

  • Le SPM de type A comme Anxiété : irritabilité et troubles de l’humeur prédominent. Dans ce cas, c’est la synthèse de la dopamine qui perturberait la dégradation des œstrogènes par le foie, générant une hyperœstrogénie. Celle-ci serait responsable d’une activation des neurotransmetteurs excitateurs du cerveau et d’une diminution de la dopamine.
  • Le SPM de type H comme Hydratation : prédominance de gonflement, de rétention d’eau. Là aussi une diminution de la dopamine serait en cause.
  • Le SPM de type C comme Craving (terme anglais pour désigner le désir ardent d’aliments sucrés) : prédominances de fringales, envies d’aliments sucrés, avec malaises et faiblesse. Carences en chrome, en magnésium, en vitamines B6 et en prostaglandines E1 issues d’acides gras essentiels seraient des éléments essentiels de cette perturbation métabolique. Une situation favorisée par l’excès de sucre raffiné.
  • Le SPM de type D comme Dépression : tristesse, envie de pleurer, confusion et, dans le pire des cas, idées suicidaires prédominent. Ce type de SPM est lié à un taux élevé de progestérone qui aurait une action dépressive sur le système nerveux. On suspecte aussi une contamination au plomb de l’organisme des femmes souffrant d’un SPM de type D.

Le principe fondamental : recourir aux médecines alternatives qui permettent de réguler le système hormonal et de traiter le corps et le psychisme dans son ensemble. De la phytothérapie à l’homéopathie, en passant par l’acupunture, l’ostéopathie ou encore la luminothérapie, les solutions sont nombreuses.

Comment choisir parmi toutes les solutions proposées ? « C’est une question de feeling. Je dirais cependant que l’ostéopathie est l’une des pièces indispensables du puzzle. L’acupuncture peut également être un remède lorsque l’on ne s’en sort pas, en reconnectant le circuit énergétique et émotionnel. » L’idée générale, souligne le Dr Arnal qui est également sophrologue, c’est de reprendre les commandes du corps : « Il faut mettre à distance les émotions négatives, les rendre plus neutres, faire respirer ses cellules. Il faut trouver un certain silence intérieur, grâce à la méditation par exemple. »

Magnésium et gestion du stress au cœur des traitements
Certaines femmes souffrent de l’un ou l’autre, ou d’une association de ces troubles. Dans tous les cas, le magnésium (associé à la vitamine B6 qui permet son assimilation) se trouve au centre du puzzle. A chaque patiente, le Dr Arnal préconise une véritable détoxication de l’organisme. Le stress, l’hyperperméabilité intestinale sont également en cause dans de SPM sévère. Dans tous les cas également, la révision de l'alimentation et l’augmentation de l’activité physique montrent des résultats probants.

Pour en savoir plus sur le syndrome prémenstruel dont vous souffrez peut-être et trouver le traitement naturel et efficace qui vous convient, on ne peut que vous conseiller la lecture de l’ouvrage du Dr Bérengère Arnal, « Syndrome prémenstruel : les solutions naturelles », aux éditions Thierry Souccar.

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