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Écolo jusqu’aux fourneaux !


le 29 juin 2009

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Pour les ustensiles de cuisson, c’est une autre affaire. Mal entretenu, le cuivre produit du vert-de-gris : toxique. Rayé ou surchauffé, le Tefl on dégage des substances nocives : cancérigènes, selon certains. Révolutionnaire, le silicone n’a pas encore révélé sa face cachée : prudence est mère de sûreté ! Fichtre, dans quoi peut-on donc cuisiner sans stresser et sans polluer ?

  • Dans des plats en terre, vernissés ou pas, type cocotte Römertopf® (qui signifie « casserole romaine » !). Elle ne nécessite pas d’ajout de graisse et préserve les vitamines durant la cuisson à l’étouffée. Dans des récipients émaillés (de bonne qualité), en Pyrex (mais sa fabrication est polluante et énergivore) ou en porcelaine à feu, pour des cuissons au four.
  • Dans des plats en fonte (fer et carbone), qui répartissent parfaitement bien la chaleur (wok, cocotte, galettière…).
  • Dans de l’inox (acier inoxydable pour les intimes) de qualité 18/10, mélange d’acier, de chrome (18 %) et de zinc (10 %). Très résistant, il se décline en batteries de casseroles, en poêles… Certes, le fond (qui devra être épais) attache plus facilement que les revêtements antiadhésifs à base de Teflon, mais cela se nettoie sans mal.


Ce sont ces deux derniers matériaux qui préservent le mieux les qualités nutritionnelles des aliments cuits. Autre avantage, ils conviennent tous deux aux tables de cuisson vitrocéramiques et à induction.

Du basique, du solide, pas de gadget !


Il suffit de s’attarder devant les bonimenteurs du marché ou du boulevard Haussmann pour constater que s’il y a bien un domaine où le futile et le gadget sont rois, c’est la cuisine !

Première qualité d’un maître queux écolo : savoir résister aux accessoires futiles, chérir le presse-purée inusable de mémé, la théière patinée de ses trente ans et le diable en argile offert par l’oncle Muller ! Avez-vous vraiment besoin de cette machine à pain super tendance ? La sorbetière ne finira-t-elle pas au grenier dès la fin de l’été ? En revanche, ne lésinez pas sur l’investissement : un bon couteau d’office que vous affûterez jalousement (l’oeil vengeur !), un joli service intemporel (sans quoi, c’est sûr, vous vous lasserez), de beaux verres à vin tout en sobriété…


Assurez-vous que le modèle est suivi, ce qui est généralement le cas pour les grandes marques.

Le règne du renouvelable et du biodégradable


Le bois a sa place dans la cuisine (on trouve même des ustensiles en bois FSC ou non traité) : couverts à salade, cuillère pour touiller, mortier, plateau, planche à pain, poivrier, dessous de plat…

À côté des basiques dont tout cordon bleu ne pourrait se passer, l’art de la table s’est encanaillé avec d’autres matériaux renouvelables. Maniques en chanvre, vaisselle biodégradable… Acidulée et épurée comme une tige de bambou, la ligne d’objets Ekobo se décline en douze couleurs fruitées et en trois finitions : laquée, lasurée ou naturelle. Le bambou est travaillé à la main par des artisans de la province de Hanoi, selon les règles du commerce équitable : brut ou selon la technique traditionnelle du lamellé-collé, avec une colle issue de l’arbre à pain.

Devenu vase, plateau, tabouret, l’objet est enveloppé dans son emballage recyclé avant de gagner la France par bateau.

Pour les pique-niques et les fêtes qui ne souffrent pas la corvée de vaisselle, plus d’excuses : les assiettes en palmier, les gobelets en amidon végétal et autres couverts en bois, biodégradables, doivent impérativement détrôner le plastique !

Cet article est issu du livre de Catherine Levesque, Ma maison écologique, paru en 2008 aux Editions Eyrolles.

Catherine Levesque
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