FemininBio au Cambodge

Cambodge, épisode 2 : les étendues sauvages du Mondolkiri

Publié le 2 février 2017 - Mis à jour le 4 avril 2017
Ancienne hôtesse de l’air en "retraite anticipée" passionnée par le développement durable, l'alimentation et la santé, reconvertie à la suite de trois années de reprise d’études à la Sorbonne et une Licence de Communication en poche. Responsable Business Développement chez FemininBio de 2015 à 2017 et fondatrice du blog Dearlobbies®.
Les espaces naturels du Mondolkiri
Les espaces naturels du Mondolkiri
© Youmakefashion

Après une journée de bus depuis Siem Reap, notre groupe rejoint la lointaine région du Mondolkiri au nord-est du Cambodge, province encore particulièrement sauvage. Au programme, deux nuits ressourçantes à Sen Monorom, village voisin du Vietnam, ainsi qu'un trekking dans la réserve naturelle Bunong gérée par WWF.

Nous émergeons ce mercredi matin du 25 janvier sous nos moustiquaires, du haut de nos petits bungalows sur pilotis ouverts aux vents. Nos nuits sont parfois courtes, surtout quand des chevaux, vaches et autres animaux se baladent librement dans l’éco-lodge, causant quelques frayeurs nocturnes à certains. Une cohésion se dessine petit à petit dans notre groupe, et la complicité avec notre guide Vibol, qui nous accompagne depuis notre arrivée sur le territoire cambodgien, se fait évidente.

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La réserve naturelle de Bunong

Vibol et Tcham -l'autre expert des lieux-, nous accueillent au petit matin dans le bus qui nous conduira en une vingtaine de minutes au village de départ. Les yeux rieurs et le ton enjoué, ce dernier nous explique que le parc naturel dans lequel nous allons randonner est protégé et géré par WWF, organisme qui l’emploie.

"Face à la déforestation grandissante au Cambodge, le ministère du tourisme met en œuvre depuis quelques années des initiatives protégeant certaines zones à préserver, afin d’encourager l’éco-tourisme, en expansion dans la région". Dans un français parfais, Tcham nous raconte avec pudeur l’affection qu’il a pour la nature, ce territoire et ses ethnies -majoritaires à 80% et composées d’une dizaine de groupes tribaux- telles les Phnong, dont il fait partie. Arrivés au village, les habitants nous font découvrir leurs lieux de vie.

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Crédit : Laurent Becot Ruiz

Les habitations traditionnelles Phnong

Au milieu d’une hutte abritant plusieurs générations de la même famille, des braises encore incandescentes rappellent la fraîcheur des nuits de la région. De chaque côté de la pièce, des lattes de bois surélevées servent de couchages et d’entrepôt pour les gongs et les jarres renfermant le vin de riz utilisé lors des cérémonies. Les animaux de la famille, poules, cochons, chiens ainsi que leur progéniture s’y déplacent librement, et viennent s’y coucher la nuit tombée.


Crédit : David Rosemberg

La réhabilitation des animaux dans leur habitat naturel

Après avoir salué nos hôtes d’un instant, nous nous faufilons dans la jungle, entourés de Vibol, Tcham et des chauffeurs. Nous croiserons sur le chemin trois éléphants. Sur les 250 éléphants que compte la réserve, une cinquantaine reste domestiquée, et se réhabitue petit à petit à la vie semi-sauvage- ceux-là mêmes qui viendront faire trempette dans la rivière avec nous en début d’après-midi. Tcham passe son temps à nous faire des blagues et à chanter avec nous les classiques de la chanson française qu’il connait de façon approximative, ce qui déclenche une salve de fous rires.

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Crédit : David Rosemberg

Un saut dans la rivière, et c'est déjà la préparation du repas par les habitants, au moyen d’un simple feu. Tous assis en cercle dans une petite hutte, nous dégusterons de la viande, du poisson extra-frais, l’incontournable riz et surtout, de la soupe d’aubergine cuite au feu de bois dans du bois de bambou. Une seconde baignage et la toilette de trois éléphants à coup d’éclaboussures plus tard, nous repartons. Tcham nous raconte, toujours avec humour, la guerre et les armes de fortune créés à partir de certaines branches. Et puis il chante, beaucoup. Nous aussi!

Dernier moment de partage, la visite d’une plantation de café (bio s’il vous plait) -la quasi-totalité des habitants de la région vit de la culture du riz, d’arbres fruitiers et de légumes- où nous dégusterons les typiques crêpes cambodgiennes.

La journée se termine et c’est avec émotion que nous quittons ce guide d’un jour exceptionnel, qui aura sans aucun doute contribué à la beauté de cette journée.

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Prochaine étape ?

Direction le village de Koh Phdau à plus d’une heure de pirogue du rivage depuis Sambor, ou nous résiderons six jours sans eau courante ni électricité. Au programme, la construction de cuves de récupération d’eau de pluie avec les habitants, en prévision de la prochaine saison des moussons en mai.

La suite - Cambodge, épisode 3 : Koh Phdao, l’île aux sourires

Pour plus d’informations : 

  • L'agence Double Sens avec laquelle nous sommes partis
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