Course à pied

Marathon et Semi-Marathon de Paris : où sont les femmes ?

Publié le 28 février 2018 - Mis à jour le 1 mars 2018
Curieuse de tout, piquée d'écriture. Fan des gens, et surtout des gens bien. Sur le chemin. Directrice @FemininBio.
Osons nous lancer dans l'aventure marathon !
Osons nous lancer dans l'aventure marathon !
© ASO

C’est une réalité, la parité femmes-hommes est loin d’être représentée dans les sas de départ. En gros, 36% de femmes sont inscrites au semi-marathon, et seulement 25% s’élanceront sur la distance mythique du marathon de Paris. En tant que femme, qu'est ce qui nous freine ? Et qu'est ce qui nous motive sur ces épreuves longues de course à pied ? On a demandé leur avis aux principales intéressées… et on n’a vraiment pas été déçues de leurs réponses.

Pour la petite histoire, on a reçu un mail sur ce thème le jour où, au bureau…. on s’est décidées à  se mettre à la course à pied. Vous nous connaissez, on y a vu un signe. Leur message, c’était qu’il serait vraiment génial que plus de femmes s’élancent le jour J : le 4 mars 2018 pour le Fitbit Semi Marathon de Paris, et le 8 avril 2018 pour le Schneider Electric Marathon de Paris.

Alors on a rejoint le groupe Facebook #ParisMarathonGirls, où les Marathoniennes s’échangent photos d'entrainements, conseils, motivations, temps de courses, coups de coeur et coups de barre ;) Et on a posté nos questions, à la recherche de témoignages. Plus de 250 commentaires plus tard, nous avions recueillis assez de riches parcours et de phrases enthousiastes pour écrire un livre entier. Alors les résumer en un article ? Voilà un autre (petit) défi !

Première question : MO-TI-VA-TION. Quelle force les a guidé vers leur premier marathon ?

Certaines évoquent le rêve d’enfance ou l’exemple familial. Mais pour beaucoup il s’agit d’un déclic. Laura s’est lancée dans « l’épreuve ultime » après la naissance de sa fille. Vanessa parle plutôt d’un électrochoc et d’une nouvelle passion devenue un besoin. Elle s’était fait la promesse de courir un marathon avant ses 30 ans. Pour certaines, la force de vie s’est faite plus prégnante à la suite d’un accident. « A 9 ans, on m’a dit que je ne marcherai plus suite à une hémiplégie, un an plus tard je reprenais le chemin du gymnase » partage Vanessa. « On m’a affirmé que je ne pourrais plus jamais courir » raconte Véro, « Arrêt total de toute activités sportives » nous livre Allyson.

Et si l’arrivée d’un enfant et les kilos en trop représentent aussi un levier fort de motivation pour se lancer, toutes évoquent ensuite le plaisir qu’elles ressentent à passer ce temps avec et pour elles-mêmes. « Relever un défi » « Me sentir vivante et libre, et en connaître plus sur moi-même » « Un défi envers le temps qui passe ». Le bien-être et le dépassement de soi sont les maitres mots de nos championnes.

L’élan peut aussi venir de l’extérieur, quand le partenaire, l’ami, la soeur, le cousin, enjoint à se lancer dans cette folle aventure. Ou encore de la réalisation de soi, qui survient autour des 40 ans. Nous avons aimé lire Stéphanie ou encore Sandra « 42ème édition 42 ans 42km ». Et oui, la symbolique des chiffres, encore un signe !

Alors… pourquoi seulement 25% de femmes inscrites au Marathon de Paris, selon nos marathoniennes ?

OSER. C’est le maître mot. Il revient dans presque chacune des 41 réponses reçues sur cette question.

Nous n’osons pas. Peur de l’échec, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas réussir à caser ces 4-5 entrainements par semaine pour arriver bien prête le jour J.
Serions-nous moins compétitrices dans l’âme ? Serions nous « formatées pour être en retrait plutôt que dans la lumière », nous dit Lilou, pour qui courir est un acte militant qui fait avancer la cause des femmes. C’est également l’avis de Camille qui pense que c’est « Juste une question de transition avant que ça se démocratise. Faut laisser le temps faire changer les mentalités. ». Selon Sandra, nous nous remettons plus en question et nous sous-estimons plus que les hommes. Et à la lecture de toutes les histoires familiales de ses soeurs de compèt, Manon, espère quant à elle continuer à courir lorsqu’elle deviendra maman !

On retiendra enfin la bonne phrase de Catherine :
« Je pense que participer à un marathon c’est comme postuler pour un nouveau job : un homme va foncer même s’il n’a pas toutes compétences en se disant qu’il va y arriver. Les femmes ont besoin d’être sûres de leur réussite pour s’engager. Or c’est compliqué d’être sûre d’être sur la ligne d’arrivée d’un marathon la 1ère fois.... peut être que les femmes ont besoin finalement de plus contrôler alors que les hommes se laissent plus facilement porter »

Puis on leur a demandé si, de leur point de vue, il était plus compliqué de se lancer un tel défi lorsqu’on est une femme.

Et on n’a pas été déçues. Ce qu’on retiendra, c’est que non, ce n’est pas plus difficile pour une femme, pourvu que l’on soit bien entourée. Chère lectrice, si jamais vous doutiez de vous à un moment de votre vie, lisez ce qui suit.

« Tout est possible si l’on puise en soi et que l’on est déterminée » To Ni
« Je découvre dans ce groupe des filles beaucoup plus motivées et déterminées que de nombreux hommes. » Anne-Sophie
« Je pense juste que qui que l'on soit, si on est motivé et qu'on se consacre à son objectif, on trouve le moyen de se donner... Les moyens ! » Roxane
« Non sûrement pas plus compliqué  ! Être femme ne veut pas dire être faible - ou plus faible. Je suis contre cette idée et revendique mes capacités et ma liberté ! » Margaux

Et parmi les freins, on parle beaucoup d’équilibre entre une vie pro et une vie perso bien remplies. Des questions que se posent moins les hommes semble-t-il. Aaaah, la fameuse charge mentale…

« Plus compliqué parce que l'on doit définir ce que l'on va "sacrifier" pour réussir à s’entrainer. » Dominique
« Il est parfois plus difficile d'être une femme dans ce genre de compétition: personnellement j'ai des rondeurs (…) c'est en cela que j'ai connu quelques moments de doutes sur mon objectif marathon » Marie
«Le plus difficile c'est les journées qui sont trop courtes et arrêter de culpabiliser quand on s'accorde du temps perso plutôt que de la passer avec ses enfants ! » Isabelle
« Oui car c’est moi qui assure la garde des enfants ; il faut jongler pour trouver le moment des entraînements et gérer la fatigue … » Céline

Enfin, pour la dernière question, on a eu envie d’avoir envie. Que nos héroïnes nous fassent briller les yeux, nous emmènent avec elles sur cette longue distance de 42,195 km. Bref, qu’elles partagent avec nous ce qu’elles ressentent quand elles courent. Florilège

« La course à pied c'est une passion mais aussi un défouloir et un moyen de me dépasser. Quand je cours je me sens libre et je profite de l'instant présent. Une sorte de méditation positive » Vanessa

« A la fin, toujours une sensation de bien-être et de plaisir qui reste au moins jusqu'au lendemain et nous donne l'envie de recommencer. » Dominique

« Je sens et ressens la vie en moi et la chance d'être en bonne santé et de pouvoir courir, et rien que pour ça je suis reconnaissante de toute la chance que j'ai » Eva

« Quand je cours je me sens bien, libre, en union avec moi même et les éléments. A tel point que Je perds souvent la notion du temps et de la distance parcourue. » Lilou

« J’adore capter des instants magiques : un arc en ciel, le lever de la lune, celui du soleil pour les sorties matinales » Fanny

« Je ne réfléchis pas, je suis guidée par mes sensations de course. J'écoute mon corps. Je travaille mes allures, je profite des paysages. Les sensations sont déculplées quand j'accroche un dossard, car là j'y vais à fond, et je suis fière de moi, de ne rien lâcher, d'essayer de faire au mieux, et parfois d'avoir de superbes suprises sur le chrono » Marie, du blog Vie2runneuz

« Courir, c'est avant tout se sentir tellement libre... Et vivante ! C'est apprendre à connaître ses limites pour mieux les dépasser. C'est se dire qu'on a de la chance d'avoir la santé qui nous permet de vivre ces sensations dans notre corps. C'est apprendre à être fière de soi et donc d'augmenter sa propre estime. C'est le rythme infernal de la journée que l'on met sur pause pour ne se consacrer qu'à sa passion. C'est oublier un peu le monde et s'offrir une parenthèse. C'est profiter de la beauté d'un lever de soleil sur un lac. Bref, c'est une base essentielle au bien-être » Roxane

« Je sens la chaleur de mes muscles, je sens mon cœur battre, mon corps vivant, je sens mes pieds au contact du sol, chaque pas qui m’amène toujours plus loin, et je cours toujours comme si j’allais pouvoir le rattraper, comme s’il m’attendait à la fin de ma course. Cette sensation d’être au plus près de lui. » Lea

Pour finir, un grand MERCI à toi, toi et toi aussi, marathonienne ou future marathonienne, mais déjà championne et héroïne, qui a pris le temps de répondre à nos questions. GO GO GO ! Et BRAVO !

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Par antje le 1 avril 2018 à 12h29
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