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7 trucs pour arrêter de râler sur vos enfants

Publié le 2 mai 2012 - Mis à jour le 18 novembre 2016
Christine Lewicki est l'auteure des best-sellers J'arrête de râler et WAKE UP : 4 principes fondamentaux pour arrêter de vivre sa vie à moitié endormi (Eyrolles). Sa passion : nous aider à devenir entrepreneures de nos vies pour incarner notre brillance et notre puissance. Découvrez ses ateliers et séminaires sur Christinelewicki.com
Et si on ne râlait pas ?
Et si on ne râlait pas ?
© DR

En tant que parents nous avons tous nos moments de crise. On se retrouve à préparer le dîner, aider l’aîné avec ses devoirs et en même temps gérer le petit dernier qui pleure car il veut qu’on lui lise une histoire "tout de suite". Parfois, soyons francs, c’est vraiment dur dur de garder son calme ! Voici dans cet article les meilleurs conseils que j’ai pu recevoir et mettre en pratique pour ne pas péter les plombs dans ma carrière de maman débutante.

Respirer et parler tout bas
Le première chose à faire pour faire tomber la pression de la cocotte minute prête à exploser est de respirer ! Prenez 3 grandes respirations en inspirant par le nez et en expirant par la bouche. Cela vous permettra déjà de vous calmer un peu et aussi de montrer à vos enfants que vous êtes en train de gérer la pression que vous ressentez.
Ensuite, si mon enfant est agité, énervé et qu’il crie, je me mets à parler tout bas pour essayer de comprendre ce qui se passe. Si je crie moi aussi je ne fais qu’empirer les choses. Comme je parle assez bas (pas trop non plus) mon enfant est obligé de se calmer pour pouvoir entendre ce que je dis.
J’ai vu une maîtresse (dans l’école Steiner de mes enfants) faire cela dans une classe de 20 enfants et c’est magique.

M’asseoir par terre
Quand mon enfant m’énerve le plus, quand je n’en peux plus, qu’il repousse mes limites et que je sens que je vais crier, j’applique un conseil qui m’a été donné par la directrice de la maternelle de mes enfants. Elle me disait ”quand tu as le plus envie de fuir ton enfant, cela veut dire qu’il faut que tu le prennes dans tes bras”. Alors  je laisse tout tomber, je m’assoie par terre (à son niveau) et je demande s'il a envie d’un câlin. Au bout de 5 minutes tout  rentre dans l’ordre. Le réservoir affectif de mon enfant est rempli et il arrête de chercher à attirer mon attention. Je peux reprendre ce que j’étais en train de faire.

Allez faire une pause pipi ( même si vous n’en avez pas besoin)
Souvent dans les moments de crise, on a tendance à "réagir" sous la pression et plutôt que choisir ce qu'on veut faire, "on explose". On m’a conseillé, j’ai essayé et ça marche, d’aller faire une pause pipi (ou de me retirer dans une autre pièce pour 2 minutes). Cela me permet de prendre du recul et de choisir qui je veux être et comment je veux gérer la situation. Souvent, quand on crie, on le fait surtout parce que on se retrouve face à nos propres peurs de ne pas être un bon parent. On est perdu, on doute de notre éducation et du coup on réagit d’une manière disproportionnée. Sortir de la pièce permet de prendre du recul, de se retrouver et de choisir comment on veut gérer la situation. Évidemment, il faut vous assurer que les enfants sont en sécurité avant de sortir de la pièce.

Chanter
Quand je sens que la pression monte et que nous approchons de la goutte qui va faire déborder le vase, je chante ! En général les enfants sont surpris et cela me permet de me détendre sans crier sur eux (quand je cris je le regrette toujours).

Faire le miroir
Quand mon enfant tape du pied car il veut un bonbon "tout de suite" et qu’il répète, répète, répète son envie en espérant que je cède, j’ai parfois envie de lui crier "arrête, tais toi, tu me casses les oreilles". Mais je sais que cela ne marchera pas (à moins que je ne le menace de violence mais ce n’est pas la manière dont je veux élever mes enfants). Je  choisis alors parfois de jouer le miroir et je reflète son attitude pour lui montrer que je comprends sa frustration. Je tape du pied et je dis "tu veux un bonbon tout de suite","tu as vraiment envie d’un bonbon et ça t’énerve parce que maman te dit non" "toi tu n’en as rien à faire que ce soit bientôt le dîner, tu veux un bonbon tout de suite" "les bonbons, c’est trop bon et toi tu en veux un".
Je remarque que le fait de se sentir entendu satisfait une grande partie son envie et il est alors prêt à lâcher prise. Parfois on va même jusqu’à manger des bonbons imaginaires. On invente les meilleurs bonbons de la terre !

S'il  pouvait, il pourrait
Quand j’ai envie de crier sur mon enfant parce qu’il ne range pas sa chambre ou ne pratique pas son piano, je prends parfois du recul et je replace ma confiance en lui. Je me dis "s’il pouvait, il pourrait". En général mon enfant a envie de me faire plaisir et de bien faire, alors qu’est-ce qui l’empêche de faire ce que je lui demande ? Peut-être que sa chambre est vraiment trop en bazar et il se sent complètement dépassé. Je peux alors trouver un accord pour que nous le fassions ensemble (il range ce qui est par terre et je l’aide à organiser son bureau). Ou bien parfois, il ne fait pas parce que il n’a pas compris quelque chose (il bloque sur un passage de sa partition de piano et il se décourage) ou bien il ne fait pas parce que selon lui il a déjà trop à faire et il ne peut pas tout faire. Je l’aide alors à organiser ses taches pour que tout soit faisable. Quand mon enfant peut, en général il fait ce que je lui demande.

Le test de la barrière
Quand mon enfant dépasse les limites dans son comportement, qu’il me fasse une crise à la caisse du magasin pour que j’achète des chewing-gums ou qu’il me défie avec un propos virulent,  je me souviens d’un conseil reçu de ma maman.  Les enfants ont besoin de se sentir en sécurité et de savoir qu’on est capable de poser un cadre solide autour d’eux pour les protéger de ce monde qu’ils ne maîtrisent pas. Un peu comme une barrière de balcon qui protège et empêche de tomber dans le vide. Régulièrement mon enfant va venir tester si la barrière est solide. A moi de lui prouver que c’est le cas. Si je crie, je crée l’effet inverse et provoque chez lui un sentiment d’angoisse et de peur. Donc je pose fermement la limite et je ne décroche pas de mon cadre. Il en a besoin pour être rassuré.

Partagez vous aussi vos trucs pour arrêter de râler sur vos enfants sur le blog de Christine Lewicki, auteur de J'arrête de râler aux éditions Eyrolles

 

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Par MILUNE le 20 janvier 2013 à 11h37
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Bravo ! 7 trucs qui semble plausibles et efficaces à tester ......

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