Plongée

L'essor de la plongée féminine et responsable

Publié le 17 mai 2019
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© © Seacrush.com

1 De plus en plus de femmes plongeuses

Il y a encore un quart de siècle, les plongeuses ne représentaient qu’entre 10 et 15% des pratiquants de la plongée. Depuis une petite dizaine d’années, l’activité perçue comme un “sport de mecs” s’est féminisée. L’organisme de formation américain PADI a largement contribué à changer l’image de ce sport en le démocratisant et en développant l’aspect loisir de la plongée. Dans la foulée, les fabricants de matériel se sont mis à lancer des gammes adaptées. De palmes trop larges à des combinaisons taillées pour hommes, on est passé à des équipements féminins, enfin. Et en 2012, pour la première fois, le salon de la plongée en France est dédié aux femmes.

© Raies manta © Seacrush.com

2 Du sport de combat à la protection des fonds marins

Ce sont aussi d’autres femmes qui ont inspiré les plongeuses en herbe à franchir le pas. De la sensibilisation à la protection des requins et des coraux à l’exploration de grottes sous-marines en passant par la création d’aires marines protégées, quelques héroïnes sous-marines ont ouvert le chemin d’un autre type de plongée, axé sur la préservation de la faune et la flore aquatiques. Parmi elle, le docteur Sylvia Earle, océanographe américaine de 83 ans, surnommée “Her Deepness” – Sa Profondeur – par le New Yorker! Exploratrice pour le National Geographic depuis 1998, elle est aussi la première femme scientifique à avoir dirigé la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) aux États-Unis. Auteure de plus de 150 publications dédiées à la sensibilisation du monde marin, réalisatrices de documentaires primés, elle a reçu plus de 100 prix et distinctions depuis le début de sa carrière. Plus récemment, elle a lancé Mission Blue, un programme visant à mettre en œuvre des Zones d’espoir (Hope Spots), un réseau mondial d’aires marines protégées. “Même si vous n’aurez jamais la chance de voir ou de toucher l’océan, il vous touche à chaque respiration, chaque goutte d’eau que vous buvez, chaque bouchée que vous consommez. Tout le monde, où que ce soit, est inextricablement lié et totalement dépendant de l’existence de la mer”, a-t-elle déclaré dans son ouvrage Le Monde est Bleu : comment notre destin et celui de l’océan ne font qu’un. (...)

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© Parce national de Komodo © Seacrush.com

3 SeaCrush et son parti pris éco-responsable

Le Mozambique n’est pas la seule destination proposée par SeaCrush.com. “Nous choisissons des destinations avec une vie marine riche, et ce, toujours à la bonne saison. La plupart des agences de voyage de plongée cherchent à devenir le Booking.com de la plongée, en couvrant quasiment toutes les destinations toute l’année. Il devient très difficile pour les plongeurs de faire un choix. Notre parti pris est d’offrir seulement “le meilleur”, tout en ayant des voyages accessibles à tous les budgets“, explique Isabelle dont la startup s’est aussi engagée à ne travailler qu’avec des partenaires agissant pour un tourisme durable. “Nous proposons des sites où les courants se rencontrent et attirent du “gros” comme l’île de Socorro au Mexique, connue pour ses raies manta océaniques, Komodo en Indonésie, ou encore l’île Cocos au Costa Rica ou les Galapagos, offrant des bancs de requins marteaux. Il y a aussi Fakarava en Polynésie Française où la reproduction des mérous attire des centaines de requins chaque année. Un spectacle extraordinaire que Laurent Ballesta a de nombreuses fois documenté”, dévoile-t-elle. Sans oublier bien sûr des destinations qu’elle qualifie de “plus confidentielles” comme la Birmanie, et d’autres comme Cuba ou Raja Ampat en Indonésie qui montent beaucoup en ce moment et “offrent une biodiversité incroyable avec des récifs épargnés par le tourisme de masse”.

© © Seacrush.com

4 Les plongeuses recherchent des expériences extraordinaires

Parmi nos clients, nous avons 60 % de femmes. Nos clientes sont avides de découvertes, elles voyagent pour moitié seules aux quatre coins du monde. Elles ont envie de rencontrer de nouvelles têtes et de revenir avec des souvenirs inoubliables. Elles nous demandent conseil car elles se reconnaissent dans nos valeurs de respect de la vie marine et elles savent qu’on les enverra dans des éco-resorts ou des bateaux à taille humaine, avec une atmosphère détendue et toujours ultra-pro. Nous avons personnellement sélectionné tous nos partenaires et plongé avec la plupart d’entre eux”, explique Isabelle. Pour encourager les plongeurs à adopter des comportements respectueux envers la vie marine, Isabelle et Michael ont créé sur SeaCrush.com un réseau de plongeurs cooptés. “On a créé un réseau social de plongeurs ‘reef-friendly’ c’est à dire ‘respectueux des récifs’. Un peu comme sur LinkedIn, les plongeurs créent un profil, leur CV de plongée, et ils peuvent s’évaluer – de manière anonyme et confidentielle – entre “buddies” ou “potes de plongée”. On a mis en place ce système car on a envie de renforcer les bonnes pratiques sous l’eau et de faire des plongeurs les premiers ambassadeurs de l’océan“, explique Isabelle. Un réseau où pour une fois les femmes plongeuses sont sur-représentées !

© fembio

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Le nombre de plongeurs certifiés augmente de près d'un million chaque année. Cette discipline à l'origine "masculine" tend à se démocratiser chez les femmes. Et cela va de concert avec la protection des fonds marins.

D’après l’organisme international de formation de plongée PADI, il y aurait 24 millions de plongeurs et de plongeuses certifiés dans le monde. Chaque année, plus d’un million de plongeurs additionnels sont formés. Alors que le tourisme de la plongée croît très rapidement, quid des femmes dans cette fréquentation humaine sous-marine? Ne représentant qu’un peu plus d’un tiers des plongeurs certifiés, elles sont chaque année plus nombreuses et bien conscientes de l’importance de plonger en respectant l’environnement selon la startup SeaCrush.com, agence de voyages plongée spécialisée sur les destinations à plus haute biodiversité. Portraits de grandes dames de la plongée et d’une start-up qui oeuvre pour un tourisme de la plongée durable.

De plus en plus de femmes plongeuses

Il y a encore un quart de siècle, les plongeuses ne représentaient qu’entre 10 et 15% des pratiquants de la plongée. Depuis une petite dizaine d’années, l’activité perçue comme un “sport de mecs” s’est féminisée. L’organisme de formation américain PADI a largement contribué à changer l’image de ce sport en le démocratisant et en développant l’aspect loisir de la plongée.

Dans la foulée, les fabricants de matériel se sont mis à lancer des gammes adaptées. De palmes trop larges à des combinaisons taillées pour hommes, on est passé à des équipements féminins, enfin. Et en 2012, pour la première fois, le salon de la plongée en France est dédié aux femmes.

Du sport de combat à la protection des fonds marins

Ce sont aussi d’autres femmes qui ont inspiré les plongeuses en herbe à franchir le pas. De la sensibilisation à la protection des requins et des coraux à l’exploration de grottes sous-marines en passant par la création d’aires marines protégées, quelques héroïnes sous-marines ont ouvert le chemin d’un autre type de plongée, axé sur la préservation de la faune et la flore aquatiques.

Parmi elle, le docteur Sylvia Earle, océanographe américaine de 83 ans, surnommée “Her Deepness” – Sa Profondeur – par le New Yorker! Exploratrice pour le National Geographic depuis 1998, elle est aussi la première femme scientifique à avoir dirigé la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) aux États-Unis. Auteure de plus de 150 publications dédiées à la sensibilisation du monde marin, réalisatrices de documentaires primés, elle a reçu plus de 100 prix et distinctions depuis le début de sa carrière.

 

À lire sur FemininBio : Voyager autrement, Huit destinations écolo en France

 

Plus récemment, elle a lancé Mission Blue, un programme visant à mettre en œuvre des Zones d’espoir (Hope Spots), un réseau mondial d’aires marines protégées. “Même si vous n’aurez jamais la chance de voir ou de toucher l’océan, il vous touche à chaque respiration, chaque goutte d’eau que vous buvez, chaque bouchée que vous consommez. Tout le monde, où que ce soit, est inextricablement lié et totalement dépendant de l’existence de la mer”, a-t-elle déclaré dans son ouvrage Le Monde est Bleu : comment notre destin et celui de l’océan ne font qu’un.

Comment ne pas être inspiré par Her Deepness et suivre son modèle ainsi que celui d’autres femmes qui lui ont emboîté le pas comme Andrea Marshall, biologiste américaine et co-fondatrice de la Fondation Marine Megafauna. Son dada : la protection des raies mantas, une passion qui lui a valu le surnom de “Queen of Mantas” – la Reine des Raies Mantas – ! C’est à Tofo au Mozambique, où les raies sont attirées par un phénomène de remontée de nutriments, qu’Andrea a créé sa fondation avec Simon Pierce, spécialisé sur les requins baleine.

Si vous avez envie de vous mettre dans la peau d’un biologiste marin et contribuer à l’oeuvre d’Andrea, la plateforme SeaCrush.com organise des séjours de plongée couplés à quelques jours d’immersion avec l’équipe locale de Marine Megafauna Foundation: “Les plongeurs et même des non-plongeurs peuvent suivre les activités de la fondation spécialisée dans la protection des “géants de l’océan”. Ils peuvent aussi découvrir comment est impliquée la communauté locale, adultes et enfants, dans la protection des océans”, explique Isabelle Barbier, co-fondatrice avec Michael Lake de la startup, lancée en février 2018.

SeaCrush et son parti pris éco-responsable

Le Mozambique n’est pas la seule destination proposée par SeaCrush.com. “Nous choisissons des destinations avec une vie marine riche, et ce, toujours à la bonne saison. La plupart des agences de voyage de plongée cherchent à devenir le Booking.com de la plongée, en couvrant quasiment toutes les destinations toute l’année. Il devient très difficile pour les plongeurs de faire un choix. Notre parti pris est d’offrir seulement “le meilleur”, tout en ayant des voyages accessibles à tous les budgets“, explique Isabelle dont la startup s’est aussi engagée à ne travailler qu’avec des partenaires agissant pour un tourisme durable.

Nous proposons des sites où les courants se rencontrent et attirent du “gros” comme l’île de Socorro au Mexique, connue pour ses raies manta océaniques, Komodo en Indonésie, ou encore l’île Cocos au Costa Rica ou les Galapagos, offrant des bancs de requins marteaux. Il y a aussi Fakarava en Polynésie Française où la reproduction des mérous attire des centaines de requins chaque année. Un spectacle extraordinaire que Laurent Ballesta a de nombreuses fois documenté”, dévoile-t-elle.

Sans oublier bien sûr des destinations qu’elle qualifie de “plus confidentielles” comme la Birmanie, et d’autres comme Cuba ou Raja Ampat en Indonésie qui montent beaucoup en ce moment et “offrent une biodiversité incroyable avec des récifs épargnés par le tourisme de masse”.

À lire sur FemininBio: Voyage au Brésil en éco-lodges

 

Les plongeuses recherchent des expériences extraordinaires

Parmi nos clients, nous avons 60 % de femmes. Nos clientes sont avides de découvertes, elles voyagent pour moitié seules aux quatre coins du monde. Elles ont envie de rencontrer de nouvelles têtes et de revenir avec des souvenirs inoubliables. Elles nous demandent conseil car elles se reconnaissent dans nos valeurs de respect de la vie marine et elles savent qu’on les enverra dans des éco-resorts ou des bateaux à taille humaine, avec une atmosphère détendue et toujours ultra-pro. Nous avons personnellement sélectionné tous nos partenaires et plongé avec la plupart d’entre eux”, explique Isabelle.

Pour encourager les plongeurs à adopter des comportements respectueux envers la vie marine, Isabelle et Michael ont créé sur SeaCrush.com un réseau de plongeurs cooptés. “On a créé un réseau social de plongeurs ‘reef-friendly’ c’est à dire ‘respectueux des récifs’. Un peu comme sur LinkedIn, les plongeurs créent un profil, leur CV de plongée, et ils peuvent s’évaluer – de manière anonyme et confidentielle – entre “buddies” ou “potes de plongée”. On a mis en place ce système car on a envie de renforcer les bonnes pratiques sous l’eau et de faire des plongeurs les premiers ambassadeurs de l’océan“, explique Isabelle. Un réseau où pour une fois les femmes plongeuses sont sur-représentées !

 

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