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Mode

Seconde main et vide-dressing : la nouvelle façon de consommer des fashionistas

Sarah, l'organisatrice du vide-dressing, est la jeune femme blonde sur la gauche.
Anaïs Carpentier
Anaïs Carpentier
Anaïs Carpentier
le 26 novembre 2014
Un vêtement de seconde main ? Le must pour les fashionistas responsables. Non seulement c'est bon pour le porte-monnaie, mais c'est aussi acquérir un vêtement qui a une histoire. Reportage.

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Compiègne, un dimanche de novembre, en début d’après-midi. Les premières jeunes femmes s’avancent dans la salle de la brasserie, prêtée pour l’occasion, curieuses de découvrir le vide-dressing organisé par une poignée de copines, toutes férues de mode.

Un remède contre les porte-monnaie percés

D’abord initiée par Sarah, une blogueuse de 23 ans, l’idée de vendre ses fringues pour trois fois rien, entre copines et dans une ambiance girly, a vite gagné le cœur de certaines de ses amies et des propriétaires de la brasserie. "On voulait faire bouger la ville, explique la jeune femme, télé conseillère dans la vraie vie. Et aussi gagner un peu d’argent !".
Mission réussie pour la petite dizaine de vendeuses qui récolteront à la fin de la journée entre 100 et 200 € chacune. Elles sont commerciale, diététicienne, chargées de communication… des métiers plutôt éloignés de la mode. Qu’importe ! Elles adorent les fringues, "sans trop dépenser". Vers 16 heures, la salle de la brasserie est comble. On chine parmi les vêtements et les accessoires en excellent état, et on en profite pour déguster une part de gâteau et quelques bonbons, mis à disposition à l’entrée.
"En marge de la vente, nous avons prévu des animations, explique Sarah. Spécialiste de l’onglerie, masseuse, créatrice de bijoux… Il y a de quoi tester des nouveautés, pour pas un sou".

La surconsommation bannie du langage

Pour essayer les vêtements, direction les toilettes. Là, une demoiselle enfile une robe en dentelle. "On se prête déjà les vêtements entre copines, explique-t-elle. Alors acheter les vêtements des autres, ce n’est pas un problème !"
Pour Mathilde, la fripe c’est un état d’esprit. "Je ne m’habille pratiquement qu’en seconde main, avoue t-elle. Je parcours les friperies, toujours à la recherche de la bonne affaire. Au début, c’était à cause de la crise, je n’avais plus les moyens de m’habiller dans les boutiques classiques. Maintenant, c’est pour le plaisir et parce que j’ai appris à lutter contre la surconsommation".

La vague du vintage et du vêtement d’occasion a débarqué en France vers 2008. A la fois rébellion contre la surconsommation et moyen de s’acheter de nouveaux vêtements pour quelques euros, la fripe a gagné les générations les plus jeunes. Porter un vêtement qui l’a déjà été n’est plus ringard ou rédhibitoire, loin de là. "J’aime savoir que mon pull a une histoire, lâche une cliente du vide-dressing de Sarah, et j’adore savoir qu’il en commence une nouvelle avec moi".

Vinted à l’abordage des férues de mode d’occasion

Sarah et quelques unes des autres vendeuses se sont rencontrées sur Vinted, un réseau social dédié à la mode seconde-main. Le site rassemble aujourd’hui plus de 4 millions de membres dans 7 pays et fait un tabac, surtout chez les 18-30 ans. Depuis un peu plus d’un an, les Françaises peuvent vendre et acheter des vêtements et des accessoires et discuter entre elles sur des forums. Anne, une acheteuse interrogée, avoue "ne plus se tourner automatiquement vers les boutiques classiques. Quand je cherche une robe par exemple, je pense d’abord à la seconde main et à Vinted".

Sarah et ses acolytes préparent déjà le prochain vide-dressing, prévu en février ou mars. L’équipe promet de nouvelles surprises à ses clientes, plus nombreuses à chaque événement.

Retrouvez Anaïs sur son site, "Quand je serai grand, je serai... journaliste"

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