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3 questions pour comprendre le jeûne intermittent, ou "fasting"

Jeûne intermittent : comment se lancer ?
Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs jeûnaient régulièrement car ils ne disposaient pas de beaucoup de ressources alimentaires
Alimentation saine : changez de vie ! Alimentation saine : changez de vie !
Léa Dechambre
Léa Dechambre
le 13 juillet 2020
Le jeûne intermittent est devenu avec les années, une véritable tendance nutritionnelle. Il est pratiqué en général avant l'été ou après les fêtes pour détoxifier l'organisme et perdre du poids. Ce changement d'alimentation est plus sain et plus naturel que les régimes. Le jeûne aurait aussi de nombreux bienfaits pour notre santé physique et mentale.

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Le terme "jeûne intermittent" vient du latin "intermittere" qui signifie "interrompre". Vous interrompez une période de jeûne lorsque vous mangez. Il y a donc une alternance entre une phase de jeûne dans laquelle vous ne mangez pas et une phase de repas dans laquelle vous mangez vos repas normalement. Le jeûne va à l’encontre des idées de santé classiques qui nous rappellent souvent l’importance de ne pas sauter de repas.

Et pourtant, de nombreuses études tendent à prouver que nos métabolismes sont au contraire constitués pour supporter ce genre d’expérience, voire tout simplement qu’ils fonctionneraient mieux ainsi. Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs jeûnaient régulièrement par intermittence car à l’époque, ils ne disposaient pas de l’abondance et de l’omniprésence des ressources alimentaires que nous avons aujourd'hui. C’est pour cela qu’ils alternaient des périodes riches en provisions (cerfs, œufs, graines, fruits) avec des périodes de disettes où les maigres trouvailles suffisaient pour survivre.

Comment ça marche ?

Il existe plusieurs variantes du jeune intermittent. Le concept est très simple : chaque variante indique la durée des phases de jeûne et des phases d'alimentation. Vous décidez de la forme qui vous convient le mieux en fonction de vos habitudes alimentaires et de votre routine quotidienne. Les débutants commencent généralement avec le 16/8 alors que les plus habitués passent rapidement à des journées entières de jeûne. 

  • Pour le 16/8, on reste 16 heures sans manger chaque jour. Mangez par exemple à 13h et 20h. Entre 21 heures et 13 heures le lendemain, vous avez donc 16 heures de jeûne et une plage horaire de 8 heures pour manger deux voir trois repas. Ce rapport peut évoluer pour aller jusqu'à 17 heures (17/7) et même 18 heures (18/6). Plus la durée du jeûne est longue et plus le jeûne va être efficace.
  • Si vous supportez bien le jeûne et vous n'avez aucun souci à jeûner pendant une journée entière, vous pouvez passer à la variante 36/12. Cela consiste à manger qu'un jour sur deux durant une plage horaire de 12 heures.
  • Le 20/4, c'est 4 heures pour vous nourrir suivi de 20 heures de jeûne. Cette variante s'adresse également aux personnes avancés qui peuvent se passer de nourriture pendant une longue période.

Cette expérience doit aussi respecter votre confort. Vous pouvez vous offrir un jour « off » par semaine. Toute personne décidant à se lancer dans ce genre de pratique doit se sentir prête à s’écouter. On ne jeûne pas « coûte que coûte », on jeûne dans la mesure où l’on est capable de saisir et d’accepter ses limites qui pourront évoluer au fil du temps. Vous pouvez l'essayer une semaine comme l'adopter pour toute la vie.

>> A lire sur Femininbio Jeûne intermittent: débuter

Comment se lancer ?

Les premiers jours sont les plus difficiles. Mais patience ! Après quelques jours, la sensation de faim va disparaître et vous allez remarquer les effets positifs que le nouveau rythme a sur votre santé. D'ici là, n'oubliez pas : plus vous pensez à la nourriture, plus vous en avez envie. Pendant les premiers jours, il est préférable de se distraire par le sport ou d'autres activités de méditation et de relaxation. Vous pouvez aussi en profiter pour faire le plein d'hydratation. Eau, thé, tisane et café sans sucre seront vos meilleurs amis si la faim pointe le bout de son nez avant votre premier repas.

Accordez-vous une collation de fruits frais ou oléagineux pour pallier au repas manqué mais seulement si vous en ressentez le besoin et non par gourmandise. Pendant les repas, favorisez des plats riches en végétaux, en céréales complètes, en protéines maigres et en acides gras essentiels.

Quels sont les bienfaits ?

Perte de poids

La perte de poids est facilitée par un apport réduit en calories puisque si vous supprimez un repas, vous ingérez moins de calories. Le sentiment de faim diminue au bout de quelques jours ce qui vous permet d'éviter de grignoter. Or même si certains sont "sains" (fruits, fruits secs), ces fringales sont sources de fatigue et d’encrassement de l’organisme dans la mesure où ils sollicitent en permanence le système digestif qui s’épuise à travailler en continu. Le jeûne permet aussi de diminuer le stockage des graisses et de sucre dans l'organisme. L'insuline est aussi mieux stabilisée dans le sang, ce qui est intéressant pour les diabétiques de type 2.

Détoxification de l'organisme

Le jeûne intermittent décongestionne le foie et assainit l'intestin. Grâce à ce décrassage, le métabolisme (transit, circulation) fonctionne mieux. La tension artérielle se normalise et les triglycérides (acides gras), le cholestérol et les radicaux libres (vieillissement cellulaire) sont en baisse. 

>> A lire sur Femininbio Jeûne intermittent : à mi-parcours

Regain d'énergie

Ces longues pauses « offertes » au système digestif sont autant d’énergie retrouvée. La mise en période de jeûne, même brève met le corps en alerte (de façon positive) et des hormones de « survie », très dynamisantes, se réveillent : la dopamine et la sérotonine. Grâce au jeûne, votre corps a aussi la possibilité de produire davantage d'hormones de croissance qui participent au renouvellement cellulaire des muscles.

Le jeûne intermittent peut également réduire le stress oxydatif et augmenter la croissance de nouvelles cellules nerveuses. Cela permet de mieux vous concentrer et de mieux dormir.

Attention ! Le jeûne intermittent est déconseillé aux femmes enceintes, aux personnes souffrant de troubles alimentaires, d’hypoglycémies, de problèmes hormonaux ou de pathologies. Il n’est pas non plus forcément adapté aux personnes devant prendre des médicaments. Si vous suivez un traitement, demandez conseil à votre médecin avant de vous lancer.

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