Partenaire
Inspirer, Faire du bien

Poils

En 2020, assumons nos poils sous les aisselles !

Pourquoi ne faut-il pas avoir honte de ses poils sous les bras ?
Une aisselle poilue ne transpirera pas plus qu'une aisselle épilée
Billie / unsplash
Tabou : les mots que l'on n'ose pas prononcer Tabou : les mots que l'on n'ose pas prononcer
Léa Dechambre
Léa Dechambre
le 03 juillet 2020
Selon une étude Ipsos de 2013, 87 % des Françaises n'envisagent pas leurs aisselles autrement qu'impeccablement épilées. La pilosité est un tabou qui impose de se débarrasser de chaque petit poil lorsqu’on fait partie de la gente féminine. Mais ces dernières années de nombreuses femmes laissent pousser leurs poils. Pourquoi ne pas vous laisser tenter par cette expérience ?

Partenaire

Nous sommes obsédés par la propreté, le net, le désodorisé et cela ne date pas d'hier. Dès le Moyen Âge, les femmes ont l'habitude de se rendre aux étuves pour y enlever leur poils. La veille du mariage, ce travail est même confié à une "épilatrice". Le corps sans poils marque, paradoxalement, le passage du statut de petite fille à celui de femme. 

Régulateur de température corporelle

Les poils ne sont pourtant pas là par hasard. Ils servent d'abord à nous protéger des rayons UV du soleil et des variations de température extérieure. Quand il fait très chaud, ils retiennent la sueur de la peau, ce qui évite la déshydratation de l'organisme. Lorsqu'il fait froid, ils se dressent pour emprisonner une couche d’air tiède qui fait office de couverture et évite la perte de chaleur. Ils offrent aussi une protection contre un frottement douloureux entre le bras et la poitrine.

D'autre part, les poils ont un rôle important dans l'attirance sexuelle. Leur racine capte les sensations de contact plus que ne le fait la peau. Ils assurent la propagation des phéromones, ces substances inodores qui éveillent l’attraction sexuelle à distance. S’en priver, gomme la composante olfactive du sex-appeal. Les poils ont un rôle essentiel dans le toucher. Nous sommes capables de percevoir un contact physique par le seul biais des poils, avant même que l'épiderme ne soit stimulé.

>> A lire sur FemininBio Poils : et si on arrêtait de s'épiler ?

Irrite la peau 

Ne pas s'épiler ou se raser fait du bien à notre porte-monnaie. Rappelons que cela fait des décennies qu'on nous pousse à dépenser des fortunes en rasoirs, cire, et instituts. C'est aussi un sacré gain de temps. Mine de rien, l’épilation à la cire au rasoir, n’est pas anodin pour notre peau. La cire chaude et l’arrachage qu’elle impose à forte dose fragilise la peau si fine des aisselles.

Votre charge mentale est aussi allégée puisque vous respectez enfin votre corps sans vous forcer chaque semaine à lui faire du mal

>> A lire sur FemininBio La transpiration, un phénomène naturel

Réduire l'odeur

Une aisselle poilue ne transpirera pas plus qu'une aisselle épilée. Par contre, l'odeur dégagée par une aisselle velue sera plus forte car les poils retiennent les odeurs. L'interaction entre la sueur produite par les glandes sudoripares apocrines que l'on trouve sous les bras et les bactéries présentes à la surface de la peau créé cette odeur nauséabonde. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les déodorants contiennent des antiseptiques.

Tournez-vous donc vers des déodorants naturels, de préférence sans sels d'aluminium, pour ne pas irriter la peau. Les huiles essentielles sont aussi une bonne alternative puisqu'elles sont antibactériennes, antifongiques, astringentes et laissent une odeur forte sur la peau puisqu'elles sont pures. Vous pouvez aussi essayer de concocter vos propres remèdes anti-transpi avec de la sauge, du bicarbonate ou du talc.

Abonnez-vous à FemininBio en version papier / pdf ou achetez notre dernier numéro en kiosque ou en magasin bio !

Partenaire

Vous aimerez peut-être

Coups de cœur

Chaque semaine, des partages conscients et inspirants dans votre boîte mail.

Inscrivez-vous gratuitement !

Partenaire