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Entrez en raisonnance avec la nature dans le livre "Nos saisons, une métamorphose intérieure" d'Anne Ducrocq

Anne Ducrocq
Par Anne Ducrocq
le 16 avril 2021

Nos saisons - une métamorphose intérieure nous invite à l'épanouissement en harmonie avec la nature. A travers différentes illustrations et citations, ce livre explore l'énergie, le sens et le langage de chaque saison. Une invitation méditative sur les bienfaits de la nature qui nous environne par Anne Ducrocq.



1. Le printemps : Petit lac avec bateau, Edvard Munch

Un exercice spirituel aux couleurs de printemps pourrait être de canaliser l'énergie de la colère qui s'exprime à cette saison. Cette énergie risque de tout emporter sur son passage, y compris le meilleur. Quels sont ces feux intérieurs qui me réchauffent ou me brûlent? Les regarder dans les yeux, les nommer. Leur donner un avenir ou le sceller, ce qui doit mourir meurt et se transforme.
On peut essayer de traiter le mal par le bien et chercher à réorienter cette émotion négative, mal orientée. Par exemple, en accueillant d'autres façons de voir, de penser. Une fois dégagé ce qui fait obstacle à la germination de nos idéaux qui se sont réveillés avec le printemps, on peut entrer dans une démarche spirituelle de pardon, elle va si bien avec le printemps qui veut recommencer à zéro, à tout prix ! La lumière veut tout éclairer, tout séparer, tout sauver.

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Le printemps a mis nos énergies en mouvement. Bientôt, les fleurs fanent. La nature, qui a pris son élan à l'équinoxe de mars, va attendre son apogée. les premiers fruits s'annoncent, l'été approche. Nous sommes recréés, nés à nouveau, sortis de nos hivers anciens. Il est temps de se préparer à entrer dans le feu de l'été. Nos émotions, nos envies nos élan vont vers leur accomplissement.

2. L'automne : Feuilles de ginkgo, l'arbre aux quarante écus

En automne, plus conscients que jamais de l’impermanence, nous sommes attentifs au présent, nous arrivons à concevoir notre vie comme un moment passager. Nous avons muri, ri, pleuré, aimé, appris, nous récoltons une dernière fois, avant le voyage hivernal, les céréales come le blé et le maïs, et des fruits de toutes sortes, pommes, poires, coings, châtaignes, noix, noisettes et raisin. La moisson n’attend pas, le sucre dans les fruits accélère leur murissement, il ne faut pas tarder à les cueillir car ils seront vite perdus. La vigne se courbe sous le poids du raisin, fruit de la terre par excellence. En France, le ban des vendanges (autorisation officielle de commencer la récolte) a été longtemps l’évènement marquant de l’automne. Joie, ivresse et surabondance sont associés aux vendanges dont Dionysos est le dieu.

Après la récolte, les plantes ayant rempli leur mission vont se reposer. C’est généralement à ce moment que se forment les bourgeons, même s’ils ne sont pas visibles. Pendant ce temps, l’homme poursuit sur sa lancée il a assez de force pour tenir, les saisons précédentes lui ont donnée celles dont il a besoin. Il sait faire des efforts, et les doser, il sait s’entourer, et dépendre moins de l’extérieur. Il sait que la courbe va décliner, mais il connaît sa place.
Sa vie est dense, elle a de la valeur.

La vie, chemin d’initiation et de mutation, n’est jamais immobile, on observe le jour et la nuit, les années qui passent. Notre corps, au même rythme que l’Univers, change et se transforme.

3. L'hiver : Fosters Pond, Arno Rafael Minkkinen, photographie

Nous avons tendance, avec les fleurs, avec les autres ou avec nous-mêmes, à vouloir forcer la croissance naturelle des choses, à ne pas respecter leur tempo. Personne n'a le même rythme, mais tout et tous ont besoin de temps. L'énergie vitale, qui fait pousser les genêts et les navets, renouvelle le cellules de l'homme et permet au cosmos de s'étendre, ne s'éteint pas ; en hiver, elle se repose.

Le programme, de croissance et de décroissante, est annoncé. L'hiver, notre terre est mise en jachère. Un repos temporaire au service de la Vie. LA mort hivernale est mort apparente et non réalité. Elle est mort, mais pour un changement de vie. Le temps est au calme et au silence, la terre retient son souffle et l'intériorise. Nous nous somme assez exposés, nous prenons nos quartiers d'hiver. Minuit plein sonne.

4. Les saisons sont des portes : Daleth, Frank Lalou, encre sur papier

La lettre daleth (ou dalet), quatrième de l'alphabet hébraïque, est une lettre initiatique. Elle est un passage à franchir, la porte du monde et de la connaissance, mais aussi le retour vers l'Eden. Sa valeur numérique est le quatre. Le quatrième jour de la Création correspond à l'apparition des corps lumineux rythmant les saisons, les jours et les années ; c'est le moment de la séparation de la lumière et des ténèbres. C'est une porte à franchir pour qui sait voir.

Le livre : Nos saisons - une métamorphose intérieure, Anne Ducrocq, La Martinière, mars 2021.

Nos saisons intérieures : couverture
(©Ed. La Martinière)

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