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Anosmie : comment utiliser les huiles essentielles pour soulager un covid long ?

Par Raphaël Gruman
Publié le 25 février 2022

Utiliser des odeurs de synthèse ou des huiles essentielles connues afin de mettre en place des ateliers peut être intéressant lorsque l’on souffre d’anosmie (perte du gout). Cela peut permettre notamment d’appréhender ou en tout cas de mesurer les symptômes. L'ouvrage "Soulager le COVID long, les solutions naturelles", paru aux éditions Leduc, propose notamment des ateliers olfactifs destinés à aider les personnes souffrant d'anosmie près avoir été infectées par le Covid-19.


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Anosmie : Utiliser les huiles essentielles pour rééduquer son odorat

On peut imaginer mettre en place un atelier à la maison avec un Loto des odeurs ou autres coffrets du commerce proposant des flacons remplis d’odeurs (de synthèse) de cuisine, d’enfance, etc.

Mais l’utilisation de flacons d’huiles essentielles, a l’avantage du 100 % naturel et de véhiculer des molécules odorantes subtiles, complexes + une multitude de « petites molécules » thérapeutiques qui n’existent que dans le monde naturel + les émotions et l’âme portées par ces molécules, ce que savent tous les parfumeurs professionnels et les personnes qui manient les huiles essentielles.

Claire Martin, neurobiologiste de l’odorat au CNRS, a ainsi mis au point un protocole simple à base de 4 huiles essentielles : citron, clou de girofle, géranium (ou rose), eucalyptus.

Le principe : on entraîne son olfaction :

• soit en versant 2 gouttes d’huile essentielle dans 50 ml d’eau et en respirant le mélange obtenu,

• soit en respirant les flacons ouverts vides 2 fois par jour. … une fois sans lire l’étiquette (à l’aveugle, afin de se concentrer sur le sensoriel), puis une fois en la lisant (pour bien relier l’odeur à la bonne plante, donc se concentrer sur la connexion mentale).

À raison de 5 minutes matin et soir pendant 12 semaines (oui, c’est long).

Dès le 4e jour, le patient peut commencer à percevoir des odeurs, même « lointaines », même sans les identifier : c’est évidemment le signe que l’on est sur le bon chemin. La rééducation doit se poursuivre durant plusieurs mois, c’est normal.

Le réflexe : Posez 1 goutte de votre HE favorite (très important) sur la face interne de chaque poignet, et respirez matin et soir durant 5 minutes, jusqu’à ce que le parfum s’estompe. Il est bien sûr indispensable qu’il s’agisse d’une HE douce pour la peau, donc le plus souvent issue d’une fleur – lavande officinale, bois de rose… ou encore d’orange douce, super-apaisante. Si vous avez la peau particulièrement fragile, diluez-la à 50/50 dans une huile végétale (= 1 goutte d’HE dans 1 goutte d’HV d’amande douce, par exemple) avant de l’appliquer. En effet, il faut tenir compte que même si elle est « douce », vous allez l’appliquer chaque jour au même endroit, et en plus sur une zone cutanée particulièrement fine.

Si vous hésitez sur le choix de l’huile essentielle, rabattez-vous sur une HE de vanille, odeur enfantine quasi « universelle » qui renvoie à nos premières semaines après notre naissance, puisque l’odeur de maman (allaitement notamment/lait maternel) possède alors des molécules communes avec celles de la vanille. Vous pouvez aussi utiliser un macérat huileux (en l’occurrence, ici, de vanille) : déjà dilué, utilisable en l’état.

Pour vous aider, vous pouvez essayer de trouver un thérapeute spécialisé en aromathérapie et/ou en OSTMR (Olfactory Stimulation Therapy and Memory Reconstruction). Sinon, préparez vous-même un flacon rempli pour moitié d’HV (amande douce recommandée en raison de son odeur neutre), pour moitié de 2 ou 3 HE qui évoquent « quelque chose de fort » pour vous. Du pin ? Du yuzu ? Du romarin ? De l’encens ? De l’ylang-ylang ? De la rose ?

A lire aussi : Perte de goût : Comment stimuler ses papilles ?

Boite à outils pour retrouver l'odorat

• Adoptez une hygiène nasale rigoureuse – ce qui ne veut pas dire non plus se récurer le nez toute la journée. Notamment nettoyez matin et soir l’intérieur de votre nez avec un spray isotonique d’eau de mer, ou à défaut de sérum physiologique. L’hygiène nasale est banale et quotidienne en Inde, où l’on pratique le Jala neti comme nous, la douche.

Jala neti, mode d'emploi : Avec une espèce de petit entonnoir appelé le lota, on instille dans une narine un mélange d’eau tiède et de sel – comptez 9 grammes de sel pour 1 litre d’eau, c’est donc exactement le même principe que le sérum physiologique ou l’eau de mer. Le liquide sort par l’autre narine. On procède des deux côtés. À pratiquer au-dessus du lavabo ! Le liquide ne doit pas couler dans la gorge, ni partout dans la salle de bains !

• Évitez toute nouvelle agression de la muqueuse nasale : pas de tabac (ni actif, ni passif), pas d’inhalations agressives, lavage régulier des fosses nasales si vous êtes en milieu pollué, etc.

• Les médecins proposent généralement aux patients un traitement long à base de corticoïdes pour réduire l’inflammation. Vous pouvez le compléter par des huiles essentielles qui possèdent elles aussi des propriétés fortement anti-inflammatoires, comme celles de gaulthérie – pas vraiment faite pour le nez tellement elle sent fort, mais ce sera cependant un bon test si vous ne la sentez pas ! – de lavande officinale, de romarin à camphre, d’eucalyptus citronné…

• Et pour les malades ayant aussi perdu le goût, ce qui n’est pas systématique (on peut perdre l’odorat mais pas le goût), sachez qu' il revient en 2 mois pour plus de 90 % d’entre eux.

Extrait de l'ouvrage "Soulager le COVID long, les solutions naturelles", de Raphaël Gruman et Alex Brunet Hamadi, ed. Leduc

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