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Musique

Entre histoire et sciences, l'impact de la musique sur notre inconscient

Au-delà de la sphère religieuse, la musique continue d’élever les âmes et les cœurs par sa beauté.
Vidar Nordli-Mathisen / Unsplash
Pouvoir du son Thérapies sonores et vibration
Geoffrey Secco
Par Geoffrey Secco
le 14 février 2021

Quand on pense à la spiritualité on pense à juste titre au calme et à l'apaisement, mais on associe rarement cela à la musique. Et pourtant musique et spiritualité s'associent parfaitement, les chants religieux en sont la preuve : la musique permet de se connecter à une part mystérieuse de notre être. Certaines musiques et fréquences ont le pouvoir de nous transcender, de favoriser notre bien-être et de nous éveiller.


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A la base de toute spiritualité, il y a la musique, et cela depuis les cavernes préhistoriques où l’on a découvert que les peintures sacrées ornementaient les parois de lieux particulièrement acoustiques.

Depuis, la musique n’a cessé de se développer au sein des religions. Le sorcier des tribus premières convoque les esprit à l’aide du tambour, le prêtre égyptien chante dans la pyramide pour guider l’âme du défunt, les rabbins sélectionnent leurs chanteurs pour interpréter les psaumes. Des tambours mongols aux chants grégoriens d’Europe, la musique accompagne les rituels, jusqu’au fin fond de l’Amazonie où résonnent les Icaros des guérisseurs.

La musique au cœur de la liberté

Au-delà des contextes religieux, la musique se déploie, se complexifie, s’embellit. L’église ne voit pas ça d’un bon œil, et lors du concile de 30, en 1545, la polyphonie musicale est ciblée pour rendre inintelligible la parole de dieu. La musique continue malgré tout de se développer, et des requiems, ces moments où l’on salut un défunt, sont commandés par des chefs chrétiens à des compositeurs comme Mozart ou Verdi, qui en font de véritables symphonies.

Cette tension entre le dogme et la liberté, entre le texte sacré et la musique, on va la retrouver aussi dans le bouddhisme, comme en témoignent ici les paroles de Bouddha s’adressant à ses disciples : «…il y a 5 dangers à réciter le dharma avec une intonation musicale. Celui qui chante s’attache à son propre chant, les autres membres présents s’attachent à son écoute… et les générations futures imiteront ces pratiques»

Les musulmans, eux, définissent deux formes d’extases musicales : la jouissance esthétique (Tarab), et la jouissance spirituelle (Wajd). Comme elles sont très difficiles à discerner, la musique est interdite dans la plupart des courants islamiques, à l’exception du soufisme.

La beauté universelle de la musique

Pourtant, même sortie de son contexte purement religieux, la musique continue d’élever les âmes et les cœurs par sa beauté. Des états d’extase, proches de ceux de Rumi ou de Sainte Therese d’Avila, sont vécus par des particuliers, dans des moments non rituels. Ces moment de grâce, qualifiés par le philosophe Michel Hulin «d’originaires», tendraient à dire que les religions sont en réalités des créations de nos ancêtres, qui ont voulu revivre ces extases qu’ils avaient vécues de manière spontanées.

>>A lire sur FemininBio : Méditation en musique : les bienfaits du son sur le corps et l'esprit

Aujourd’hui, même si le monde occidental voit une baisse de sa religiosité (plus le PIB par habitant est élevé, moins on prie - enquête du Pew Research Center), l’Homme a toujours besoin de sacré, et le star système a proposé une façon de rentrer en transe que les religions n’offraient plus.

Mais prenons garde aux nouveaux dogmes. Si les religions perdent de leur pouvoir sur la musique, la science, ou du moins ses fanatiques, peuvent à leur tour la contraindre.

La musique symbole de spiritualité

Des scientifiques annoncent que le La actuel (440 Hz) est moins bénéfique que le La 432 Hz, en résonance avec la fréquence de la Terre. L’auteur Masaru Emoto a démontré que l’eau cristallise plus harmonieusement, selon qu’elle est exposée à la musique classique ou au death metal. Écouter des sons binauraux à 5Hz plonge nos cerveaux en mode Thêta, propice à l’apprentissage. Les protéodies du professeur Joël Sternheimer sont des mélodies qui agissent sur les protéines, aujourd’hui diffusées dans des fermes, pour stimuler les défenses immunitaires des plans de vignes. Sur le même principe, le canon de Pachelbela la particularité d'avoir huit notes correspondant exactement aux fréquences d'activités des huit acides aminés primordiales chez l'homme. Tout cela est très intéressant.

Mais gare au dogmatisme. Des scientifiques préconisent d’écouter Pachelbel deux fois par jour. Des spectateurs boycottent les concerts accordés à 440. Alors, je vous en supplie, ne confondons pas musique et fréquence, plaisir musicale et sécrétion enzymatique optimisée, spiritualité et religion. Car seul votre cœur peut vous guider vers la musique et la spiritualité que vous aimez !

L'expert :

Geoffrey Secco est un saxophoniste reconnu. Initié au chamanisme amazonien au Pérou il crée l'expérience de concert sous hypnose pour permettre au public de vivre des expériences intérieures profondes. Il a collaboré avec les plus grands dont Charles Aznavour, Yannick Noah, Patricia Kaas, Manu Dibango et Pascal Obispo. Il a également joué pour la reine d’Angleterre à Windsor et plusieurs chefs d’État. Son site web : Geoffrey Secco. Il sera à l'affiche du spectacle en streaming et en live : Voyage intérieur - un spectacle initiatique avec Bernard Weber le 19 février 2021.

(©Éditions Leduc.s Pratique)

Le livre :

Autobiographie d'une conscience, Geoffrey Secco, aux éditions Leduc.S, 2021

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