Nutrition-santé

Mély de Chaudron Pastel: "Pourquoi j'ai quitté le régime végétarien"

Publié le 22 mars 2017
"Bienveillance", un mot clé pour Mély, naturopathe
"Bienveillance", un mot clé pour Mély, naturopathe
© DR

Après avoir eu une alimentation végétarienne (à tendance végétalienne) pendant 5 ans, Mély a réintégré les produits animaux depuis un peu plus d’un an. Sans critiquer le végéta*isme, elle explique pourquoi elle a reconsidéré son alimentation végétarienne qu’elle appréciait tant et invite à (re)considérer autrement ce qu’est une alimentation saine. Un témoignage à lire sans tarder.

En 2016, Mély devenait la 1e Dauphine de la Miss Bio 2016. Elle est aussi connue à travers son blog, Le Chaudron Pastel, qu’elle tient depuis 2007. Naturopathe, elle partage à travers ses articles & ses vidéos sur YouTube des réflexions personnelles, des coups de cœur, des conseils en naturopathie & bien-être,pour transmettre de la douceur et offrir à tous des graines de réflexions pour cheminer, grandir et s’épanouir.
Après avoir eu une alimentation végétarienne (à tendance végétalienne) pendant 5 ans, elle a réintégré les produits animaux depuis un peu plus d’un an. Elle a livré son témoignage à travers une vidéo sur sa chaîne YouTube, où elle nous amène à (re)considérer autrement ce qu’est une alimentation saine. Son parcours, ses réflexions et son expérience abordent des questions délicates où se mêlent santé et choix.

Tu as eu une alimentation végéta*ienne (végétarienne à tendance végétalienne) pendant 5 ans. Peux-tu nous raconter ton parcours ?
Je n’ai jamais été attirée par la viande et le poisson : enfant, ma mère avait un mal fou à me faire manger des produits animaux. A la fois par goût personnel et par ma sensibilité, je refusais de manger un grand nombre de produits animaux. En 2009, j’ai découvert l’alimentation saine : une cuisine incluant de nombreux nouveaux aliments : légumineuses bien sûr, mais aussi noix et graines d’oléagineux, algues, nombreuses céréales et pseudo-céréales. J’étais émerveillée par tant de choix, de variété, de goûts & de couleurs ! De manière très progressive, j’ai commencé à cuisiner différemment : je consommais de moins en moins le peu de produits animaux que j’appréciais, essentiellement les poissons gras et la volaille. Presque simultanément, j’ai entamé ma reconversion professionnelle à travers une formation en naturopathie. J’ai dû revoir toutes mes habitudes de consommation pour pouvoir continuer à payer toutes mes factures... et c’est à ce moment que je me suis décidée à essayer de manger végétarien !
Quelques mois plus tard, la lecture du livre Toxic de William Reymond, m’a fait prendre conscience des coulisses de l’industrie agroalimentaire : à mes préférences gustatives et choix financiers s’est donc ajoutée une volonté de faire ma part de colibri d’un point de vue écologique et éthique. C'est ainsi que j'ai peu à peu adopté une alimentation végétarienne à tendance végétalienne, équilibrée et saine où je ne consommais que très rarement des produits industriels.

Qu'est-ce qui t'a amenée à réintroduire les produits animaux ?
Je n’ai jamais ressenti le choix du végétarisme comme frustrant ou handicapant pour moi-même ou vis-à-vis de mes proches lors de mes sorties, par exemple. Mais, un événement a - littéralement - changé ma vie : une poussée du Syndrome de l’Intestin Irritable (SII), dont je suis atteinte depuis fin 2010, déclenchée par un choc émotionnel. Cela a bousculé toutes les facettes de ma vie, autant personnelles que professionnelles.

Plus les mois passaient, et plus mon état s’aggravait. Ma souffrance physique m’a clouée au lit des journées entières impactant ma vie privée (notamment mes sorties avec mes proches), et ralentissant mes nombreux projets professionnels. Cela a aussi eu des conséquences sur mon équilibre psychique à cause des perturbations des cellules nerveuses se situant tout au long de notre intestin, notre «deuxième cerveau». Durant 18 mois, j’ai essayé énormément de choses, mais malgré mes rencontres avec des médecins et thérapeutes, mes recherches, et mes essais (éviction du gluten, cure de certains compléments naturels, etc.), mon état s’empirait, atteignant un sommet que j’espère ne plus jamais revivre : une souffrance constante où un répit d’une demi-journée par mois environ était le summum que je pouvais espérer en termes de bien-être.

Quelque temps avant cette poussée du SII, mon parcours professionnel et ma passion pour l’alimentation saine m’a amenée à des lectures au sujet d’une alimentation qui m’avait intriguée, mais à laquelle je ne m’étais jamais essayée : l’alimentation ayurvédique (la philosophie et médecine traditionnelle de l’Inde) et pauvre en aliments contenant des FODMAPs (*). La combinaison des deux incluant la réintégration des produits animaux. J’ai attendu de nombreux mois avant de me décider : j’avais besoin de me sentir prête (ce qui n’est pas évident lorsqu’on a (eu) une alimentation végéta*ienne pendant plusieurs années !). Fin de l’année 2015, j’ai réintroduit du poisson, et quelques mois après, de la volaille.

Te sentais-tu alors en accord avec toi-même ?
Au moment où j’ai réintégré des produits animaux, j’étais «en paix» avec ma décision. Je ne dirai pas que cela a été facile psychologiquement, mais le bien-être et le soulagement physique qui s’en sont suivis ont largement contribué à me rassurer, et à me conforter dans mon choix. Certains pourront penser que ma décision est égoïste, et souligne une faiblesse... d’autres, au contraire, y verront une certaine forme de courage dans cette action d’outrepasser des principes de vie altruiste envers le Vivant. Dans la vie, rien n’est tout «blanc» ou tout «noir» : tout est une question de richesse en gamme de couleurs, en tons, en nuances. Aussi, je pense que ma décision découle d’un certaine forme de courage, et d’une certaine faiblesse à la fois.

Comment te positionnes-tu en tant que naturopathe par rapport au végéta*isme ?
Mon but en tant que naturopathe n’est pas de juger (dire que manger des animaux est «mal» est une forme de jugement), mais de responsabiliser : d’amener autrui à réfléchir, à comprendre les conséquences (sur son corps ainsi que d’un point de vue éthique et écologique) de ses décisions et de ses actes, d’exposer d’un point de vue global ce qu’induit la consommation de tel ou tel aliment (animal ou végétal). Une fois ces conséquences exposées, je conseille ensuite les personnes - sans jamais rien interdire ou sans poser d’obligations : je préfère conseiller des aliments à «éviter» ou à «privilégier». En tant que naturopathe, je me dois de respecter les choix de vie de l’autre : si une personne vient à moi en me demandant de l’aider à équilibrer son alimentation végétalienne, je m’exécute sans émettre de jugement («bien» ou «mal»). Idem pour les personnes venant à moi, et me demandant de les aider tout en me soulignant qu’elles ne veulent pas devenir végétariennes !

Finalement, manger sainement, est-ce manger végétarien ?
Beaucoup trop de gens confondent «alimentation saine» et «alimentation végétarienne», et voient en cette dernière une alimentation qui serait automatiquement «saine». C’est un amalgame qui est souvent fait, et qui porte à confusion : on peut très bien avoir une alimentation omnivore et saine, comme avoir une alimentation végétalienne et qui ne soit pas saine, par exemple si l'on consomme beaucoup de produits transformés comme les similis.
L’alimentation végétarienne est une des alimentations les plus faciles à équilibrer, donc il m’est relativement facile de pouvoir accompagner les personnes venant à moi en naturopathie avec ce souhait.

Que tires-tu de cette expérience ?
Je suis convaincue qu’en chaque expérience - même les plus difficiles que l’on doit vivre - se trouve un «cadeau», une (ou plusieurs) leçon(s) de vie. Même si elle fut douloureuse, j’en suis sortie enrichie. Voici les «cadeaux» que j’ai pu puiser en elle :

  • Mon chemin de vie (indépendamment de mon alimentation) m’a appris à relativiser : il est impossible d’avoir une vie constamment parfaite en tous points : on ne peut combiner à chaque seconde de notre vie, une perfection éthique / physique / émotionnel / écologique / social / spirituel. En revanche, chaque jour, on peut faire du mieux que l’on peut. Chaque jour, on a le pouvoir (le devoir ?) d’essayer de tendre les différentes sphères de notre vie vers un équilibre : pour soi, pour la société, pour les êtres vivants.
  • J’ai compris l’importance de personnaliser nos habitudes de vie. En tant que naturopathe, je sais à quel point l’individualisme est une notion clé pour l’équilibre de chacun. Cette expérience m’a permis d’aller plus en profondeur dans l’individualisation des différentes sphères de notre vie : l’alimentation est très importante en naturopathie (nos cellules se «font» en partie en fonction de ce que nous mangeons et de la manière dont nous digérons...) mais les autres sphères de notre vie sont tout aussi importantes : notre équilibre psychique, la manière dont nous bougeons notre corps, dont nous respirons, etc.
  • L’importance de respecter davantage. Le respect passe par l’acceptation des messages de notre corps : savoir reconnaitre et accepter que nos ressentis peuvent aller à l’encontre de certaines des croyances que nous pouvons avoir ou entendre. Il passe aussi par ne pas juger l’Autre : si une personne réagit d’une certaine manière, si elle agit, parle ou ressent des choses d’une manière très différente qu’on aurait pu nous-mêmes avoir face à une même expérience... c’est qu’il y a une raison. Cette personne n’a pas forcément tort (et nous raison) : c’est son expérience de vie, son passé, ses paramètres de vie actuelle qui l’auront amené à vivre / faire / réagir / manger ainsi. Parfois, ce que l’on voit n’est que la partie visible de «l’iceberg» d’autrui. On ne devrait jamais juger l’autre pour cela, mais essayer de l’accepter, de comprendre, de nous rapprocher de lui... c’est si enrichissant de procéder ainsi !
  • Cela m’a confortée dans l’aspect holistique de l’Être humain : parmi les outils qui m’ont aidée, et ont mis un terme à ma poussée de SII, il y a eu l’alimentation pauvre en FODMAPs, ainsi que la lecture de l’Ayurvéda. Il est fascinant de voir que les recommandations de cette médecine traditionnelle indienne face aux troubles digestifs de type SII conseillent d’éviter (sur un court laps de temps) les aliments dont la majorité peut être retrouvée dans la liste des aliments déconseillés contenant des FODMAPs !

En tant que naturopathe, que penses-tu de la variété des choix alimentaires qui existent ?
Je pense que tous les «courants» et choix alimentaires (cru, vegan, végétarisme, paléo) peuvent être bénéfiques pour chacun de nous, mais pas pour tous à la fois. Autrement dit : adopter une certaine manière de manger pourra parfaitement convenir à une personne, mais pas forcément à une seconde personne. Ces différences découlent de plusieurs paramètres : de notre constitution (ayurvédique que l’on nomme «dosha», naturopathique selon la Naturopathie), la saison (la température de l’endroit où l’on se situe, celle-ci impactant notre équilibre acido-basique, lui-même en lien avec notre capacité digestive), si l’on a certaines pathologies ou troubles homéostatiques, etc. Bien que tout cela puisse paraitre complexe, je trouve cette diversité et toutes ces subtilités fascinantes : elles sont le reflet de la richesse de l’Humain.

Y a-t-il quelque chose qui te déplait fondamentalement dans le milieu de l'alimentation saine ?
J'ai toujours autant de difficultés à entendre des discours «pro» (vegan, végétarisme, crudivore, paléo ou autre) qui distillent des notes culpabilisantes plus ou moins subtilement par leurs tons ou mots de leurs discours. Devenir végétarien ou végan peut être motivé par plusieurs raisons très intéressantes et louables : une telle démarche est vraiment merveilleuse. Mais agir et tenir un discours engendrant un dynamisme jugeant, culpabilisant ou infériorisant (cela peut être plus ou moins subtil) m’a toujours dérangée. Même avant d’être atteinte du SII, ou d’arrêter d’avoir une alimentation végétarienne. Et, encore une fois : cela n’est pas lié au végéta*isme, c’est valable pour toutes les personnes qui ont fait un choix de vie (religieux, politique, alimentaire ou autre), et qui agissent ainsi.

As-tu des conseils si l’on souhaite approfondir la thématique du SII ?
Le «hasard» de la vie fait merveilleusement bien les choses : de mon expérience difficile, les belles synchronicités de la vie m’ont amenée à créer un livre, Le syndrome de l’intestin irritable, plein de conseils et de recettes pour les personnes atteintes de ce syndrome. Je pense sincèrement qu’il a la capacité de transformer la vie de ceux qui en sont atteints : ce déséquilibre est encore très mal (re)connu, et donc mal accompagné : la plupart des praticiens et des médecins sont eux-mêmes désemparés face à la souffrance de ceux qui en sont atteints.

En savoir plus...

On peut retrouver Mély sur son blog Le Chaudron Pastel, sur Instagram et sur sa chaine YouTube ;
Son article & sa vidéo dans son intégralité où elle aborde notamment la question d’équilibre son alimentation végétarienne lorsqu’on est atteint du SII ;
Son livre, Le syndrome de l’intestin irritable (Hachette Cuisine)
Ressources : Son article où elle parle de son SII «L’éclat d’une fée» & son dossier où elle explique les différences entre manger sain / équilibré / bio / végé / omnivore.

* FODMAPs = terme anglais «Fermentable by colonic Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides And Polyols» traduisibles par «oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols fermentescibles par la flore intestinale».
 

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Réactions à l'article
Par Francette. le 22 mars 2017 à 12h01
ouais. ...

Choisir de manger de la viande ou non, reste un choix personnel et non obligatoire.
Je pense que c'est plutôt la promorion d'un livre qui fait cet article.
Dire NON à la viande peut se comprendre, mais revenir à la viande au bout de 5 ans me parrait surprenant. ...
Il faut de tout pour vendre, mais moi je n'achèterais pas votre livre.

Par Mély Chaudron Pastel le 26 mars 2017 à 07h14

Chère Francette, bonjour ✩
Je me permets de rebondir sur votre commentaire : vos propos illustrent à la fois que vous n'avez pas approfondi l'intégralité de mon temoignage (à travers ma vidéo & mes articles - tous cliquables en lien de l'article), voir même n'avez pas lu l'intégralité de cet article-ci (?) ; et que vous ignorez certaines faits chronologiques de mon histoire (personnelle & professionnelle). En effet, mon syndrome s'est déclaré il y a 7 ans de cela, ma poussée du SII s'est déclenché en 2014 (il y a 3 ans), et pour finir : j'ai recommencé à avoir une alimentation pauvre en fodmaps & omnivore en décembre 2010... soit tout ceci bien AVANT que Caroline (mon editrice chez Hachette) me contacte, et donc bien avant que je commence à écrire mon premier ouvrage.
Chaque expérience peut être enrichissante pour d'autres si elles sont partagées sans qu'on cherche à convaincre ou forcer qui que ce soit. À travers mon histoire, je n'ai souhaité convaincre personne (je souligne & développe ce point à plusieurs reprises dans ma vidéo), et aspire à ce que mon histoire puisse en aider d'autres (végétariens ou non).
Sur ces quelques mots Francette, je vous souhaite le meilleur ♡

Par Lucillew le 22 mars 2017 à 17h30
OU PAS !

Nombre de vidéo sur ce sujet sur internet avec nombre d'arguments plus ou moins recevable.
Une phrase m'a beaucoup choqué : "Mon but en tant que naturopathe n’est pas de juger (dire que manger des animaux est «mal» est une forme de jugement), " ... Moi je dis que manger de la viande est mal, outre les impacts prouvés par l'OMS sur la santé, tuer un animal pour son plaisir gustatif ne peut pas être considéré comme BIEN .... ou alors essaie de tuer des poulets dans ton jardin et après on discutera du mot BIEN ?
je n'achèterai pas ce livre et je suis assez déconcertée de voir ce typer d'article sur un de mes mag favoris ... :('

Par Le carnet sur l'étagère le 22 mars 2017 à 19h35
Des propos et un positionnement censés

Dire que manger des animaux est bien ou mal est une considération purement humaine et issue de notre société judéo-chrétienne.
Le bien et le mal n'existe pas dans la nature, les choses se contentent d'exister, Point.
Mély a entièrement raison, elle n'a pas à juger les choix alimentaires des autres et personne n'a à le faire, c'est un raisonnement intelligent contrairement aux propos moralisateurs des adeptes de certaines idéologies alimentaires qui se prétendent supérieurs aux autres humains.
Le choix de Mély est dicté par sa situation personnelle, on ne vit pas ce qu'elle vit, on n'a pas à la critiquer.
Maintenant qu'elle fasse la promotion de son livre c'est son droit, personne n'est obligé de l'acheter !

Par Altheanne le 23 mars 2017 à 17h24
Bof...

Les problèmes de santé ont bon dos, après cela dépend effectivement des raisons pour lesquelles on cesse de consommer des animaux au départ. Moi c'est clairement après avoir vu des images ignobles il y a 15 ans déjà, après si les gens s'en foutent du bien-être animal... qu'ils bouffent ce qu'ils veulent et nous foutent la paix !

Pourquoi cette recrudescence de témoignages "d'anciens" végés en ce moment ? Ils ont besoin de se justifier pour se déculpabiliser ? Moi aussi je suis déçue de voir ce genre d'article ici.

Par Nikita34 le 23 mars 2017 à 17h35
Quitter un régime végétarien

Je suis (ovo-lacto) végétarienne depuis plus de 9 ans et je m'en porte très bien. Cependant, je suis très loin d'être manichéenne et je comprends très bien que l'on soit obligé de changer de régime alimentaire pour raisons de santé.5Je connais d'ailleurs une militante de la cause animale, fixant mal le fer, qui se retrouve très fatiguée chaque fois qu'elle entame une alimentation végétarienne). Cette démarche n'a pas dû être facile pour Mély. Mais faut-il accepter d'être malade, de souffrir tous les jours de sa vie pour coller à un idéal éthique ? Je déplore le dogmatisme de certains VG. Je suis consciente que consommant des oeufs et des produits laitiers, je suis une "mauvaise" végétarienne pour certains d'entre eux. Je précise que je tolère mal la vitamine B12 de synthèse et il n'est pas question pour moi de risquer des lésions neurologiques graves et irréversibles. Un VG heureux est un VG en bonne santé. A bon entendeur !

Par sandra311 le 23 mars 2017 à 18h06
Mély met le doigt sur un problème de plus en plus fréquent

Ca fait un moment déjà que je suis abonnée à son blog, et je peux assurer qu'elle est on ne peut plus authentique et sincère dans sa démarche.

Quel est cet état d'esprit, de juger qqun qui sort du végétarisme ? Je suis végétarienne depuis des années aussi, mais je vois de plus en plus de végétariens et surtout végétaliens qui se retrouvent avec les intestins en vrille. Moi-même je dois faire très attention à la dose de crudités ou fruits / légumes que je consomme, quoi que je fasse.

Je pense qu'elle ne fait que souligner ce qui va devenir probablement un vrai problème chez pas mal de personnes. Nous n'avons pas tous les mêmes organismes.

Après, je ne dis pas que la viande ou autre chose est LA solution, et elle le dit clairement aussi. Mais quand on a souffert comme elle a souffert (j'avais vu sa vidéo à ce sujet), à peu près tout essayé, et que la seule solution (momentanée peut-être) est celle-ci, pourquoi être aussi critique ?

Le végétarisme ne devrait-il pas respecter l'être humain, autant que les animaux ? Ils ne doivent pas souffrir mais elle si ?!

Mély est qqun d'extrêmement bienveillant, droit et équilibré, qui ne viendrait en aucun cas "vendre sa soupe". Et je ne suis pas une "fan" : je suis son blog comme beaucoup d'autres, sans plus.
La tolérance ou la compassion ne font-ils pas partie d'un état d'esprit végé ?

Par ailleurs, certains peuples, dont les inuits ou les indiens d'Amérique, n'ont pas eu d'autre solution pendant longtemps que de manger de la viande ou du poisson pour survivre. Mais ils tuaient les animaux avec respect et par stricte nécessité. Ils était tous des pourris aussi ? Quand on connaît la sagesse de ces peuples (enfin avant...) et leur respect pour toute forme de vie et la nature, il y a de quoi réfléchir.

L'attitude que nous développons face à toute vie est plus importante que ce que nous mangeons, qui peut dépendre de maladies, d'environnement, etc... Ce qui compte, c'est la façon dont on considère sa nourriture (le choix à l'achat, manger en conscience, en bénissant ou remerciant, etc...)...

Bon printemps :-)

Par auvertaveclili le 23 mars 2017 à 21h22
Qu'il est facile de juger, de

Qu'il est facile de juger, de lancer des pierres, notamment à travers un écran... Mély est pleine d'amour et de bienveillance, elle livre son témoignage en toute simplicité et voilà qu'elle se fait attaquer et FémininBio avec !

Ne sommes-nous pas libres de nos choix ? Mély n'est pas en train de dire qu'elle se baffre de viande industrielle matin, midi et soir, juste que pour des raisons de santé (et non la santé n'a pas bon dos, quand on souffre on veut que ça cesse !!) elle s'est remise à manger de temps en temps un peu de poisson et de volaille provenant de sources éthiques...

Se dire végé et manquer de tolérance et de compassion pour l'être humain n'est-il pas dommage ?

Souffrant moi-même du SII et ayant dévoré l'ouvrage de Mély, je peux dire qu'il offre des alternatives à tout et tout le monde, qu'il est truffé de bons conseils et qu'il est superbement rédigé. Une délivrance pour ceux et celles qui comme moi souffrent profondément de cette maladie encore si peu connue et qui touche de plus en plus de monde.

Merci donc pour cette interview, c'est toujours intéressant de découvrir les points de vue des uns et des autres.

Par Diatrima le 24 mars 2017 à 19h41
TRES mitigée par cet esprit de "bienveillance" spéciste

Comme beaucoup, j'ai moi aussi trouvé le titre de cet article très désagréable, presque rebutant.
Néanmoins, j'ai pris la peine de lire le contenu pour connaître le "fameux argument" qui allait justifier la reprise d'une alimentation carnée. (certainement pas "les animaux sont mes amis" ni "j'aime la vie dans son entièreté", ni "je ne suis pas spéciste")

"Dire que manger des animaux est «mal» est une forme de jugement".
Voilà une phrase qui pique, surtout quand on sait qu'on tranche toutes les secondes des être SENSIBLES dans des torrents de sangs et de souffrances (si c'était rentable, ça pourrait être nous à leur place).
Aussi, quand on est naturopathe, on SAIT également (ou pas?) que les aliments d'origines animale sont les plus acidifiants et toxiques pour le corps humain, physiologiquement constitué pour une alimentation végétale. Sans parler du désastre écologique, climatique et humanitaire que leur consommation représente!
Diable, qu'il est lassant de le répéter sans cesse...! Et je dis cela sans aucun jugement puisque ce sont des faits avérés, largement prouvés, dénoncés, décriés, à tel point qu'il est difficile d'en faire abstraction (sauf volontairement, n'est-ce pas?)

De plus, le sous-titre ""Bienveillance", un mot clé pour Mély, naturopathe", illustrant une photo sur laquelle ses mains sont jointes en Gassho, que l'on défini ainsi par un geste de respect et de paix universel, pour tous les êtres et toutes les existences... Tout ça est clairement un doigt d'honneur fait à l'animal dans l'assiette.
Entre manger de la viande et se proclamer bienveillante, il y a une contradiction plus que criante, si bien que ça devient presque embarrassant (énervant?). Et cela, je le souligne sans aucun jugement ni animosité aucune. (Personne ne prétend ici qu'untel est supérieur à untel)

Ok, vous êtes passés par d'intenses moment de douleurs à cause de votre maladie intestinale. Et oui, l'alimentation Ayurvédique est très bénéfique pour la santé. Mais pourquoi, je vous le demande: Pourquoi réintroduire de la viande dans votre alimentation? C'est un désastre intestinal sur le long terme. (Manger du cadavre ne peut pas soigner! Il n'y a que les zombies qui aiment ça. Et Michael Jackson était végane)
Alors tant mieux si vous vous sentez mieux, tant mieux si vous ne souffrez plus. Mais ça ne devrait pas être au prix d'autres vies. Cela ne vous parait-il pas logique? A moins que le bon sens soit une source de culpabilité insupportable?

En effet, Je remarque également que vous ne supportez pas les discours "culpabilisants". Etant donné votre position, cela n'a rien d'étonnant. Quand on est végane, on se fait également inonder de reproches: si on ne "fini par notre viande", on affame les enfants d'Afrique (qui sont privés totalement de nourriture parce que les céréales produites sont exportées pour nourrir les élevages de future viande) , "notre" soja détruit l'Amazonie (alors que c'est du soja pour nourrir à nouveau les animaux qui finissent à l'abattoir), et depuis peu: nous sommes même responsables des suicides des agriculteurs! (C'est toujours bien d'avoir un bouc-émissaire, quand on tue pour l'argent et que ça ne rapporte plus, et qu'on préfère taper sur des manifestants pacifiques plutôt que de se reconvertir vers une autre forme d'agriculture bien plus utile et moins endettante. Si on leur apprenait le lâchez-prise avant toute chose?)

Bref, en tant qu'adepte de la bienveillance, de la naturopathie et de l'alimentation saine, je ne peux pas facilement ignorer votre discours. D'accord, vous avez peut-être fait ce qui vous semblait le mieux pour votre santé. Et je peux comprendre que la souffrance et l'envie de vivre prime avant tout. (Avez-vous essayé le jeûne?) Mais si vous devez recommencer à soutenir l’Holocauste animal en payant et mangeant de la viande, ne prétendez pas vous entourer d'une aura de bienveillance universelle. C'est quelque chose qui est hypocrite et spéciste. Et c'est bien dommage. (Vous voyez, je reste très calme et très courtoise, c'est assez doux pour vous?)
C'est triste. Parce que non seulement ce sont les animaux qui trinquent encore, mais en plus, on se fait traiter d'intolérants quand on le souligne.

Par Altheanne le 27 mars 2017 à 09h56
Merci

Tout est dit, rien à ajouter.

Par Lilomao le 28 mars 2017 à 19h50
Je trouve ce choix

Je trouve ce choix respectacle et courageux. Mely est une personne sensée et réfléchie qui du prendre cette décision avec considération. Le plus important ne réside pas dans le choix de notre alimentation ( omnivore, végétalienne ou végétarienne ) mais dans l'art de marier les aliments, de créer des assiettes saines et équilibrées et d'ainsi apporter à notre corps tout les bienfaits dont il a besoin avec conscience et amour. Plutôt que de critiquer le choix des autres, soyez plutôt le changement que vous voulez voir dans le monde et occupez vous de votre assiette !

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