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Ampoules basse consommation, la fausse bonne solution ?

Claire Sejournet
Claire Sejournet
le 18 janvier 2010

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Les ampoules basse consommation contiennent du mercure, substence reconnue pour ses effets neuro-toxiques. Pas besoin de tirer la sonnette d’allarme pour autant ! Doit-on rappeler que les thermomètres en contiennent ? La principale source d’inquiétude pour les consommateurs provient du danger sur la santé de l’exposition au mercure en cas casse. Les résultats d’une étude menée par l’Association Santé Environnement France, le Magazine "Quelle Santé" et les laboratoires Tera Environnement démontrent que les conséquences sur la santé sont mimimes si l’on fait attention : « Il suffit de bien aérer et de prendre quelques précautions pour nettoyer notamment mettre des gants et utiliser un balai et non l'aspirateur » explique ainsi le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’ASEF.


Alors, où est le problème ?

Le problème, c’est l’éducation citoyenne des Français. L’étude de l’ASEF démontre que 30% des lampes à basse consommation sont recyclées. Qu’advient-il des 70% restant ? Jetées avec les ordures ménagères traditionnelles, ces ampoules s’en vont polluer la nature… Le mercure est en effet un métal extrêment polluant, dont l’utilisation dans la vie quotidienne passe désormais inaperçu, mais n’est pas sans conséquences pour l’environnement. Piles, thermomètres, baromètres, tubes luminescents, amalgames dentaires… tous contiennent du mercure et nécessitent des précautions de recyclage qui ne sont malheureusement pas toujours respectées. Alors que l’on sait que l’on ne doit pas jeter un thermomètre à la poubelle, le comportement à adopter avec les ampoules basse consommation n’est pas encore entré dans les mœurs.

Pourtant, les systèmes de traitement spécifiques aux ampoules basse consommation existent. Les distributeurs, et notamment les grandes surfaces, ainsi que les décharges doivent proposer une collecte des ampoules usagées. Mais d’après l’étude de l’ASEF, sur les 3 500 déchetteries françaises, seules 2 000 le font. Quant aux grandes surfaces, le travail reste encore presqu’entièrement à faire. Pour autant, il ne faut pas baisser les bras !

La consommation d’ampoules basse consommation est une nouveauté, il faut du temps pour que les comportements s’adaptent. La diffusion de l’information sur le sujet est primordiale, mais il faut être vigilant pour qu’elle ne soit pas noyée par la masse d’information qui parvient chaque jour aux Français concernant les enjeux environnementaux. Les ampoules basse consommation restent une alternative écologique pour réduire la consommation d’électricite, mais il faut apprendre à gérer les faces cachées des technologies « vertes ».

Pour aller plus loin…

La fin des ampoules à incandescence, sur FemininBio.com
Le Guide du tri sélectif de la rédaction, sur FemininBio.com

 

Claire Sejournet
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