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Aux mutins de s’organiser


le 25 mai 2011
Devant les problèmes qui assaillent la santé de nos finances, de nos corps, de nos esprits, mais aussi la santé des eaux, des terres, des airs (intérieur et extérieur), devant la raréfaction des matières premières et énergies, on pourrait se dire que la fin du monde est proche. Et qu’on l'a bien cherché. Certains pensent même que nous sommes à bord du Titanic.

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Aux mutins de s’organiser, Jean-Marc Governatori

C’est faux. Il y a 4 grosses différences :
A bord du Titanic, les passagers étaient heureux, ils dansaient, ils riaient, ils chantaient, ils mangeaient à leur faim. Sur le Titanic-Terre, au moins le quart de la population est en souffrance permanente.
Sur le Titanic, ils ne savaient pas ce qui allait arriver… Nous, on sait.
Le choc a été unique et soudain. Nous recevons des avertissements réguliers.
Enfin, le Titanic a coulé. La Terre ne coulera pas.
Titanic ou pas, notre destinée individuelle et notre destinée collective dépendent bien de la façon d’utiliser son temps.

C’est la fin d’un monde, et les preuves d’émergence de la conscience sont nombreuses : qui voudrait revenir au temps des Misérables de Victor Hugo, à l’époque où les femmes n’avaient pas le droit de vote, où les ouvriers n’avaient pas de vacances où les enfants travaillaient à 12 ans, où l’on colonisait allègrement l’Afrique et l’Asie ?
Grâce à l’essence sans plomb (permise par l’Union européenne), on ne rejette plus de plomb dans l’atmosphère depuis 20 ans. Il y a aussi des juges qui affirment leur indépendance, des journalistes qui informent des faits, les écoliers de plus en plus nombreux, l’essor du bio partout, les baleines protégées par une loi en 1986, la chasse à courre abolie au Royaume-Uni, le succès des médecines douces, les rassemblements alternatifs…
En 1998, le Vatican autorise enfin l’ouverture des documents sur l’Inquisition. Aujourd’hui, si quelqu’un allait au bûcher pour raison religieuse, beaucoup se révolteraient. Ce n’était pas le cas voilà quelques siècles. Période courte à l’échelle de l’humanité.

L’Egypte interdit l’excision en 2007, l’Australie reconnaît en 2008 le mal fait aux Aborigènes. Le parlement du Rwanda voit cette année-là plus de femmes élues que d’hommes ! Un homme métis préside les Etats-Unis, depuis janvier 2009.
En 1830, l’ouvrier travaillait 3 000 heures pas an, aujourd’hui 1 700.
Les véhicules gros consommateurs d’essence sont délaissés par les clients. La publicité évoque le CO2, plus la puissance. Les armées russes et américaines disposaient de 21 000 têtes nucléaires en 1990, moins de 5000 aujourd’hui.

La crise financière a contribué à plus de réglementations. Une finance socialement et écologiquement responsable émerge.  Des peuples arabes tapent du poing sur la table, au péril de leur vie. Le droit de cuissage n’est plus en vogue…A New York et ailleurs…
On recherche, ici et là, les responsabilités. Il y a un peu partout dans le monde des poches lumineuses de résistance et des actions constructives…

En Occident, le citoyen a deux privilèges : il peut choisir par son vote quel type de société il souhaite édifier, mais il peut aussi le faire par ses achats et ses choix de vie. Notre société dépend donc d’un cerveau à deux hémisphères, exactement comme celui qui se trouve derrière vos yeux. Pour stopper les aberrations, la société sera ajustée par la politique et/ou par les choix de vie des individus.
Le consommateur occidental dispose du contrôle final dans beaucoup de domaines.
Des ménages autonomes et économes construiront une société économe et autonome.

On peut adoucir les moments de transition. Il y a les mutants, les mutins, les moutons et les malins (ils portent hélas bien leur nom).
Aux mutins de s’organiser.
Jean-Marc Governatori
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