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Brigitte Bardot, la femme qui aimait les animaux


le 19 novembre 2010
La rédaction a partagé un moment fort de vérité, de combat et de passion avec Brigitte Bardot, engagée depuis longtemps dans la lutte contre la violence faite aux animaux, au sein de sa Fondation. Elle nous donne aujourd'hui son point de vue sur l'écologie.

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Brigitte Bardot, la femme qui aimait les animaux

Revenons sur votre engagement global de défense des animaux et sur vos combats actuels
Je suis née avec en moi l’amour des animaux. Cet amour s’est développé au fur et à mesure qu’en grandissant j’ai appris les horreurs qu’ils subissaient de la part des hommes jusqu’au jour de 1973 où j’ai décidé de tout abandonner de ma carrière pour me consacrer exclusivement à leur défense. Cela a été très dur, très éprouvant de passer ainsi d’une vie de paillettes à un combat dont je ne soupçonnais pas la difficulté, ni les atroces témoignages auxquels j’ai du faire face avec, il faut le dire, un courage qui ne m’a jamais lâché. Les combats sont multiples à commencer par les atroces  rituels hallal que subissent les pauvres animaux dans les abattoirs sans étourdissement préalables livrés à des tortures d’égorgement en pleine conscience ce qui ajoute à l’épouvante de ces lieux maudits. Je me bats aussi contre la consommation inhumaine de viande de cheval. C’est inadmissible de faire subir aux chevaux de tels supplices à notre époque. Quels sont les monstres qui  mangent encore du cheval ? C’est comme manger du chien… De toute manière manger de la chair animale équivaut à du cannibalisme !

Quel lien faites-vous entre l'écologie, la planète et notre santé ? Jean-Paul Jaud dit dans son dernier film Severn "Si on supprime 2 à 3 repas de viandes par semaine on peu nourrir 9 milliards d'êtres humains".
La nature est faire d’une chaine qui comprend l’animal, le végétal et l’humain. Si cette chaine est rompue tout s’effondre et plus rien n’est équilibré. Nous vivons une époque complètement déstabilisée où l’humain déshumanisé s’est approprié tous les territoires réservés aux animaux, aux forêts et a pollué tous les fleuves e, les rivières, allant même jusqu’à appauvrir les mers et les océans. Les chasseurs continuent à tuer sans état d’âme tous les animaux sauvages. Du coup sans prédateurs naturels d’autres se développent et sont la cible appréciées des tueurs humains. Les animaux domestiques élevés en camps de concentration sont envoyés à la chaine aux abattoirs qui sont devenus une industrialisation de la mort qui fait frémir d’horreur ceux qui ont eu une vision de cette épouvante qu’ils représentent. La nourriture carnée provoque des cancers du colon, du cholestérol, de la surtension car elle n’est plus adaptée au mode de vie sédentaire de ceux qui s’en gavent. Du reste notre dentition ne possède plus les « canines » d’origine elle est devenue une dentition d’herbivores.

Qu'est qu'être végétarien aujourd'hui ? Est-ce plus facile ?
Être végétarien c’est ne plus « digérer l’agonie » comme le dit Marguerite Yourcenar, être végétarien c’est respecter la vie des animaux, ne plus se conduire en barbare qui se nourrit de chair animale sacrifiée sur l’autel de la gastronomie, cette sacro sainte gastronomie Française qui est devenue notre seule valeur ! La bouffe ! La France c’est la bouffe ! Nous avons eu d’autres références un peu plus élégantes.

Quel rôle les femmes ont-elles à jouer pour changer les choses ?
Les femmes peuvent cuisiner un peu moins de viande, porter un peu moins de fourrures.

Plus globalement quelle est votre vision politique de l'avenir du monde ?
On va dans le mur ! Sauf si l’écologie prend un peu de pouvoir. Je parle de la véritable écologie, pas de celle qui se politise…

Vidéo : l'histoire de sa passion pour les animaux

www.fondationbrigittebardot.fr

Anne Ghesquière
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