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Capital Terre : interview de Guy Lagache


le 22 mars 2010
Guy Lagache nous emmène dans son périple pour nous montrer à quel point l'alimentation, notre mode de vie ont des répercussions sur notre planète. A sa façon de vulgariser les questions d'écologie, Guy Lagache ne serait-il pas le nouveau Nicolas Hulot ? Réponses.

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Capital Terre

L'écologie est à la mode et nous sommes aujourd'hui surinformés sur le sujet, que pensez-vous apporter de plus ou de différent qui donne une raison d'être à ce nouveau programme ?
C’est un documentaire d’investigation sur l’environnement. C’est à dire que nous voulons appliquer une logique d’enquête et de décryptage à l’écologie comme nous le faisons pour l’économie avec Capital.
L’idée est de comprendre en quoi notre vie quotidienne (notre consommation, nos transports, nos loisirs, notre façon de travailler…) a un impact sur notre planète, et donc sur notre vie.
Il ne s’agit pas de faire un constat culpabilisant, mais de montrer que nos faits et gestes - même le plus anodins - peuvent avoir des conséquences incroyables à l’autre bout de la planète.
Des conséquences environnementales dont les enjeux ne se limitent pas à l’écologie. Car quand on parle d’environnement, on parle nécessairement aussi de problèmes économiques, sociaux, politiques ou même géopolitiques.

Pourquoi avoir choisi ce type d'écriture ? Quel est votre rôle ?
Nous voulions faire un documentaire ou le reporter emmène le téléspectateur en enquête, avec lui, aux quatre coins du monde. Une sorte de voyage, d’exploration pour trouver des réponses aux questions que l’on se pose sur le lien entre notre mode de vie ici en Europe et l’évolution de la planète.
Si je pars sur le terrain, c’est pour incarner l’enquête, donner aux téléspectateurs l’impression qu’il est lui même en reportage.
Mais aussi le faire voyager dans des endroits extraordinaires qu’il n’a pas l’occasion de découvrir.
Mais le documentaire ne se limite pas à ma présence à l’image. Avec Jean Bernard Schmidt et Emmanuel Leclercq, avec qui j’ai conçu ce programme, nous voulions aussi raconter des histoires humaines fortes et donc montrer des personnages, en situation, filmés en action, dans leur environnement.

Suite à votre enquête, êtes-vous optimiste ou pessimiste sur l’évolution de notre terre ? Pourquoi ? Quelles solutions émergent ?
Ce qui ressort de notre documentaire, c’est que le citoyen a le pouvoir de changer les choses. Et ça, c’est très encourageant.
Nous avons voulu lui donner les clefs pour comprendre « le pourquoi du comment » afin qu’il puisse prendre conscience des enjeux environnementaux dans ses choix quotidiens et donc agir en connaissance de cause.
Par exemple dans l’alimentation, le citoyen peut choisir des produits fabriqués dans le respect de l’environnement. C’est ce qu’on montre très clairement dans notre sujet.
De ce point de vue là, il n’y a donc pas de fatalité. Alors en même temps, il ne s’agit pas de nier les problèmes. La mobilisation citoyenne est certes essentielle car elle fait bouger les choses au quotidien et elle fait aussi pression sur les gouvernements pour qu’ils réagissent plus vite et surtout plus massivement. Mais les enjeux et les décisions clefs sont bien entre les mains des Etats et de leurs dirigeants. Et on a vu récemment avec le sommet de Copenhague que c’est loin d’être gagné.

À titre personnel, avez vous modifié vos comportements au quotidien pour intégrer la préoccupation environnementale ?
Oui, j’essaye d’intégrer la dimension écologique autant que je peux dans mon quotidien. Par exemple, je prends les transports en commun (métro ou vélib). Je fais attention à consommer des fruits et des légumes de saisons qui n’ont pas voyagé d’un bout à l’autre de la planète. Mais en même temps j’avoue qu’il est impossible de vivre 100 % écolo aujourd’hui. Je n’ai pas encore trouvé la solution pour éviter de prendre l’avion quand je voyage loin.

Y aura-t-il d’autres numéros ?
On l’espère. Et nous réfléchissons déjà à beaucoup d’autres sujets. On est convaincu que cette approche peut permettre aux téléspectateurs d’apprendre et de comprendre de façon passionnante le monde qui l’entoure à travers le prisme de l’environnement, comme on le fait avec le prisme de l’économie sur Capital.

Diffusion : mercredi 24 mars à 20h40 sur M6
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