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"Je cherche l'extra dans l'ordinaire", une journée feel good dans la peau de Julie Mamou-mani

"Au travail, le rire doit se construire avec les autres, et non contre", Julie Mamou-mani

Sourire de fin d'été Sourire de fin d'été
Julie Mamou-Mani
Par Julie Mamou-Mani
le 27 août 2021

La rentrée et ses tracas habituels, Julie Mamou-mani en rit ! Dans l'extrait de son nouveau livre PTDR, intitulé "Je cherche l'extra dans l'ordinaire", elle nous raconte sa journée type de travail et comment chaque instant ennuyant devient, dans sa tête, le moment le plus hilarant.


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Cet article est extrait du livre PTDR : Pour une Thérapie du Rire de Julie Mamou-mai, paru aux éditions Jouvence.

Inutile de se voiler la face, le départ des enfants à l’école constitue toujours un immense soulagement. Enfin, du temps pour soi... Ou plutôt du temps pour prendre le métro, le vélo ou la route, et exercer son dur labeur en se répétant que « thank’s god it’s mardi, it’s mercredi »... Ce mantra est bien sûr utilisable plusieurs fois dans la journée. C’est généralement une fois que nous sommes assis sur notre strapontin qu’un éclair de lucidité nous traverse le cerveau : nous avons pris le grille-pain à la place de l’ordi, le sac de sport au lieu du bento du déjeuner.

Après, le programme de la journée s’annonce peu réjouissant : se farcir les collègues et leurs problèmes de cœur ou de gosses, sans oublier le boss et son stress puissance mille.

Faire ses courses sur Internet (valider son panier en fin de commande devrait faire partie des disciplines olympiques) pendant une réunion ultra-chiante, ou encore tra-bailler, c’est-à-dire travailler et bâiller en même temps. Le tout évidemment sans oublier d’être sexy, donc de courir faire du sport à l’heure du déjeuner. De toute façon, il ne reste plus que ça..., puisque je vous rappelle qu’on a oublié le bento et hors de question d’aller à la cantoche avec Valoche, pour parler de la pluie et du beau temps.

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C’est dans ces moments que je passe toute info par le filtre de la rigolade ou de la poésie. Et que j’enfile mes lunettes virtuelles qui transforment ce que j’ai devant moi. J’imagine alors des histoires torrides entre des collègues qui se détestent. Je réfléchis très sérieusement à leur sosie de la loose et de la win : je suis Catherine Zeta-Jones pour le bon côté et Matthieu Chedid pour l’autre. Vous devriez essayer, c’est dément.

J’invente aussi des messages de bureau pour mes collègues absents. Par exemple, je note sur un Post-it qu’il est demandé de rappeler M. Lion à un numéro qui est... celui du cirque le plus proche. Ou de téléphoner à M. Boiteux, excellent kiné, ou encore M. Beauregard, ophtalmo. Ces personnes, elles, existent vraiment. Mieux encore : j’inverse l’affichage d’un écran d’ordinateur et j’attends la réaction consternée, paniquée, ultra-stressée du propriétaire qui, bien sûr, ne sait pas que l’on peut en deux clics rétablir le sens de l’affichage et qui se voit déjà passer une demi-journée au téléphone avec le service informatique. Oui, je suis coquine. C’est aussi pour ça que vous m’aimez.

C’est généralement autour de 16 heures que je lance de grands débats de philosophie ordinaire autour d’un thème d’une consternante banalité. La pluie est le mètre étalon en la matière. J’organise deux teams, une pour la pluie et une autre contre. À chacune de développer et de valoriser ses arguments pour remporter le match. Soit :

  1. accepter la pluie ;
  2. râler car il pleut, avec une litanie de phrases redondantes qui ne font pas avancer le schmilblick. Comme : je n’aime pas la pluie, je ne peux pas venir au travail car mes cheveux frisent, j’aurais voulu qu’il ne pleuve pas, ma vie serait beaucoup plus belle s’il ne pleuvait pas, etc.

Urgence ou pas urgence, heures sup’ ou pas heures sup’ : je prends toujours le temps de rire ! Essayez, quoi qu’il arrive, ça change la vie ! (Et ça rend les rides plus jolies.)

Le rire au travail, c'est du sérieux !

Qui l’eut cru ! Le rire au travail est plein de vertus. Et c’est prouvé. Des entreprises, même celles du CAC 40, auraient déjà embauché des rigologues. (Oui, figurez-vous, ça existe !) Ils sont formés à l’école internationale du rire (je vous jure !), qui promeut le rire comme facteur de lien social et d’appartenance à un groupe. L’être humain rit douze fois moins seul qu’en présence d’autres personnes. Voilà enfin une bonne raison pour kiffer l’open space !

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96 % des salariés jugent le rire indispensable, très important ou important. Il faut dire que la liste de ses qualités est longue : diminution du stress, sensation de bien-être, amélioration de la confiance en soi et de la communication, meilleure concentration, amélioration de l’atmosphère de travail. C’est aussi un instrument de leadership. En effet, grâce aux rires et aux sourires, le dirigeant réduit le stress de ses collaborateurs et élève leurs performances. L’humour améliore la créativité, favorise les associations mentales inhabituelles. Avec de l’humour, on peut transmettre des messages et dédramatiser des guéguerres entre équipes. On peut même quantifier les résultats : 10 % de performance en plus.

Seul bémol : au travail, le rire doit se construire avec les autres, et non contre. Inspirons-nous des Anglo-Saxons et de leur capacité d’autodérision, qui est tout à fait adaptée au monde de l’entreprise. En particulier, attention aux blagues lourdes ou sexistes : remisez-les directement à la poubelle.

Plus une seconde à hésiter : il est encore temps de décider de rire toute la journée !

L'autrice

Derrière l'hilarant compte Instagram @mamouz, Julie Mamou-Mani, journaliste pour le magazine ELLE puis pour la télévision, publie PTDR : Pour une Thérapie du Rire, paru aux éditions Jouvence.

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