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"Se mettre au service de ce qui nous dépasse", le bilan positif 2020 d'Olivier Clerc

Olivier Clerc
"J’aspire à ce que mon passage sur cette Terre soit bénéfique à cet organisme vivant gigantesque dont je me sens comme une petite cellule vivante."
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Plume Positive 2020 : nos personnalités préférées partagent leur bilan de l'année
Rédaction
Par Rédaction
le 01 décembre 2020

Auteur spirituel et animateur de nombreuses conférences, Olivier Clerc s'est offert une liberté de parole inédite grâce au confinement. Dans son bilan positif 2020, il nous invite à garder la foi et à se relier à plus grand que soi, et surtout, à ne pas le croire sur parole et tester ! Merci cher Olivier !


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Qu'allons-nous retenir de cette année 2020 particulièrement forte en énergies positives et négatives ? Afin d'aborder 2021 dans les meilleures dispositions, nous avons proposé à nos figures d'inspiration de partager avec nous tout le positif qu'elles retiendront de cette période chamboulée.

Olivier Clerc est l'auteur de nombreux ouvrages, et le traducteur des Quatre Accords Toltèques de Don Miguel Ruiz. Il poursuit depuis 30 ans un cheminement personnel mêlant spiritualité et développement personnel, et un parcours professionnel en tant qu’auteur, formateur et traducteur, dans les mêmes domaines. Il anime régulièrement des conférences et ateliers en France et à l’étranger, notamment sur le thème du Pardon.

FemininBio : Quel est ton bilan positif de 2020 ?

Olivier Clerc: L’annulation de tous mes ateliers, formations, conférences et voyages professionnels m’a poussé à proposer des réunions Zoom, depuis le confinement. Je l’ai fait sans trop réfléchir, sur un élan du cœur, parce que beaucoup de gens étaient perdus au milieu de toutes les infos contradictoires qui circulent, et dans l’intention de les aider à trouver quelque chose de stable, d’aligné, dans ce monde chaotique.
J’ai décidé de faire cela gratuitement, puisque c’était spontané. La gratuité m’a aidé à sortir des sentiers battus, à aborder de nombreux sujets que je n’évoquais pas jusque-là dans mes interventions publiques. Je me sentais plus libre de parler de tout ce qui m’habite spirituellement depuis longtemps. Et je proposais à chaque fois une méditation de 15-20 min pour conclure ces réunions. De nombreuses personnes m’ont ensuite écrit pour me dire à quel point ça les avait aidées, combien ce genre de réunions (que d’autres que moi proposaient aussi, sous d’autres formes) était important. Bref, ça m’a ouvert de nouvelles portes… par lesquelles je suis en train de me glisser et qui me conduisent à développer de nouvelles activités, de nouvelles formations.

Si tu avais une baguette magique et que tu pouvais l’utiliser dès aujourd’hui, que ferais-tu ?

Rien du tout ! Je ne voudrais surtout pas d’un tel pouvoir et ne le souhaite à personne non plus. Un changement qui serait le résultat d’un coup de baguette magique n’aurait aucune valeur, aucune solidité, aucun avenir. Je ne crois qu’à une chose, au fond : l’éducation. Mais une éducation intégrale, qui touche l’esprit, le mental, le cœur et le corps. Une éducation qui responsabilise, qui autonomise, qui libère. « On ne peut pas être libre et ignorant », disait Thomas Jefferson. C’est la méconnaissance des principes spirituels, le manque de connaissances intellectuelles, l’analphabétisme émotionnel et l’ignorance des bases de la santé physique qui ont permis que s’installe en si peu de temps un tel climat émotionnel (peur, colère, haine), la multiplication de discours contradictoires, l’application de mesures coercitives, etc. L’un des grands dangers, aujourd’hui, c’est ce que mon ami Pierre Pradervand appelle les « armes de distraction massive ». A quoi servent majoritairement aujourd’hui la radio, la TV, Internet ? Contribuent-ils à éduquer le plus grand nombre ? Ce n’est pas une baguette magique, qu’il nous faut, mais les moyens d’offrir cette éducation intégrale à tout le monde.

Si tu devais retirer une clé de compréhension majeure qui s’est révélée à toi cette année, ce serait quoi ?

C’est moins une révélation qu’une confirmation. Nous commettons l’erreur de nous croire une société rationnelle, faisant des choix dictés par la raison et informés par les faits, libérée des superstitions et croyances d’avant les Lumières. En réalité, c’est encore et toujours l’affect qui prime : le cœur, les sentiments, les émotions. En réalité, nous sommes toujours aussi profondément religieux, mais hélas inconsciemment, au sens que nous cultivons de très nombreuses croyances, sur tous les sujets (la médecine, la politique, l’écologie, l’alimentation, etc.) qui dépendent essentiellement de nos élans affectifs, de nos affinités inconscientes, de nos conditionnements d’enfance. La raison, la logique, n’intervient qu’en second pour justifier ces choix inconscients et sentimentaux, pour leur donner un vernis rationnel.
En soi, croire n’est pas une mauvaise chose. C’est dans la nature du cœur humain de croire, comme dans celle du mental de penser. C’est le cœur qui nous donne l’élan, la motivation, l’envie d’agir. En revanche, il est très fâcheux d’ignorer que nos croyances sont des croyances, de les prendre pour des vérités, puis de les défendre avec agressivité. Depuis des mois, ce que l’on voit, c’est croyance contre croyance, chacun ne cherchant dans les infos contradictoires disponibles que ce qui confirme ses préjugés de base, son adhésion à telle médecine, telle pensée, telle philosophie. Du coup, il est très difficile de débattre posément, puisque la croyance est toujours très chargée d’affect, d’émotion. Il n’y a plus de vrai débat, il n’y a que des invectives, on se colle des étiquettes les uns aux autres, on se retranche dans son camp avec celles et ceux qui partagent les mêmes convictions. Il y a un immense travail d’éducation et de conscientisation collectives à faire pour sortir de ce fonctionnement qui fait de nous les jouets des manipulateurs de tous bords.

Une astuce pour ne pas céder à la peur / le stress ambiant ?

Se relier sans cesse – le matin au réveil, plusieurs fois dans la journée, le soir en se couchant – à plus grand que soi. Sortir de la “bande passante” purement humaine, du plan intellectuel et affectif, du buzz médiatique ambiant. Au choix : sortir par le haut, en se reliant à un plan de transcendance, à Dieu, à la Source, au Grand Tout, à l’Univers, à la dyade cosmique Amour/Sagesse… libre à chacun, chacune de l’appeler comme il/elle veut. Ou alors, sortir par le bas, en se reliant à la Terre, à la Nature, au Vivant, à cette intelligence infinie à l’œuvre dans la biosphère. Retrouver notre statut d’humain, mot qui vient d’humus, la terre, et qui a aussi donné humilité. Et tant qu’à faire, se relier à la fois en haut et en bas : devenir comme les arbres, des liens vivants et conscients entre le ciel et la terre. Et tout d’un coup, on se rend compte que le sort de la planète n’est pas – comme nous le croyons à tort – entre les mains des seuls humains. Nous faisons partie d’un tout, infiniment plus grand que nous, et ce tout est conscient, il est intelligent, il œuvre bien plus à « sauver la planète » que nous ne le ferons jamais.
Si vous le pouvez, allez dans la nature, reliez-vous aux arbres, aux montagnes, aux lacs, rivières, océans et mers, à tout ce qui vit autour de nous, que nous pouvons si facilement oublier, pris dans le tourbillon médiatique. Embrassez un arbre. Allongez-vous quelques minutes sur le sol. Couchez-vous sur le dos et contemplez le ciel. Vous verrez, en très peu de temps, ça change tout.
Sinon, faites-le intérieurement, par la prière, la méditation, la contemplation : ça marche aussi !

As-tu envie de partager une phrase, un mantra, un rituel, une pratique ou autre pour bien finir l’année ?

Lorsqu’on a conscience de faire partie d’un Grand Tout intelligent et conscient, une intention s’éveille alors spontanément en nous : se mettre au service de ce qui nous dépasse. Mon rituel quotidien, depuis des décennies, c’est cela. Chaque jour, plusieurs fois par jour, je demande simplement à servir. J’ai envie que ma vie soit alignée sur La Vie. J’aspire à ce que mon passage sur cette Terre soit bénéfique à cet organisme vivant gigantesque dont je me sens comme une petite cellule vivante. Si nous sommes là, aujourd’hui, les unes et les autres, c’est que nous avons quelque chose à faire maintenant sur cette planète, pas seulement pour nous-mêmes, mais pour le tout dont nous faisons partie. Quoi ? Je n’en sais rien, bien souvent. Mais je n’ai pas à le savoir. J’ai juste à exprimer l’intention d’être là où je dois être, pour faire ce que j’ai à faire (au risque que j’en sois le premier surpris, comme avec l’aventure du pardon que j’étais bien loin d’imaginer !). Et ce qu’il y a de merveilleux, c’est que cette intention aboutit à la fois à ce qu’on trouve sa place, qu’on s’épanouisse pleinement, bien au-delà de ce que notre ego avait imaginé pour nous, et qu’on offre ainsi le meilleur de soi au monde qui nous entoure. Ne me croyez pas sur parole. Essayez. Testez ce que je dis là. Et vous verrez par vous-même !

Livre Tu es le jardinier de ton coeur Olivier Clerc
(©Editions Flammarion)

Olivier Clerc est l'auteur de nombreux best-seller. Parmi ses dernières parutions, de très beaux livres pour enfants qui transmettent des clés de développement personnel dès le plus jeune âge. Découvrez Tu es le jardinier de ton coeur, Les quatre accords toltèques transmis à mon enfant, et Tu es comme tu es...

Retrouvez Olivier Clerc dimanche 6 décembre 2020 à 9h sur C8. Il sera l'invité de Karine Arsène, dans son émission Le mag qui fait du bien, pour parler des Accords Toltèques.

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