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" Pour être spirituels, soyons ancrés ", le témoignage du symbiologue Christian Maillé

Pour être spirituels, soyons ancrés !

"Notre corps est énergie vibrante et nos désaccords nous révèlent nos pertes d’ancrage, que l’on appelle aussi décentrage."

Edgar Martinez/Pexels
S'ancrer à ses racines Dans la matière
Christian Maillé
Par Christian Maillé
le 30 mai 2021

Alors que la conscience humaine évolue, nous voyons encore la spiritualité comme une pensée perchée dans les cieux. Pourtant, sans matière, point de support à l'expérimentation de cette notion sur Terre. À travers mon expérience d'humain et de thérapeute, je vous partage ma vision de l'ancrage.


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Magazine #34 FemininBio
(©DR)

Cet article a été publié dans le magazine #34 mai-juin 2021

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L'ancrage fut pour moi fondamental tout au long de ma vie, la note sur laquelle m’accorder et guérir. Ce que j’en ai compris, c’est qu’il passe par le corps en accord, qui se fait réceptacle de notre expérience terrestre.

Déployer ses racines

Notre corps est énergie vibrante et nos désaccords nous révèlent nos pertes d’ancrage, que l’on appelle aussi "décentrage". Nous sommes un « hêtre arbre » au beau milieu de ses racines de terre et ses racines du ciel. Cet arbre de vie, de connaissance et d’amour est le résultat de tout notre temps de vie. Aucun arbre, aucun être, n’est séparé de la forêt du Monde, symbole archétypal de notre inconscient et de l’immense réseau que forme la Vie. Chaque arbre est relié en-dessous à un réseau de fibres innombrables qui prolonge ses racines. Comme nous avons notre réseau internet, l’arbre a sa fibre naturelle qui doit être ancrée pour permettre le branchement au réseau vivant.

Notre réalisation passe par Rhéa, la terre fertile et solide. Si l'on se veut solide, il nous est nécessaire d’accepter notre vie dans la guidance de notre âme et de notre corps. C’est d’autant plus vrai que quand notre part céleste est très active et qu’on la laisse s’écouler en nous, mieux vaut avoir des racines profondes, comme si nous étions sous une puissante cascade d’eau. Il est connu que plus l’arbre monte, déploie ses branches, et plus il doit déployer l’équivalent sous sa terre de naissance.

Accorder son instrument

Au fil de mon chemin forestier, j’ai aussi appris que l’ancrage signifie tant « mouiller l’ancre » que « planter ses racines » et se maintenir au fil de son étoile. Que c’est s’accorder à sa cordée sécurisante, comme la corde de son instrument. Si notre corde n’est pas reliée en deux points, celui de la terre et du ciel, on ne peut l’accorder et il y a discorde. Si la corde est trop molle ou trop tendue, on ne peut vivre l’harmonie de notre vie.
Il nous appartient de trouver la juste tension verticale, de répondre à ce besoin de s’harmoniser au diapason de son âme, de son projet d’âme. Si on se distend de son point céleste, on devient très vite trop identifié au matérialisme et à un ego trop lourd. Mais si l'on perd son point terre-mère, on "s’éthérise" trop, on plane, on perd son incarnation et on ne trouve pas sa réalisation. Enfin, si on tire trop sur la corde, elle casse, prise par l’usure.

Soigner son quotidien

S’ancrer c’est prendre soin de son être et de son terrain " immuni-Terre ", connecter en conscience sa respiration abdominale à son milieu de vie, dans le respect de sa biodiversité. Cela se fait sans forcer, en se relaxant pour se mettre dans l'axe.

Prendre soin de notre corps c'est aussi nous occuper de ce qui le prolonge : le quotidien, les proches, l'intérieur, les plantes, les animaux, les tâches administratives, les possessions, etc. L’acceptation de son incarnation au fil des heures en gratitude permet d’accueillir l’énergie cosmique et tellurique. Pourquoi mettre son corps, son ego, une partie de soi à la poubelle, dans l’oubli ou l’indifférence ? Ce n’est pas honorer la vie donnée et cela nous coupe de nos racines.

>> A lire aussi : Poser des intentions pour rayonner au quotidien

Jouir de son corps

Plus encore, je propose pour s’ancrer dans son projet d’âme, le champ d’expérience créatif qui fait de notre être le créateur de sa réalité. Sans création nous restons dans une matrice conditionnante. La créativité s’exprime au quotidien, pas seulement à travers les arts. J’invite à prêter attention notamment à une sexualité ancrée dans la qualité vibrante de son âme, dans le flux du sentiment réel, d’en respirer la vitalité comme une offrande, une alchimie de notre plomb, de notre trop lourd en subtil et de densifier le subtil en matière. J’invite à nous laisser aiguiller par l’agir et le ressentir qui nous traversent. L’amour ne se fait pas, il nous fait évoluer pas à pas. L’erreur trop souvent masculine est de penser qu’il faudrait être phallique, tendu, contrôler. Au contraire, accepter le yin favorise l’inspiration, l’intuition, le spontané, la circulation des énergies de la Vie. Vivre son yin permet la jouissance naturelle corporelle et spirituelle. L’ancrage est un vécu puissant de l’amour.

Vivre au présent

Aujourd’hui je comprends que l’ancrage c’est la plénitude réussie du présent, la joie d’être en vie, dans la grande existence magnifique qui nous est donnée, c’est l’" en-vie " de vivre.

En osant notre cœur d'or et l’or que nous avons entre les mains, nous trouvons notre corps, mais cela demande que nous soyons d’accord avec ce qui nous est « chair », que cela nous soit ce que l’on chérit de tout cœur. L’ancrage se vit dans la vérité de notre être, de notre incarnation, car nous mentir nous irréalise.

L’ancrage permet enfin de vivre sa vocation essentielle pour entrer pleinement dans sa vie.

Notre expert :

(©© Christian Maillé)

Christian Maillé est coach symbiologue et astrologue. Il accompagne sur un chemin de conscience corporelle, énergétique et spirituelle.

Son site : souffledartmonie.com.

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