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Comment prendre soin de sa flore intestinale avec le nerf vague ?

De plus en plus en vue, le nerf vague est essentiel pour un bon fonctionnement des intestins : comment en prendre soin avec l'alimentation ?
Sora Shimazaki / Pexels
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Jean-Marie Defossez
Par Jean-Marie Defossez
le 09 mars 2021

Connaissez-vous le nerf vague ? Ce nerf constitue le dixième nerf crânien, il régule entre autres la digestion et la fréquence cardiaque. De nombreux maux du quotidien comme les ballonnements, les inflammations intestinales mais aussi le stress pourraient être résolus grâce à une alimentation qui chouchoute ce nerf vague. Voici 3 habitudes pour réduire le stress intestinal.


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Cet article est un extrait du livre Être en Bonne Santé Grâce au nerf Vague, de Jean-Marie Defossez, aux éditions Jouvence, 2021.

1. Un repas quotidien 100% légumes crus

Peu importe quel repas : vous êtes libre de choisir, d’essayer, d’adapter. Peu importe quels légumes, mais variez d’un jour à l’autre et privilégiez les légumes de saison. Écoutez vos envies. Peu importe quelle quantité : vous pouvez manger autant que vous voulez ou que votre corps supporte, mais je vous invite à vous satisfaire plutôt de quelques bouchées.

L’idée n’est pas de vous nourrir de légumes lors de ce repas, mais de donner à votre corps un «antidote» à la nourriture que vous ingérerez aux autres repas de la journée. C’est quasiment un jeûne intermittent, sauf qu’au lieu de ne rien manger et de laisser votre estomac vide (et une partie de vos intestins), vous offrez à votre système digestif des aliments qui le soignent, le dorlotent et le réparent.

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J’insiste sur le 100% légumes crus : ne prenez rien d’autre en même temps, ni viandes, ni légumes cuits, ni sauce, ni graines, sauf s’il s’agit de graines germées et donc vivantes. Pas de fruits, pas d’oléagineux, pas de fruits à coques. Uniquement des légumes crus.

Le but ici n’est pas de fournir de l’énergie à votre corps, mais de nourrir votre bonne flore intestinale afin de la régénérer et de rétablir les capacités de détoxification naturelle de votre corps.

Rien qu’avec ce premier outil indispensable, vous allez vous faire énormément de bien. À la clé : dynamisme, clarté d’esprit, sérénité. Vous n’êtes pas obligé d’utiliser cet outil tous les jours, mais je vous le conseille. Et chaque jour où vous l’utiliserez, vous prendrez soin de vous.

2. Consommez chaque jour 40 à 60g de légumes lactofermentés non pasteurisés

Connaissez-vous les légumes lactofermentés ? Rien à voir avec des légumes conservés dans le vinaigre comme les cornichons ou les câpres ou dans une saumure. Il s’agit de légumes ayant subi une lactofermentation.

En Europe, l’exemple le plus connu de légume lactofermenté est la choucroute, mais elle a souvent été pasteurisée et les ferments lactiques sont morts et certaines de ses vitamines détruites. De plus, son goût est fort et monotone, alors que les préparations à base d’autres légumes peuvent être délicieuses.

Les légumes lactofermentés vous fournissent des légumes hautement digestibles, avec une teneur en vitamines supérieure à ce qu’ils contenaient avant transformation. Ils vont fournir à votre corps :

  • une nourriture de choix pour vos bactéries intestinales = donc des prébiotiques gratuits ;
  • des bactéries lactiques «mangeuses» de légumes, c’est à-dire exactement celles qui devraient constituer votre flore intestinale idéale = donc des probiotiques vivants, gratuits et en grande quantité ;
  • des vitamines naturelles dont votre corps a besoin pour être capable de se réparer, dont de multiples vitamines B et de la vitamine K2 qui est assez rare dans les autres aliments.

Que du bonheur en perspective pour votre nerf vague qui va pouvoir commencer à se transformer en «docteur Vagus», grand réparateur de vos parois intestinales. À condition toutefois d’utiliser les deux outils anti-stress intestinaux indispensables qui suivent !

Les légumes lactofermentés sont difficiles à trouver dans le commerce. Et souvent, si vous en trouvez, ils ont subi une stérilisation par la chaleur. Or, pour profiter pleinement des bienfaits des légumes lactofermentés, les préparations doivent rester «vivantes» et donc crues. Sans quoi, les bactéries lactiques sont mortes et les si précieuses vitamines en (grande) partie détruites.

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Le plus simple et le plus savoureux est de préparer vos légumes lactofermentés vous-même.

3. Ne grignotez jamais d’aliments contenant des protéines entre vos repas

Vos intestins subissent un stress intense dès qu’ils entrent en contact avec des protéines incomplètement digérées par l’estomac.

Pour digérer des protéines, il est indispensable que votre corps les coupe en morceaux grâce à des molécules spéciales (nommées «enzymes») qui agissent comme des ciseaux. Seul votre estomac est capable de réaliser un tel travail. Et ce travail prend du temps.

C’est pourquoi, lorsque vous mangez, la nourriture reste au moins une à deux heures dans votre estomac. Au bout de ce temps, votre estomac s’ouvre et laisse passer ce «train» d’aliments (dont les protéines découpées) vers votre intestin grêle. Si vous grignotez juste avant cette ouverture, les aliments que vous venez d’avaler vont jouer les passagers clandestins et profiter de ce «train» prêt au départ pour vos intestins. Ce n’est pas grave s’il s’agit de sucres ou de lipides (huiles ou graisses), car ils seront digérés plus tard. Par contre, si l’aliment grignoté contient des protéines, même en petite quantité, le résultat est que ces protéines arriveront dans l’intestin sans avoir été découpées. Ces protéines serviront alors de nourriture à des bactéries très agressives et vos intestins subiront un stress intense.

Les protéines sont présentes dans tout ce qui n’est pas 100% sucres ou matières grasses

Il y a des protéines par exemple dans le chocolat, les fruits secs, les fruits, les confitures, le beurre (sauf le beurre clarifié), dans les graines (même celles d’oléagineux : amande, sésame, tournesol, chanvre…), dans tout ce qui contient du lait, des céréales ou du maïs.

En pratique : si vous avez très faim au point de frôler l’hypoglycémie et désirez grignoter sans infliger à coup sûr un stress à vos intestins, prenez soit une petite cuillerée de miel ou mieux encore une cuillère d’huile de coco. Cette huile constitue une source d’énergie rapide qui a l’avantage d’être peu stressante pour le corps et est ainsi, en quantité raisonnable, une amie de votre nerf vague. Toute autre forme de grignotage entre les repas sera non bénéfique à votre nerf vague. Retenez une chose : si vous mangez en quantité suffisante, votre corps n’a aucun besoin de calories entre les repas. Les envies de grignoter sont des signes que vos intestins et votre corps sont en état d’inflammation.

L'auteur :

Jean-Marie Defossez est docteur en biologie spécialisé dans la gestion des stress. Il est initiateur de la coach-respiration®, une technique intégrative qui puise dans des disciplines telles que le Qigong, le yoga pranayama, la sophrologie. Son site web : Coach respiration

(©Jouvence éditions)

Le livre :

Être en Bonne Santé Grâce au nerf Vague, de Jean-Marie Defossez, aux éditions Jouvence, 2021.

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