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Auto-guérison

"La plume permet d'être", le témoignage de guérison de Christian Maillé

Accepter les chagrin pour trouver le bonheur : comment élever sa vie intérieure grâce au langage des oiseaux ?
Annie Spratt/Unsplash
Introspection Introspection
Christian Maillé
Par Christian Maillé
le 14 mars 2021

Nos pensées créent notre perception du monde. Plonger en soi, c'est identifier ses pensées, leurs origines, leurs significations et les maîtriser pour ne plus souffrir. Ne plus subir le poids de ce qu'elles fabriquent en nous, notamment les idées fixes, pour être réellement présent dans l'instant : voilà le langage des oiseaux, celui qui élève l'âme.


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(©DR)

Cet article a été publié dans le magazine #33 mars-avril 2021

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S’explorer s’est fait pour moi par l’acceptation d’accueillir le mot à maux. Enfant, je ne comprenais pas le sens du langage de ce monde, jusqu’à tard je me suis senti comme en exil de ma terre d’origine. J’éprouvais un manque qui résonnait dans un vide de l’attente où je restais au silence. Chaque soir je tentais de guetter ce moment où on est pris par le noir et l’oubli du moi, pour pouvoir rester conscient dans ce passage et repasser dans mon monde. Dans mon mutisme je m’interrogeais sur la mort, mon sens d’être ici dans ce lit à savoir que demain, les aiguilles de mon réveil relanceraient la même journée des mouvements perpétuels. Comment répondre à une telle question : quel est le sens d’une vie ? La réponse je le découvris peu à peu ne pouvait être définitive, mais tout un chemin d’exploration de soi. La mort dans toutes ses formes de séparations m’a permis de poser le mot à maux. La mort nous parle de ce qui est à accepter.

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Je m’étais perdu au point de me mettre aux fers de ma souffrance, de laisser mon corps ténébreux prendre le dessus. Mais c’est cette même souffrance, comme un calque de carbone qui m’a permis de voir où résidait l’étoile de mon être. C’est dans cette nuit épaisse de mon apitoiement, que je compris que l’étoile ne se cache pas, que c’était moi qui m’étais mis au cachot. C’est par les mots que je suis allé me repêcher, recueillir mon étoile et que la «gai.rison» s’est engagée. Un long combat d’amour avec mon adversaire intérieur, que j’avais créer moi-même dans mes réactions à la souffrance, à mon enfance. C’est par des mots vrais que fut ma solution. Une solution, c’est ce qui dissolve et s’explorer c’est se permettre de dissolver ce qui nous poisse, retrouver notre bonne étoile.

Les mots entendus et aussi les non-entendus peuvent faire mal, mal à la tête et les «maux» ont besoin des mots du cœur et du corps. Ce fut mon processus d’avancée, l’encre noire de mon mot à maux dans la fibre du papier, acter le passage de l’œuvre au noir à l’œuvre au blanc, de la terre noire à la terre de lumière. Les lettres les unes après les autres, d’une façon ou d’une autre, révèlent l’Être que nous sommes. Nous répondons à notre vide, à notre manque par la parole, par le langage. Nous ne pouvons éviter l’œuvre au noir, éviter ces mots noircis qui se répètent.

Se connecter à soi par l'écriture

La plume va permettre d’être, d’entrer en intimité avec soi, livrer ce qui s’écrit de ses cris intérieurs dans son journal. C’est dans les pages tournées de la vie par notre propre main, sale et innocente que nous écrivons la suite de notre histoire. Mots après maux nous en écrivons les lignes, en comprenons le sens, les jeux de mots et de sons. C’est le langage des oiseaux, aussi appelé le langage des anges, car alors le texte est volatile, porté vers le ciel. Le texte devient notre testeur qui va nous aider à plonger dans notre corps ténébreux, le caché, là où se compulse nos automatismes qui nous remettent en situations de ces heures dîtes maudites, mal-heure, dont les mots dits vont extraire la lumière au sein de la souffrance existentielle, nous libérer de la croyance d’être maudit et extraire l’essentiel de ce qui nous permet de sortir de l’illusion du néant, retrouver l’être de lumière présent. S’explorer par notre souffle et notre éternité éprouvée au cœur du vivant où nous nous donnons en tant qu’âme sensible dans le réel à travers nos mots.

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Notre âme nous l’écrivons sur notre page vierge qui s’étend aux alentours de notre monde. Ce sont tous les mots à maux en cordée qui vont nous aider à descendre à la cave de notre enfance, notre écorché, ce qui nous «affect» encore. Nous aider à faire remonter à la surface nos turpitudes, ce qui reste dans le noir de notre inconscient pour mieux les saisir à la conscience, jusque dans leur plus secrète origine, où nous avons à nous retrouver. L’audace des mots permet le chemin de la reconnaissance de soi : le «maux dit», la «mal à dit», les «mots cris» cherchent la parole qui délivre, magique quand elle est écoutée et prononcée dans sa transparence et à vif. Le langage alchimique des oiseaux nous offre ce possible de nous envoler dans notre ciel, de voir du point de vue de notre âme. D’ouvrir tous nos sens comme des fenêtres sur le monde. Cela ne s’arrête pas aux petits mots mais à tous les autres signes qui nous sont donnés. Ce langage est tout ce qui permet l’engagé dans un chemin de sens. Donner sa parole, poser des mots sur son vécu, trouver les bons mots, voilà une voie/x pour l’âme. Une voie qui accueille, permet de comprendre que le chagrin est cet espace où se cherche l’amour. Dire des mots d’amour, c’est simplement oser se dire en vérité, dans l’acceptation de sa vulnérabilité, de son corps de l’ombre, laisser entrer la lumière par la blessure de notre être, de chaque lettre que nous délions pour se libérer.

Mot à maux

Si vous désirez vous explorer par cette langue du volatile, découvrir tout votre territoire, allez-y pas à pas, mot après mot, mot à maux sur le papier intime, osez y l’œuvre au noir où la moindre lumière est une ode à la vie. Vous trouverez les mots laissés dans la vérité de votre ressenti, vous laisserez fondre la glace de votre mental ou dans cette glace vous y voir dans l’accueil inconditionnel. Les mots peuvent volatiliser l’épaisseur, utiliser le noir comme espoir et une rencontre intime avec vous pour vous retrouver. Chaque lettre de chaque mot vous sort des ténèbres, chaque lettre est lettre d’amour à l’être qui s’écrit. Il suffit de commencer par un mot, et la présence de l’amour sera là. Puissiez-vous délier votre langue d’Ange humain, laisser votre plume vous envoler au plus haut de votre être. Là, vous y verrez mieux, pour ce qui reste de votre vie à accueillir en vérité, en liberté et en amour. Ce sont les trois mesures de la langue des oiseaux célestes. Ce qui est certain dans le destin, c’est que les mots vrais et libres permettent de mettre de l’amour dans nos maux !

(©© Christian Maillé)

Notre expert :

Christian Maillé est Coach Symbiologue. Il accompagne des personnes, des groupes sur un chemin de conscience corporelle, énergétique et spirituelle. Son site : souffled'artmonie.com

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