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Que faire de ses cheveux blancs ?

"Qu’on les tolère avec bonne grâce ou qu’on les arbore avec fierté, les cheveux blancs ne doivent pas être synonymes de chevelure terne et mal entretenue."
unsplash/Jens Lindner
Sylvie Hampikian
Sylvie Hampikian
Mis à jour le 21 octobre 2022
Les assumer en les magnifiant, ou les renier en les colorant ? Tel est le dilemme qui survient lorsque nos cheveux blanchissent. Voici les conseils de notre spécialiste, que vous soyez prête à les vivre au naturel, ou que vous optiez pour une coloration végétale.

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Cet article a été publié dans le magazine FemininBio #22 avril-mai 2019
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En médecine, le blanchiment naturel des cheveux est appelé "canitie", un terme qui a la même étymologie que l’adjectif "chenu", qui qualifie un vieillard aux cheveux blanchis. C’est dire si depuis toujours le cheveu blanc est associé à l’âge qui avance. C’est plutôt vrai, mais il existe des canities précoces se manifestant dès l’adolescence.

Plus couramment, les premiers cheveux blancs apparaissent naturellement entre 30 et
40 ans, puis gagnent progressivement du terrain. Le mécanisme, mal élucidé, fait intervenir des facteurs génétiques. Il repose sur un épuisement des cellules colorées (mélanocytes) du cuir chevelu.

Les cheveux blancs... c’est beau chez les autres
Traditionnellement, les cheveux blancs attirent le respect. Et on les trouve si beaux sur les tempes des séducteurs et sur les remarquables têtes pensantes.

Mais sur soi, c’est une autre affaire! Pour beaucoup, il est difficile, en effet, d’assumer ces signes de l’âge. Pour preuve, à plusieurs millénaires de nous, les teintures capillaires faisaient déjà fureur de l’Antique Égypte aux Indes des temps védiques.

On comprendra donc que la dictature de la jeunesse est un concept qui n’est pas tout jeune mais qui n’a pas pris une ride!

Une dictature industrialisée

Au début du XXe siècle, Eugène Schueller estima fort bien la potentialité des colorations pour cheveux, puisqu’elles furent à l’origine de la marque L’Oréal.
Depuis lors, l’industrie cosmétique, à grands renforts de publicité, a imposé les règles d’une jeunesse obligatoire : les rides tu combattras, les cheveux blancs tu cacheras. Voici environ sept décennies que cela dure.

Mais aujourd’hui on assiste progressivement à des courants de "rébellion" face à ces rituels imposés. Ainsi, le mouvement "going grey", relayé par la journaliste Sophie Fontanel et amplifié par les réseaux sociaux, met en lumière les personnes de tous âges qui assument leurs cheveux gris ou blancs et qui refusent de céder au diktat du jeunisme.

À lire sur FemininBio : Conseils et astuces pour une coloration naturelle au henné

Blancs, certes, mais bien soignés

Qu’on les tolère avec bonne grâce ou qu’on les arbore avec fierté, les cheveux blancs ne doivent pas être synonymes de chevelure terne et mal entretenue. N’étant pas abîmée par les colorations chimiques,
la chevelure n’a pas cette texture sèche et rêche évoquant la paille, ni ces reflets métalliques propres aux pigments de synthèse.

Elle échappe également aux effets nocifs de ces produits sur la santé. Visuellement, elle respire le naturel.
Néanmoins, les cheveux blancs sont naturellement appauvris en pigments. Ils sont plus poreux, plus fins et généralement plus fragiles que les cheveux colorés.

Des soins hydratants naturels

Les cheveux blancs ont donc besoin de soins nourrissants et hydratants, qui renforcent leur structure.
Une fois par semaine vous pouvez par exemple appliquer un masque avocat-banane. Il suffit de mixer finement ensemble la chair d’un demi-avocat et celle d’une demi-banane bien mûrs.

Appliquez si possible mèche par mèche au pinceau sur la chevelure lavée, rincée et essorée. Malaxez pour bien répartir et laissez poser 20 minutes, de préférence sous une serviette chaude. Rincez soigneusement à l’eau claire. Effet brillance garanti!

Une autre option consiste à mélanger environ 1 ou 2 cuillerées à café d’huile de coco (ou de sapote, de babassu ou encore de jojoba) avec le même volume de gel d’aloe vera cosmétique. Appliquez sur les cheveux non lavés, en malaxant bien. Procédez ensuite comme pour le précédent masque. Faites suivre d’un ou de deux shampooings afin d’éviter de garder les cheveux "lourds".

À lire sur FemininBio: Cette année, je "Body Positive"!

Pour de beaux reflets

L’autre défaut des cheveux blancs, c’est qu’ils risquent de jaunir. Les causes de ce jaunissement sont variées: exposition à la chaleur ou à la lumière, pollution, shampooings chimiques agressifs.
Les soins précédents, qui visent à les rendre plus résistants, peuvent prévenir ce problème.

Mais le cas échéant, on peut estomper cette nuance peu esthétique en appliquant un rinçage bleuté.
Les lotions de bleuet ou de centaurée sont les plus réputées. Préparez une infusion avec 1 bonne cuillerée à soupe de fleurs pour 30 cl d’eau. Utilisez en dernière eau de rinçage, puis procédez au séchage.

Et si on ne se sent pas prête ?

Si vos premiers cheveux blancs vous perturbent au point que vous souhaitiez vraiment les cacher, le plus mauvais réflexe est d’adopter une coloration chimique, même temporaire. Malgré les promesses faisant miroiter brillance et souplesse,
il ne lui faudra que quelques mois pour abîmer vos cheveux.

Mieux vaut faire dès le départ le bon choix des colorations 100 % végétales. Elles se présentent sous forme de poudres, mélanges de plantes tinctoriales sans le moindre additif.
Le mieux est d’opter pour une nuance ton sur ton, qui ne changera pas votre couleur naturelle, mais qui masquera ou estompera les cheveux blancs, tout en les gainant et en les renforçant.

Vous pouvez appliquer vous-même les colorations vendues en magasins bio (Khadi, Logona, Centifolia, Radico, etc.) ou vous rendre dans un salon spécialisé. Profitez-en, on en trouve de plus en plus facilement.

À lire sur FemininBio : Coiffure protectrice: 5 techniques pour sauver vos cheveux abîmés 

Et si on a déjà commis l’irréparable ?

Si vous avez déjà craqué pour les teintures chimiques et si vos cheveux crient au secours, vous pouvez les sauver sans passer par la case tonsure!
Toutefois, il faudra les détoxiner, en appliquant 1 à 2 fois par semaine pendant 4 à 6 semaines un masque à base d’argile. Ensuite, vous pourrez passer à la coloration végétale, en la choisissant autant que possible ton sur ton.

Il faut savoir que ce processus peut prendre plusieurs mois avant de donner des résultats parfaits, après une période de transition pas toujours réjouissante ; cependant cela vaut la peine, car vos cheveux retrouveront souplesse, volume, tonus et brillant.

 

"Je fabrique mes cosmétiques, soins naturels à petits prix" par Sylvie Hampikian

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