Santé

Du blues à la dépression : comment éviter de tomber ?

Publié le 26 décembre 2017
Coup de blues ou dépression ?
Coup de blues ou dépression ?
© Pixabay

Les fêtes ne sont pas toujours synonymes de joie et de bons moments. A moins que ce ne soit le contre-coup des fêtes ? Quoiqu'il en soit, comment éviter qu'un petit coup de mou se transforme en dépression ?

Malgré tous les progrès de notre société et notre qualité de vie, nous vivons dans un climat qui peut favoriser les coups de blues. Entre les images de drames à la télévision, la menace terroriste et bien d’autres choses peu réjouissantes, il est tout à fait normal d'avoir des moments de déprimes, de se sentir triste, fatigué(e), d'avoir des idées noires. Mais attention, il ne faut pas confondre ces « états d’âme » et une forme de petite mélancolie avec les symptômes que ressentent les personnes atteintes de dépression.

La dépression reste une pathologie sérieuse qui ne doit pas être prise à la légère. Il est important de déceler, auprès de votre professionnel de santé, s’il s’agit d’un coup de blues ou d’une dépression. Nous pouvons parler de dépression uniquement si ses symptômes se manifestent pendant une période supérieure à quatre semaines : vous êtes envahis d’un sentiment de tristesse, vous n’arrivez plus à éprouver du plaisir, à apprécier les choses de la vie, les sorties ? Vous rencontrez des troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie) ? Vous êtes agités, vous ressentez de la fatigue ou une perte d'énergie ? C’est la durée de certains symptômes qu’il faut surveiller.

Si vous ressentez des symptômes qui vous inquiètent et qui pourraient vous faire penser à une dépression, ne paniquez pas, il pourrait s’agir tout simplement d’un coup de blues passager. Face à un sentiment de déprime, il est important de surveiller l’évolution de ses propres symptômes afin de ne pas tomber dans la dépression, c’est-à-dire ne pas négliger des ressentis qui pourraient perdurer dans le temps et qui seront plus difficiles à traiter. Une dépression, comme la plupart des maladies, sera soignée beaucoup plus facilement au début de son apparition.

Il est important de rester vigilant, et si vous ressentez un sentiment de déprime, ne dramatisez pas et adoptez certaines mesures. Vous pouvez vous autorisez quelques jours de repos après une période de surmenage. Entre vie professionnelle et vie de famille, nombre d’entre vous multiplient les tâches quotidiennes sans répit. Pensez à vous imposer des moments de repos.

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Face aux malaises ressentis, il est conseiller de faire du sport. En effet, la pratique de sport modifie la sécrétion de certains neurohormones dans le cerveau et ces modifications ont un effet bénéfique sur l'humeur. La socialisation, les rencontres font également du bien, il ne faut pas oublier ce facteur bénéfique. Changez vos habitudes de vie, pourquoi ne pas vous inscrire dans une salle de Fitness par exemple.

Il est important également d’arrêter les excitants ou les stimulants - tel que le café - et d'avoir une alimentation équilibrée. De nombreuses études ont prouvé l’impact de l’alimentation sur la santé des individus, et notamment l’humeur. Prenez le temps de déjeuner ou diner, diminuez les apports trop importants en sucres et réduisez les graisses. Et ce d'autant plus que la silhouette est souvent un sujet de tension chez les femmes, or se sentir bien dans ses vêtements contribue à garder « un bon moral ».

Les réseaux sociaux ont également pris une place très importante dans nos vies. Le nombre d’heures passées sur Internet ou sur les chaines d’information continue ne favorisent pas le repos. Ces « activités » sont anxiogènes. Or le repos est nécessaire à notre organisme et la fatigue est un facteur qui favorise la déprime.

Autorisez-vous des moments de « déconnexion » pendant lesquels vous pourrez redécouvrir la nature et le monde qui vous entoure. Des promenades régulières, même en ville sont salutaires et bénéfiques pour se changer les idées, flâner. La lumière du jour est importante pour le bien-être et le cerveau surtout en hiver lorsque la nuit tombe rapidement. Les légères dépressions hivernales sont monnaie courante, pas de quoi s’en inquiéter, mais il est important de trouver des solutions pour vous sentir mieux. Ces petits conseils vous aideront à passer cette période spécifique.

Après quelques jours, il est très probable que votre coup de blues ait disparu. Cependant, il est important de surveiller ses symptômes et ne pas hésiter à consulter un professionnel de santé si votre état de déprime dure. Dans ce cas, vous pourrez rapidement bénéficier de soins dès le début de la maladie s’il s’agit d’une dépression : traitement médical et suivi psychologique sont également à conseiller. Une écoute attentive et durable peut vous aider à déceler ce qui déclenche cette dépression.
 

Rodolphe Oppenheimer est psychanalyste. Il est l’auteur de Peurs, angoisses, phobies, par ici la sortie !, paru aux éditions Marie B.

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