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Comment trouver le prénom de bébé ?

" On ne choisit pas un prénom pour son enfant simplement parce qu’il est beau mais parce qu’il porte ce que vous souhaitez pour lui. "

riggleton/Shutterstock.com
François Bonifaix
Par François Bonifaix
Mis à jour le 04 janvier 2023

S’il y a bien un passage incontournable dans la vie de parents, c’est le moment du choix du prénom. Loin d’être réduit à une simple formalité administrative en mairie, prénommer son enfant peut s’avérer être un véritable casse-tête. Comment bien choisir le prénom de son enfant ? Peut-il influencer sa vie future ? Faut‑il choisir un prénom original ou plutôt conventionnel ? Quelques questions et bien d’autres, auxquelles chaque parent sera confronté de manière non anodine. Éclairage de François Bonifaix, psychanalyste et spécialiste des prénoms.


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Lorsqu’un heureux événement est attendu dans une famille, arrive le moment du choix du prénom, puis les raisons de ce choix. « Si j’avais un garçon, il s’appellerait Daniel, si j’avais une fille, elle s’appellerait Alma. » Combien de fois a-t-on entendu ces réflexions et ce dès le plus jeune âge ? Très tôt, on se prend « au jeu » et on se projette. Mais cette réflexion devient souvent une réalité à concrétiser un jour et c’est là que les choses se corsent…

Quel est le meilleur moment pour choisir un prénom pour son enfant ?

Tout d’abord, parlez-en dans le couple, et uniquement dans le couple. Un prénom est porteur d’un projet à deux, le vôtre, pas celui de vos parents, aïeux ou amis. N’hésitez pas d’ailleurs, bien avant la conception, à échanger vos envies sur le sujet, vous aurez au moins « déblayé » le terrain et évité bon nombre de désaccords. Puis au moment de la grossesse, patience… On a beau dire que le sexe de l’enfant à venir importe peu, inconsciemment il y a souvent une préférence. Si vous souhaitez le connaître, attendez de savoir ce que révélera l’échographie pour choisir le prénom définitif. C’est forcément le meilleur moment.

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Une fois le prénom choisi, projetez-vous. Parlez à votre futur enfant même s’il est encore dans le ventre de sa maman : car prénommer, c’est faire exister. Cela aidera notamment le futur papa qui, lui, ne " ressent " pas tout ce qui se passe dans l’utérus pendant 9 mois.

Le moment et les raisons

Au moment du choix, il faut associer les raisons de ce choix. On ne choisit pas un prénom pour son enfant simplement parce qu’il est beau mais parce qu’il porte ce que vous souhaitez pour lui. On lui souhaite le meilleur, toujours, mais attention au fardeau qui pourrait l’accompagner. S’il n’y a pas de prénoms à éviter, il y a juste à savoir pourquoi on choisit Arthur plutôt que Théo, Léa plutôt que Sarah. Pensez toujours au jour où vous expliquerez les raisons du choix de son prénom à votre petit garçon ou petite fille.

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Comment faire son choix ? Vous trouverez la bonne réponse dans votre imaginaire mais aussi dans les livres que l’on trouve dans le commerce, ceux qui parlent de l’étymologie des prénoms, et même ceux qui en délivrent le soi-disant futur caractère. D’un ouvrage à l’autre, d’ailleurs, les « prédestinations » ne sont pas les mêmes. Mais qu’importe, si dans un magazine vous lisez que les « Louise » sont belles, intelligentes, douées pour les langues, la musique et l’art, et que ce descriptif correspond à ce que vous souhaitez pour votre bébé, alors vous aurez fait le bon choix. Bien évidemment, on ne choisira pas un prénom qui évoque, sans forcément que l’on sache pourquoi, une destinée malheureuse ou un mauvaise caractère.

Mais attention, plus vous « voyez » grand, plus c’est votre ego qui parlera au travers du prénom choisi. Quand Kanye West prénomme son enfant North (nord ouest), il se le permet, car c’est une star. Pour l’enfant, dites-vous que votre choix peut être un traumatisme pour lui plus tard.

Un prénom pour une vie prédestinée ?

Sachez enfin qu’un prénom est souvent lié à une classe sociologique, mais cela ne devrait pas, à mon sens, être un frein à votre choix. Par exemple, il y a 40 ans, le prénom " Kevin " était raillé parce que perçu comme populaire tandis que les " Marie-Sophie " étaient considérées comme issues de la bourgeoisie. Ce fut vrai, mais cela n’a pas empêché de nombreux " Kevin " d’être médecins, ingénieurs, chefs d’entreprise…

Ce qu’il faut surtout savoir, c’est que d’après les études, plus le prénom est fréquent plus l’enfant s'intégrera facilement auprès de ses autres camarades. À l’inverse, plus le prénom est original, plus la " différence " se fait sentir et l’on attendra inconsciemment de l’enfant qu’il prouve qu’il est effectivement différent. Il peut alors en souffrir.
Le seul véritable conseil : choisissez un prénom qui s’écrit comme il se prononce et surtout qui soit compréhensible. Si vous optez pour " Helluin " : élouin, élu-ine ? Comment le prononcer ? Comment le répéter et surtout comment l’écrire ? Si l’enfant, et plus tard l’adulte, doit sans cesse répéter son prénom, corriger son interlocuteur et surtout devoir l’épeler constamment, vous conviendrez que vous ne lui rendrez pas chose facile… pour sa vie durant.

Y a-t-il une bonne méthode pour choisir le prénom de son enfant ? Oui, une seule : celle de l’amour entre vous et pour lui.

Notre expert

François Bonifaix est psychanalyste, auteur de l’ouvrage Le traumatisme du prénom, aux éditions Cybergraphik.
Pour en savoir plus : www.psychopsy.com.

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