Santé publique

Nourrissons nés sans bras : pesticides ou coïncidence ? Enquête d'Envoyé Spécial

Publié le 25 avril 2019
Stagiaire rédactrice chez FemininBio. Curieuse de tout, experte de rien, j'adore découvrir de nouvelles alternatives à partager avec nos lectrices.
En octobre 2018, Santé publique France annonçait avoir identifié onze cas suspects supplémentaires dans l’Ain entre 2000 et 2014, en plus des sept cas identifiés par le Remera.
En octobre 2018, Santé publique France annonçait avoir identifié onze cas suspects supplémentaires dans l’Ain entre 2000 et 2014, en plus des sept cas identifiés par le Remera.
© Irina Murza / Unsplash

Depuis 2008, 15 enfants de l'Ain, du Morbihan et de la Loire-Atlantique sont nés d'une malformation extrêmement rare, privés de leur main droite, ou de leur avant-bras gauche. Comment expliquer ces handicaps en série dans des périmètres très restreints ? Envoyé spécial mène l'enquête.

Ils s'appellent Louis, Charlotte, ou encore Léo, et font partie d'un mystère que les enquêteurs et lanceurs d'alerte ont nommé "les bébés sans bras". Nés dans des périmètres très restreints (un rayon de 17,6 kilomètres) entre 2009 et 2014, ces enfants sont tous atteints d’une malformation extrêmement rare qui frappe chaque année à peine 150 nourrissons en France. La fréquence de ces malformations, quand il n’y a pas de cause génétique ou d’accident in utero identifiés, est estimée à 1,7 cas pour 10.000 naissances.

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Le petit Louis est né sans main droite, Charlotte et Léo n'ont pas d'avant-bras. Comment expliquer ce grave phénomène ? Les mamans auraient-elles été exposées à des produits chimiques au cours de leur grossesse, ou est-ce une simple coïncidence ? Envoyé spécial est allé à la rencontre de ceux qui enquêtent sans relâche sur cette mystérieuse affaire. 

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Les journalistes Virginie Vilar, Matthieu Birden, Mathieu Niewenglowski et Marielle Krouk ont suivi plusieurs personnes, dont une lanceuse d’alerte, un ancien fonctionnaire du ministère de l’Agriculture et un ingénieur. Alors que certains d'entre eux mettent l'accent sur l'usage de pesticides près des habitations des femmes enceintes, les autres accusent les réseaux d'eau potable. 

> Rediffusion le jeudi 25 avril sur France 2 à 21h

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