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Dès le 1er janvier 2022, toutes les contraceptions féminines seront gratuites jusqu'à 25 ans

Contraception gratuite pour les moins de 25 ans

A compter du 1er janvier 2022, toutes les contraceptions féminines seront gratuites pour les femmes jusqu'à 25 ans.

Reproductive Health Supplies Coalition/Unsplash
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Adèle Gireau
Par Adèle Gireau
le 09 septembre 2021

Invité dans l'émission "4 Vérités" sur France 2, le ministre de la santé Olivier Véran a annoncé ce jeudi 9 septembre que la contraception sera gratuite pour toutes les femmes jusqu'à 25 ans, et ce, dès le 1er janvier 2022. Le ministère précise que cette mesure concerne bien toutes les contraceptions féminines.


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A partir de janvier 2022, «la contraception sera désormais gratuite pour les femmes jusqu’à 25 ans», a annoncé le ministre de la santé Olivier Véran ce jeudi 9 septembre.

«Il y aura une prise en charge de la contraception hormonale, du bilan biologique qui peut aller avec, de la consultation de prescription et de tous les soins qui sont liés à cette contraception, jusqu’à 25ans, à compter du 1er janvier», poursuivit le ministre sur France 2. La prise en charge était déjà offerte aux mineures âgées de 15 à 18 ans.

La contraception et l'ensemble du parcours de soin qu'elle implique seront donc pris en charge par la sécurité sociale à 100%.

Après cette annonce prononcée par le ministre Olivier Véran au sujet de la "contraception hormonale", le ministère précise que toutes les contraceptions féminines sont concernées par cette mesure. Mais comment choisir celle qui correspond le mieux à notre rythme et nos attentes ?

La pilule, une contraception efficace aux multiples effets secondaires

Accusée d'augmenter les risques de thromboses veineuses, de phlébites ou encore de cancer du sein, la pilule est peu à peu délaissée par les Françaises. En 2010, 45% des femmes utilisaient la pilule comme moyen de contraception, elles n'étaient plus que 40,5% en 2013, et 36,5% en 2016. Une méfiance justifiée et amplifiée par les effets secondaires que cette dernière entraîne.

En 2014, dans leur publication Pilule : on vous cache la vérité depuis 50 ans !,le professeur Joyeux et Dominique Vialard ont dressé l’inventaire des effets secondaires fréquents que chaque femme peut connaître : perturbation de la libido naturelle, dépression immunitaire chronique, phénomènes allergiques, candidose, anxiété, insomnies, difficultés de concentration, troubles cutanés, risques de virilisation, tensions mammaires, maux de tête ou céphalées, hypercholestérolémie, hypertension artérielle, rétention d’eau, prise de poids, tumeurs bénignes du sein, du foie, kystes des ovaires, dépression, troubles du comportement, aggravation du stress oxydant, accroissement corrélatif des risques de maladies dites de civilisation y compris les maladies auto-immunes, etc. (plus d'infos sur Tout savoir sur la pilule contraceptive et ses alternatives)

A lire Quelle contraception utiliser pendant l'allaitement ?

Sans oublier les "fausses" hémorragies que la pilule provoque, qui n'ont "aucune utilité sur un plan contraceptif ou physique" selon le Dr Berengère Arnal. "Lorsque la contraception oestro-progestative (COP) a été créée il y a cinquante ans, ces saignements avaient pour but de rassurer les femmes afin qu'elles n'aient pas l'impression de perdre leurs règles. Le sang qui survient la semaine d'arrêt de la COP ou lors de la semaine de prise de sept comprimés neutres faisant suite à trois semaines de prise d'hormones oestro-progestatives est appelé hémorragies de privation." (plus d'infos sur Pilule contraceptive : pourquoi les règles sont-elles fausses et quelle alternative naturelle privilégier ?)

Le stérilet en cuivre ou DIU, l'alternative naturelle la plus sûre (après le préservatif)

Qui n'a jamais entendu que le stérilet était réservé uniquement aux femmes qui ont déjà eu un enfant ? A cette remarque, le Dr Arnal répond que "les jeunes filles et femmes sans enfant (nullipares) peuvent bénéficier d'un stérilet au cuivre plus petit (short, adapté à la petitesse de leur cavité utérine). Ce type de stérilet est sur le marché depuis de nombreuses années."

Mis en place par le/la gynécologue et renouvelé tous les 3 à 5 ans, le stérilet en cuivre reste le moyen de contraception sans hormones le plus sûr (le taux d’échec de la pilule est de 5 à 20%, ce qui signifie que, sur 100 femmes qui sont sous pilule, cinq à vingt d’entre elles tombent enceintes en un an. Il oscille en revanche, pour les dispositifs intra utérins (DIU) et les implants hormonaux entre 0 et 1%).

Pour en savoir plus sur les contraceptions sans hormones, découvrez notre article Contraception sans hormone : 6 solutions

Assurez-vous de tomber sur un.e gynécologue proposant une pose de stérilet qui inspire la sérénité : phytothérapie, homéothérapie et autres traitements naturels peuvent être proposés avant la pose. L'objectif : réduire au maximum les douleurs voire les malaises vagaux que peut causer un stérilet lorsqu'il est posé dans l'utérus. "Je le fais poser sous anesthésie locale par un chirurgien, après leur avoir fait prendre des antalgiques, de l'homéopathie et de la phytothérapie anti-stress. Il leur fait écouter de la musique, plaisante avec elles, l'infirmière tient la main de la patiente et tout se passe le mieux possible en toute sécurité", rajoute le Dr Arnal.

La symptothermie ou l'auto-observation du cycle, des méthodes naturelles à maîtriser

En matière de contraception, peut-on faire confiance à son corps ? C'est l'approche que proposent les MOC (méthodes d'observation du cycle), dont la plus connue est la symptothermie. Si ces méthodes demandent une bonne formation pour être maîtrisées, leur richesse est de nous ramener à nous-mêmes. L'avantage ? Contrairement aux contraceptifs cités précédemment, cette alternative est GRATUITE ! Le concept ? Observer son cycle selon 3 bio-indicateurs pour indiquer si la fertilité est présente ou non :

  • la température corporelle au réveil, c’est-à-dire la température "ambiante" de mon écosystème ;
  • le pH intime, c’est-à-dire la qualité et l’aspect de la perte naturelle fertile (glaire cervicale) : l’eau de mon écosystème ;
  • l’aspect et la dureté du "sol" intime: le col de l’utérus.

La symptothermie vous intéresse ? On vous explique tout en détail dans cet article. Pour en savoir plus sur l'auto-observation du cycle en général, découvrez notre article Contraception naturelle : j'ai testé l'auto-observation du cycle.

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