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Hypothyroïdie : tout savoir sur ce trouble de la thyroïde

L'hypothyroïdie est l’incapacité de la glande thyroïde à produire suffisamment d'hormones thyroïdiennes. Son dysfonctionnement retentit sur les grandes fonctions de l’organisme.

National Cancer Institute - Unsplash
Claire Boubert
Par Claire Boubert
Publié le 10 juin 2022

Fatigue, prise de poids, perte de cheveux... L'hypothyroïdie affecte près de 2% de la population. Dans la majorité des cas, elle a une origine auto-immune ou est liée à une alimentation déséquilibrée. Explications avec la docteure Laure Martinat, naturopathe et anesthésiste-réanimateur.


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La thyroïde est une glande endocrine formée de deux lobes situés de part et d’autre de la trachée, en dessous du larynx. Son rôle est de produire des hormones qui sont libérées dans le sang pour réguler le fonctionnement de multiples organes. Les hormones thyroïdiennes agissent sur "la température du corps, sur le métabolisme des sucres, des graisses et des protéines, sur la fréquence des battements cardiaques ou encore sur le rythme de la respiration" éclaire le médecin Laure Martinat.

Quand la thyroïde se dérègle et ne produit pas assez d'hormones, ce qui est fréquent chez la femme, c'est l'ensemble de l'organisme qui en subit les conséquences, avec à la clé une baisse d'énergie et d'autres symptômes. Les signes dépendent du type de trouble de thyroïde. "Il peut y avoir des maladies morphologiques de la thyroïde, qui n'entraînent pas toujours une modification des sécrétions hormonales, explique le médecin. Cela peut être lié aux nodules thyroïdiens voire des cancers de la thyroïde". Mais il existe notamment d'autres cas comme des maladies fonctionnelles, comme l'hypothyroïdie et des signes liés au dérèglement des sécrétions hormonales.

A lire également : Dérèglements de la thyroïde: et si c’était les perturbateurs endocriniens?

Qu’est-ce que l’hypothyroïdie ?

L'hypothyroïdie est due à un dérèglement de la glande thyroïde qui entraîne une diminution de la production d'hormones thyroïdiennes. Elle se caractérise par un ralentissement de la majorité des fonctions de l’organisme. L'hypothyroïdie est souvent due à un dérèglement du système. Les causes peuvent être variables : "Soit c’est la thyroïde elle-même qui dysfonctionne, on parlera alors d’hypothyroïdie primaire, soit c’est la commande centrale qui dysfonctionne donc l’axe hypothalamo-hypophysaire, ça serait une hypothyroïdie dite secondaire, ce qui est plus rare".

Parmi les causes les plus fréquentes d’hypothyroïdie, on peut citer :

  • La thyroïdite de Hashimoto, une inflammation auto-immune chronique de la thyroïde ;
  • La thyroïdite du post-partum est une inflammation caractérisée et progressive de la glande thyroïde. Cette pathologie survient environ quelques mois après l'accouchement ;
  • Les hypothyroïdies iatrogènes : antécédent de radiothérapie cervicale, l’apport d’iode excessif, certains médicaments (amiodarone, interféron) qui peuvent donner une hypothyroïdie ;
  • La carence en iode, qui reste rare en France.

En cas de suspicion d’une hypothyroïdie, le médecin prescrira une analyse de sang afin de doser le taux de TSH (Thydroïd Stimulating Hormone). Si ce taux est élevé, c’est que la thyroïde n’est pas suffisamment active. Pour compenser, la production d’hormones s'avère trop importante. Le dosage des hormones thyroïdiennes peut aussi être pratiqué. "Mais évidemment le médecin s’adapte au contexte : par exemple quand le patient prend un traitement connu pour perturber le fonctionnement de la thyroïde comme l’amiodarone ou quand il existe un risque de carence en iode."

Quels sont les symptômes de l’hypothyroïdie ?

Compte tenu du rôle majeur des hormones thyroïdiennes à l’échelle globale de l’organisme, les symptômes d’hypothyroïdies sont divers. Leur intensité est également variable selon l'augmentation de l’hypothyroïdie. La liste n'est pas exhaustive.

  • Un syndrome global d’hypométabolisme : fatigue physique et psychique, troubles de la mémoire, de la concentration, frilosité et hypothermie, ralentissement de la fréquence cardiaque, constipation, troubles des règles, diminution de l’appétit.
  • S’y associe une infiltration cutanéo-muqueuse : "la peau apparait épaissie, elle est pâle parfois un peu jaune" décrit Laure Martinat. Les phanères sont touchées également, "les cheveux s’abiment, ils sont cassants, secs, les poils se raréfient". On peut également observer des douleurs musculaires, parfois des crampes.
  • Le médecin va ensuite examiner le patient dans sa globalité et en palpant notamment la glande thyroïde. "La morphologie sera modifiée et cela dépend de la cause. Par exemple dans la thyroïdite de Hashimoto, la thyroïde est augmentée de taille".

Peut-on prévenir de l’hypothyroïdie ?

Il n’existe pas de moyen de prévenir l’apparition de l’hypothyroïdie. Cependant, il est possible d’agir sur certains facteurs de risque. Il est recommandé de ne pas fumer et de ne pas consommer de médicaments entrainant une hypothyroïdie. L’alimentation joue également un rôle important dans la bonne santé de la thyroïde. L’iode, le sélénium et le zinc sont indispensables pour produire les hormones thyroïdiennes. Ces nutriments peuvent être apportés par une alimentation saine et variée :

  • l’iode nécessaire est apporté par les produits de la mer, les œufs et le sel de table ; il indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes ;
  • les huîtres, le thon, les lentilles et les noix du Brésil sont riches en sélénium ; il participe à la synthèse et à l’activation des hormones thyroïdiennes et protège la glande thyroïde du stress oxydatif
  • les fruits de mer, le bœuf et le foie sont riches en zinc ; c'est un antioxydant nécessaire au bon fonctionnement du système immunitaire.

"Il y a d’autres nutriments tels que le fer, la vitamine D, la vitamine C, les protéines qui sont également importants pour le bon fonctionnement de la thyroïde" ajoute la naturopathe. A contrario, on évite les sucres rapides, présents dans les biscuits et les fritures, les aliments à index glycémique élevé et les produits de la "junk food".

A lire également : Problèmes de thyroïde : l'iode, une solution naturelle

Quels sont les traitements naturels contre l’hypothyroïdie ?

Il reste "impératif de suivre les conseils d'un professionnel de santé car l’équilibre de la fonction thyroïdienne est très fragile" avertit Laure Martinat. Une surveillance accrue de la thyroïde du patient subsiste primordial dans la prise en charge médicale.

En aromathérapie, l’huile essentielle de myrte vert stimule la synthèse des hormones thyroïdiennes. Dans cette indication, elle peut s’utiliser par voie locale (diluée dans une huile végétale) ou orale sur conseil d’un phyto-aromathérapeute. "L’huile essentielle de clou de girofle est aussi une stimulante de la thyroïde" mais le médecin rappelle qu'elle est plus délicate d’emploi.

En phytothérapie, on peut utiliser les algues pour leur teneur en iode. L’avoine stimule doucement et légèrement la fonction thyroïdienne. En gemmothérapie, on peut se tourner vers le macérat de bourgeons d’amandier qui soutient également le fonctionnement de la thyroïde.

A lire également : Quelles plantes pour booster et soigner votre thyroïde ?

Merci au Dr Laure Martinat, anesthésiste-réanimateur, naturopathe, phyto-aromathérapeute et auteure du livre Immunité, maladies infectieuses et convalescence : renforcer sa santé naturellement, Éditions Quintessence

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