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Gynécologie

Les bons gestes pour prévenir les mycoses vaginales et les soigner naturellement

Mycose : alternative naturelle

75 % des femmes développent un jour ou l'autre une mycose vaginale.

Cliff Booth/pexels
Claire Boubert
Par Claire Boubert
Mis à jour le 28 juin 2022

La mycose vaginale est fréquente chez la femme. Elle est bénigne, mais doit être traitée. Boutons, démangeaisons, brûlures, pertes abondantes... Quels sont les symptômes ? Quels traitements naturels pour la soulager et la soigner rapidement ? Conseils de la Dr Laure Martinat, naturopathe.


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Les mycoses vaginales, appelées aussi candidoses, entraînent des démangeaisons et une inflammation de la vulve et du vagin. Elles sont dues à des levures qui vivent habituellement sur les muqueuses génitales sans provoquer de symptômes. "Ces levures se multiplient ce qui provoque une infection symptomatique non grave mais particulièrement handicapante avec un fort retentissement sur la qualité de la vie de la femme" précise la docteure Laure Martinat.

Il convient donc de prendre garde aux troubles suivants, qui sont des symptômes fréquents de la mycose du vagin :

  • Un prurit qui correspond à "des démangeaisons vulvaires et vaginales intenses, souvent associées à une sensation de brûlures voir de douleur au niveau vulvaire" ;
  • La vulve est rouge et œdématiée, c’est-à-dire "un peu gonflée et la muqueuse vaginale est rouge et inflammatoire" ;
  • Des leucorrhées, "des pertes vaginales qui sont blanchâtres, épaisses, grumeleuses" ;
  • Il peut y avoir des signes urinaires associés car "le méat urinaire est aussi inflammatoire et irrité, ce qui se manifeste par une gêne pour uriner voire une envie fréquente d’uriner" ;
  • des sensations désagréables lors des rapports sexuels.

Quelles sont les causes d'une mycose vaginale ?

Le vagin et le périnée possèdent "leur propre microbiote qui évolue correctement lorsqu'il est à l’équilibre". Ce microbiote contribue à la bonne santé de la muqueuse vaginale et protège des infections, agressions,... Il existe donc une véritable cohabitation entre les espèces du microbiote mais au moindre déséquilibre, une espèce peut prendre le dessus. La mycose vaginale est liée à un excès de levure appelée Candida albicans sur la muqueuse génitale. Cette prolifération peut être due à une irritation ou à des désordres hormonaux ou immunitaires comme des traitements antibiotiques, grossesse, diabète, obésité, le port de sous-vêtements en matières synthétiques et serrés, des contraceptifs hormonaux ou la ménopause qui sont entre autres les nombreux facteurs favorisants la survenue des mycoses vulvo-vaginales".

La mycose génitale est une infection fréquente. Elle peut toucher n'importe quel individu quelque soit l'âge et le sexe. Certaines personnes sont tout de même plus à risque :

  • les femmes non-ménopausées et qui ont une sexualité active ;
  • les femmes enceintes ;
  • les femmes qui prennent une contraception hormonale ;
  • les personnes diabétiques ou immunodéprimées ;
  • les personnes soumises à certains traitements : antibiotiques, corticostéroïdes, traitements immunosupresseurs, chimiothérapie anti-cancéreuse...

Quelles sont les solutions naturelles pour soigner une mycose vulvo-vaginale ?

En médecine conventionnelle on utilise le plus souvent des traitements antifongiques locaux (ovules et crèmes) ; dans certains cas particuliers, il est parfois recommandé un traitement antifongique par voie orale. Mais en approche complémentaire et en l’absence de signe de gravité, il est possible de consulter un médecin phyto-aromathérapeute qui pourra conseiller des préparations à base d’huiles essentielles antifongiques. "Le grand avantage c’est que les huiles essentielles sont eubiotiques c'est-à-dire qu'elles rééquilibrent le microbiote et préservent les espèces naturelles" indique Laure Martinat. On associe des huiles essentielles également antalgiques, calmantes et qui soutiennent le système immunitaire. Parmi ces huiles essentielles, on peut citer celles de de palmarosa, de thym à thujanol, de lavande officinale ou de géranium rosat.

L'huile essentielle de tea tree est, par exemple, un excellent antifongique qui peut agir sur les mycoses superficielles. Il est conseillé d’appliquer une goutte de cette huile essentielle pure sur la zone atteinte à raison de 2 à 3 fois par jour jusqu’à ce que l’infection disparaisse.

Il faut également soutenir le système immunitaire avec l’échinacée et la propolis par exemple. La propolis a en plus l’avantage d’être active à visée antifongiques. "On associe en général l’alchémille, grande plante de la sphère génitale féminine qui a des propriétés antifongiques sur le Candida et qui est une bonne régulatrice hormonale" ajoute la naturopathe.

A lire également : Sécheresses vaginales : les bienfaits des huiles végétales

Prévention de la mycose vaginale

Certaines femmes souffrent de mycoses vaginales à répétition. Lorsque la mycose vaginale devient un problème récurrent, il est possible de changer certaines habitudes pour prévenir les récidives. L’important est avant tout de garder à l’esprit que le pH de la zone intime est différent de celui du reste du corps. "Les savons et gels douche parfumés classiques peuvent perturber le pH vaginal ; il faut se tourner vers un savon doux à pH adapté qui respecte la flore périnéale et vaginale" préconise Laure Martinat.

Quelques autres conseils pour lutter contre la mycose vaginale :

  • Eviter les douches vaginales et l’utilisation de déodorants au niveau de la zone intime ;
  • Eviter le stress et avoir un mode de vie le plus sain possible afin de renforcer votre système immunitaire ;
  • Eviter les aliments très sucrés et les carences nutritionnelles (zinc, vitamine D, fer etc) ;
  • Porter des sous-vêtements en coton car "si ils sont très serrés en matières synthétiques favorisent le développement des levures du genre Candida en piégeant l’humidité" ;
  • Changer souvent de protection périodique ;
  • Eviter les bains trop chauds.

A lire également : Ménopause : la bonne alimentation pour éviter les mycoses vaginales

Merci au Dr Laure Martinat, anesthésiste-réanimateur, naturopathe, phyto-aromathérapeute et auteure du livre Immunité, maladies infectieuses et convalescence : renforcer sa santé naturellement Éditions Quintessence

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