Santé

Alimentation anticancer: consacrer une place de choix aux végétaux

Publié le 2 novembre 2016
Les crucifères sont recommandés dans le cadre d'une alimentation anticancer.
Les crucifères sont recommandés dans le cadre d'une alimentation anticancer.
© Pixabay

Dans le cadre de la prévention d'un cancer, l'alimentation joue un rôle central. Anthony Berthou, nutritionniste spécialisé en micronutrition et en sport-santé, fait le point sur la question du stress oxydant, qui peut être à l'origine de cancer, et l'alimentation à privilégier pour s'en prémunir.

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Peut-être avez-vous déjà entendu parler de “stress oxydant”? Il s’agit d’un processus naturel, favorable à la vie, produit à partir de dérivés de l’oxygène que nous respirons. Il permet par exemple au système immunitaire de fonctionner de manière optimale ou aux processus de cicatrisation d’être efficaces.

A lire: les cancers pourraient tuer 5,5 millions de femmes chaque année dans le monde en 2030, contre 3,5 millions en 2012.

Toutefois, comme tout est une question d’équilibre dans la vie cellulaire, ce stress oxydant doit être régulé et contrôlé, au risque de favoriser le vieillissement des cellules, voire d’altérer la structure de l’ADN et de générer ainsi le processus de cancérisation. L’apport de nutriments antioxydants est donc essentiel pour permettre aux cellules de faire face à ce stress oxydant. Ainsi, la consommation de deux portions de légumes à chaque repas (une crue et une cuite), d’un à deux fruits et aussi d’épices et d’aromates représente un des conseils majeurs pour optimiser sa santé et la prévention des cancers.

Des végétaux à privilégier
De nombreux végétaux possèdent par ailleurs des actions spécifiques dans la prévention des mécanismes favorisant le cancer. Ils peuvent notamment avoir des effets directs (mort des cellules cancéreuses, destruction du réseau des vaisseaux sanguins de la tumeur, activation des systèmes immunitaires de défense) ou indirects (inhibition du mécanisme hépatique, augmentation de l’absorption intestinale d’autres composés anticancéreux de l’alimentation, inhibition de la dégradation des composés anticancéreux).

D’une manière générale, ce sont les légumes à feuilles, riches en folates (ou vitamine B9) ; les crucifères (chou, brocoli, chou-fleur, chou de Bruxelles), riches en glucosinolates ; l’ail, riche en alliine ; les graines de lin, riches en lignanes ; le curcuma, riche en curcuminoïdes ; les aromates (menthe, thym, marjolaine, origan, basilic, romarin, persil, coriandre, cumin, cerfeuil, fenouil), riches en terpènes ou en antioxydants bénéfiques (lutéoline et apigénine). Les petits fruits (framboise, fraise, bleuet, myrtille, canneberge), la grenade, la tomate, les agrumes (orange, pamplemousse, citron, mandarine), les champignons, le café, le chocolat noir mais aussi le vin rouge sont d’autres aliments contenant des micronutriments bénéfiques.

D'autres pistes à explorer
On compte aussi le thé vert, riche en un antioxydant spécifique de la famille des polyphénols, l’épigallo-catéchine-3-gallate (EGCG), et les algues. Pour ces dernières, une étude récente amontré que les Coréennes qui mangeaient le plus d’algues nori présentaient une baisse du risque d’être touchées par un cancer du sein de 56%.

À noter également que le statut en vitamine D est impliqué dans la survenue de certains cancers. À ces conseils peut s’ajouter le choix d’aliments à index glycémique (IG) bas, faisant peu sécréter l’insuline de l’organisme, comme par exemple les légumineuses et les végétaux. Les aliments à IG élevés seront à limiter, en particulier en dehors des repas: il s’agit notamment des produits céréaliers raffinés (pâtes blanches, pain blanc, riz blanc).

Enfin, dans le cadre de l’accompagnement des traitements du cancer, certaines molécules, les polyamines, contenues dans l’alimentation peuvent également être limitées dans le cadre d’un protocole spécifique (et non au quotidien). Plusieurs études démontrent en effet que la prolifération cellulaire cancéreuse est dépendante des taux de polyamines et qu’il en existe des concentrations plus fortes au sein des cellules cancéreuses, en comparaison des cellules normales.

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